Quand je me suis réveillée -en retard-, que j’ai vu qu’il pleuvait, et que j’ai réalisé que je ne savais pas exactement où était le City Hall; je me suis que ça allait être une très bonne journée.
Et, en effet, quelle journée…

Je devais couvrir le lancement de cette hotline pour « bullied kids ». Un terme dont on aurait du mal à trouver l’équivalent francophone. De l’intimidation dans les cours de récré, brutale, physique ou non, au harcèlement, disons.

Même si je vois l’idée, dans le métro en rageant contre ce putain de métro à la con qui pue la moule où on capte pas et du coup je savais pas où je devais aller et j’étais en début d’infarctus je me disais que cette idée de bullying ne m’était pas très familière.

Des brochettes d’officiels sur leur trente-deux et en rang d’oignons ont prononcé chacun à leur tour des discours inspiring – l’enfant, cet être si fragile.

CRouveyrolles

On est loin de Tamalou, et de nos jeux du foulard…

Enchantée par cet évènement d’une intensité rare, je suis partie pour un petit micro-trottoir des familles, toujours sous la pluie. Histoire de demander à de vrais enfants adolescents ce qu’ils en pensaient. Ils n’en pensaient rien, évidement, puisque ce sont des adolescents. Ou alors ils étaient tous autistes…

Les quelques réveillés que j’ai croisés m’ont parlé de toutes les insultes que leur cerveau détraqué met au point. Une fille de 14 ans, des micro-seins en fleurs, une blondeur incandescente et, à l’appareil dentaire près, un sourire exquis; m’explique qu’elle se colle dans le moule à l’école depuis qu’elle a compris que la moindre faiblesse la transformerait en mouton noir. Elle raconte qu’avoir le même dégradé que tout le monde c’est hardos, et qu’elle n’aime pas trop la pizza mais que tout le monde en mange donc bon …

Le propos ne me surprend pas. Il rappelle seulement à mon bon souvenir à quel point avoir 13 ans ça craint.

Comme ici, les choses sont souvent plus BIG, une vingtaine d’enfants se suicident chaque année parce qu’ils sont bullied.

En rentrant -sous la pluie- pour écrire ce papier, je pensais à James Rodemeyer. Sans Lady Gaga on aurait jamais su qu’il aimait pas la pizza.

 

Enfants taureaufiés

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