En direct du bureau où ma vie est suspendue à des barres de chargement de sujets sur un serveur de la banlieue ouest parisienne, aka ProductionLand.

 

J’ai eu une journée sans fin, ni marmotte. En revanche des interviews incroyables ont eu lieu. Notamment une chez Harper’s Bazaar. OMG OMG OMG OMG OMG j’ai été dans le fashion closet du Harper’s Bazaar en pleine Fashion Week ET interviewé Avril Graham-genre j’aurai limite pu rencontrer MKO!- OMG OMG OMG OMG OMG.

 

BREF Filezilla (qui fait la livraison à Boulogne, Issy-les-Moules ou Neuilly) et moi, on vit quelque chose d’assez intense; je les dévore des yeux, et lui il s’en fout. Je place tous mes espoirs en lui. Il transporte mes petites interviews soignées à des rédacteurs en chef qui les trouveront évidemment souillons.

C’est comme si Filezilla était mon hermès messager.

 

En parlant d’Hermès, je me suis entendue dire à Avril Graham, « I’d say I’m more of a Hermès girl » alors qu’elle me demandait mon positionnement géostratégique entre Dior et la maison orange.

C’est vrai.

 

Après j’ai visualisé à quoi je ressemblais à ce quatrième tournage de la journée: le cheveu effondré, le blush comme seule ruine, clownesque désormais, de ce qui fut une mise de jeune fille en fleur ce matin, une longue chemise/liquette/on ne sait pas trop en chambray bleu chiné American Apparel qui fait d’habitude « ouvrier coréen-retro-chic-intemporel-Céline » quand elle est repassée, mais qui là, faisait juste « ouvrier coréen après une semaine d’usine », et -comble de l’horreur- un legging noir élimé que je possède depuis aussi longtemps que la Corée existe. J’étais aussi suante qu’une femme après huit heures de travail et l’accouchement de triplets sumo, deux numéros de téléphones français écrits sur la main, mon sticker « media » de la Fashion Week sur mon sac et des cernes d’un violine particulièrement 2011. En fait je me dis même rétrospectivement que sa question devait être d’une pure politesse formelle, façon « how do you do ? » britannique.

 

J’étais donc tout le contraire de Marion Cotillard (OUT OF THE BLUE !) dans cette vidéo sur laquelle je viens de tomber par hasard et qui me fait comprendre le charme d’un microscopique accent français dans un anglais parfait. (oui, je viens de passer 20 minutes à scruter Filezilla et mon ordi en même temps, courant 2 lièvres a la fois par flemme d’écrire un post sur mon fail harper ‘sbazaarien: n’importe quoi).

En tous cas, c’est pas avec tout ça que je vais choper Filezilla qui, a l’heure où je t’écris ces lignes lecteur adoré, n’a chargé que 2% de plus de mes sujets, me promettant une nuit au bureau. Classe le mec.

Filezilla mon amour

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3 réflexions sur “Filezilla mon amour

  1. […] d’armes ou des oiseaux rares, mes interlocuteurs n’ont rien d’intime. Je parle de travail, ou du sens du monde (l’allemand), de philosophie européenne (l’artiste), de son vagin […]

  2. […] est finalement sorti même si en regardant les rushs (ce que j’ai eu tout le loisir de faire, ayant passé ma nuit sur un serveur), je note bien quelques regards […]

  3. […] j’ai passé la nuit avec Filezilla qui n’est pas plus fréquentable qu’avant. Vers minuit je descends m’acheter des chips un thé et comme pendant toutes les nuits […]

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