Floyding

 

Je rentre d’un weekend de nature. J’aime autant vous dire que je ne suis qu’amour.

 

Ce week end était organisé par mon ami aux yeux noirs sur un aérodrome historique de Brooklyn. Le Floyd Bennett Field si vous avez l’occasion de vous perdre: un endroit exceptionnel.

 

Vous y croiserez des vieillards qui aiment à faire visiter ces hangars géants dans lesquels se rangent avions d’un autre siècle, et répliques miniatures de ces oiseaux métalliques. Ça vaut le coup autant pour ces hommes préhistoriques que pour les ancêtres de l’aviation moderne.

 

Le reste des activités était incroyablement bon esprit, ultimement bobo: on a peint sur des t-shirts avec mon bro (de la peinture bio, je vous rassure), on a fait des jeux « incluants » comme on dit ici. Même quand on parlait de la-crise-et-de-la-fin-du-monde, on buvait du vin local. On a mangé du Chili mijoté avec patience par ce même bro les 48 dernières heures -sachant qu’on était une centaine, le cote marmite magique et louche géante était à peine surjoué.

Un américain de DC a absolument voulu me faire une blague à propos de Gargamel. Je me dis que si le mec connaissait Gargamel on peut en déduire sue 100% des gens autour de moi avait au moins un bac+5.

 

Le seul problème avec ces hommes modernes et écolos mais pas intégristes -TRÈS Brooklandia- c’est leur côté « shrinkitude ». Ils veulent aller à la rencontre de l’autre -j’adore le fait qu’ils en aient fait cette expression qui suppose la pro activité alors que rencontrer quelqu’un est presque aussi fatal que la gravité. Et parfois c’est trop. J’étais assise pour peindre mon t-shirt tranquillement. Un de ces bonshommes fait de moi la rencontre de la prochaine heure. il y avait un mix d’interrogatoire façon Gestapo, une ponctuation de « wow intense » et autres « so interesting! » -qui donne toujours l’impression ambiguë que vous êtes la personne la plus captivante du monde et en même temps que votre interlocuteur s’adresse à un enfant de 5 ans, et de questions pseudo-métaphysiques du type: « but… are you genuinely happy? ». Très sympa ce bonhomme mais je n’ai quasiment pas pu lui poser de questions, et quand j’ai du quitter l’arène de cette rencontre j’avais le sentiment amère de ne pas savoir si j’étais happy et d’être un peu abrutie. Un zombie en somme.

 

Bien plus tard, après les s’mors (bienvenue en Amérique, le seul pays ou le s’mors (spéculoos –ou dérivé-, marshmallows fondus, chocolat) aurait pu être inventé), il y a eu la Silent Disco Party.

 

Honnêtement je n’aime pas abuser de ce genre d’expressions mais: Best.Time.Of.My.Life.

 

Tous les participants écoutaient la même playlist au casque. La police est venue deux fois et il a fallu démontrer que personne n’avait pris de l’acid. En dehors de ça, c’était une joie continue. J’avais de vagues expériences de raves israéliennes parce qu’au moment où j’y étais, et à l’âge que j’avais, c’était un baptême de feu presque obligatoire. Mais rien à voir avec la Silent Disco Party de Floyd Bennett. La nuit, peut-être. Ou bien la quasi absence de drogue. C’était purement magique.

 

Sur ces paroles pleine de bons sentiments qui me font prendre conscience de mon américanisation, je vous laisse découvrir ladite playlist, relativement ringarde et mainstream et peu originale, mais exquise en même temps. Pas comme les s’mors.

 

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Une réflexion sur “Floyding

  1. […] Un Israélien que j’avais rencontré au Floyding. C’était son premier dîner de noël donc quand il s’est mis à neiger il a failli […]

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