Big day today: funérailles de Marie Colvin.
Par quoi commencer?

Par les milliards d’emails que j’avais envoyés il y a 2 semaines pour essayer de choper un journaliste à New York qui pourrait me parler d’elle. Personne n’avait voulu me répondre. Ils avaient même été assez inconvenants. Et puis ces derniers jours… Ils se sont réveillés. « And suddently they had feelings » comme dit mon ami aux yeux noirs.
Du coup je partais à Oyster Bay avec une besace pleine d’interviews potentielles. Dans la voiture, un photographe d’agence « d’origine asiatique » -c’est curieux comme il y a des tonnes de JRI d’agences « typés oriental », et les photographes ont souvent les yeux bridés des chaussures décathlon, et un pantalon mou à poches-, la chef de bureau de l’AFP que je trouve assez impressionnante et mon Chef.

 

CRouveyrolles

Arrivés dans cette petite bourgade de Long Island, on était tous comme des débiles mentaux en pleine admiration devant l’herbe verte, le vent tiède qui te caresse la nuque et le soleil dardant ses rayons. J’aimerais vous dire que c’était le calme avant la tempête mais non.

J’ai croisé une de mes profs préférées à la CUNY qui connaissait Colvin. Elle m’a dit que c’était le genre de fille « que tu te retrouves toujours à attendre longtemps dans un bar, mais qui finalement se pointe et t’enjole tellement que tu t’en veux de lui en avoir voulu« .

Ensuite, j’ai vu Judith Miller. Beaucoup moins imposante qu’on pourrait le penser. Plutôt ingrate et sincèrement touchante.

Une bande de Tamouls s’étaient postés devant l’église pour rendre hommage à cette « reine » (sic) de la cause. Curieux car on m’avait dit plusieurs fois qu’elle était loin d’avoir servi les Tamouls. La perte de son oeil avait attiré l’attention sur cette Diane chasseresse plus que sur nos amis Tigres.

Des Syriens aussi. Dignes, et sobres.

Heureusement, je ne suis pas entrée dans l’église sinon je serais sûrement bien plus enflammée, je m’agacerais, les journalistes -Don Juan le premier- se moquerait de moi, et ça m’agacerait encore davantage.

Une journaliste de MSNBC, littéralement orange, entre 20 et 50 ans (vous voyez le genre), m’a rencardée (#LOL) sur la sortie de Rupert Murdoch (qui en vrai a l’air plus jeune). En échange je lui ai expliqué qui était Judith Miller. Je suis sympa.

CRouveyrolles

Un abruti fini d’ABC nous jetait son micro dans le cadre sans arrêt et m’a PINCEE parce que, gentiment, je lui ai fait baisser deux fois. On croit rêver.

Beaucoup d’autres journalistes ressemblait à des travestis brésiliens. Va comprendre…

Oyster Bay

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