Évidemment j’ai 1000 souvenirs d’enfance liés au journalisme. Certains, je crois, sont très fantasmés; d’autres sont bien réels.
Mais ma première « expérience journalistique », c’est un stage d’observation au Parisien à l’été 2004.

Je me souviens que c’était la grande époque de MSN et que je parlais souvent avec un de mes amis de ce que je vivais. Je lui décrivait l’ébullition de ce carré d’open space où des journalistes flamboyants et héroïques fumaient des clopes en écrivant des papiers. C’était effervescent -enfin, j’en avais en tous cas l’impression. C’était intimidant et grandiose. Mon ami, que je révèrais car il était le webmaster d’un site « satirique » alors très en vogue, m’avait dit une bêtise du genre « justement c’est ce qui me gêne dans le journalisme« .

Pour moi il venait d’assassiner la beauté des idées qui fusent, le merveilleux charisme de Charles de Saint Sauveur avec qui j’ai été en Picardie pour assister à mon tout premier reportage (quelle aventure – une sombre histoire d’éoliennes avec à la clé un micro trottoir chez les consanguins), la violence du photographe dont j’ai oublié le nom, Bertrand Parent qui n’écoutait pas ce que je disais et concluait tout par: « c’est bien« ; la fébrilité de l’écriture, l’humour d’un des journalistes qui écrivait sur un appareil photo waterproof… Il avait fusillé ce travail de fourmilière vaillant et humain. Il avait sali cette énergie brouillonne et appliquée.

Et je l’avais détesté – alors que 5 minutes avant, et probablement 5 minutes après, il était la personne la plus cool de la terre.
Bref, j’y repense maintenant que je travaille 17 heures par jour sur des articles publiés dans une authentique feuille de chou. Je sue sang et eau -littéralement- sur des montages que seul mon prof de télé verra. Je suis portée par un enthousiasme délirant qui me poursuis jusque dans mes rêves de balances de blancs.

On me dira que c’est le but de cette année que j’ai prise pour me lancer dans le journalisme. Certes. Mais je pense aussi qu’il est grand temps que mon Moustachu arrive.

Sifflons en travaillant

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Une réflexion sur “Sifflons en travaillant

  1. […] y a une chose qui m’a énormément marquée lors de mon tout premier stage en journalisme, c’est le […]

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