Archives de Catégorie: LIFE Magazine

Dieu existe

La caution, enfin! Fin d’une situation ubuesque qui m’a occupé à plein temps ces 3 derniers jours: j’ai récupéré ma caution!

CRouveyrolles

Chez mon propriétaire.

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Détricotage

Aujourd’hui je commence le détricotage de ma vie new-yorkaise. Je transfère les comptes, je commence à trier mon énorme bordel, et je me mets même à apprécier le métro. Ça va être une semaine pas marrante.

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Ce soir j’ai participé à beaucoup trop d’événements culturels pour une seule personne. C’est-à-dire deux.

La folie mensuelle du Brooklyn Museum, je vous en ai déjà parlée. Cette fois ci il y avait un arbre /projet de Yoko Ono qui demandait que les gens écrivent un souhait pour 2013 et l’y accroche. Comme je déteste un peu Yoko Ono je voulais écrire une connerie, mais j’ai eu peur d’avoir la guigne donc j’ai écrit un truc bien.

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Mais avant ça… Chef d’œuvre de l’événement culturel, j’étais à un vernissage à l’Invisible Dog. Tout Francais germanopratin qui se respecte se doit d’aller à un vernissage dans cette grande galerie (il faut dire « espace culturel »??) de Brooklyn. Il y a plus ou moins de monde. Là c’est la première fois que je vois si peu de monde. Les œuvres sont toujours un peu aigre-douce, tu ne sais jamais si c’est pertinent ou si c’est juste à la mode. Les gens de la galerie sont très gentils. Ils portent des Stan Smith blanches et ont l’air propret et avenant (et plus vieux que leur accoutrement ne le suggère). Le public (rare, donc) est tout droit sorti d’un dessin de Jean-Philippe Delhomme.

http://www.colette.fr/#/fr/eshop/article/31180690/jean-philippe-delhomme-psychedelic-horseshit/

Des costumes mêlant écailles de tortue, cuir commerce équitable et coton biologique du désert pour deux mecs à l’allure gauche. Une nana visiblement déguisée (« inspirée » peut-être?) en Orlan déambule l’air bouleversé. Le photographe lui même a une dégaine improbable, le genre qui dit: « heyyyyy-je-suis-différent!« . D’ailleurs le discours accompagnant ses photos est un peu dans la même veine. Ce Français installé dans le coin et super primé a décidé d’aller dans une des villes les plus dangereuses des US, Camden, New Jersey et y palper l’atmosphère bizarre de cette zone de non droit où même la police municipale a été renvoyée. Sur les photos on voit des pauvres, drogués, et a priori plus ou moins délinquant puisque le photographe explique que son sentiment de se mettre en danger était constant. Je trouve ça bien qu’il ait écrit qu’il aime cette adrénaline et que ce soit bien une des raisons pour lesquelles il a été faire ces photos. Très peu de gens ont un discours ouvert sur la question de l’ego plutôt que de la bravoure. Se poser, honnêtement, en adolescent fébrile et ivre de risque, plutôt qu’en héros sauvant la veuve, l’orphelin et les drogues douces, c’est courageux.

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En même temps d’autres commentaires m’ont vraiment surprise. Celui ci par exemple:

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Déjà, de quoi parle t on quand on parle de photos non exposées dans des festivals? Les séries de mode, la pub, la photo d’art et évidemment les images de presse sont présentes dans la plupart des festivals de photos, petits ou grands. Donc de quelles autres photos on parle?

D’ Instagram? De photos de famille ?

Par ailleurs ce constat est un peu effrayant je trouve: dans les festivals de photos « les pauvres » (un terme qui par ailleurs gagnerait à être défini) sont exposés, ils sont sujets d’un travail documentaire gigantesque, donc vraiment pas de quoi en faire des gorges chaudes. Mais une fois encore, les photos et la démarche de ce mec sont intéressantes, et c’est sur cet hymne à l’ouverture d’esprit que nous conclurons.

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Culture

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Indolence

C’est toujours la décadence au bureau. On a l’air de lapins mixomatosés et hyperactifs. L’écume aux lèvres on fait du calage contre vents et marées (ie: les fêtes de fin d’année). Le pays d’une côte à l’autre s’est à moitié éteint et c’est à se demander si on est bien en terre d’Amérique (ie: les entrepreneurs, tout ça)…
On finit la corbeille de chocolat immondes envoyée par Reuters au correspondant de France 24, un grand monsieur charismatique, un Jean Yanne dans un corps de christ flamand -qui nous fait l’honneur de partager nos bureaux.

Je sais que je vous ai déjà abondamment parlé de l’homme de ma bromance… Mais je suis toujours dépassée par le  génie de ce type. On a parlé d’abat jour pendant 40 minutes -il veut en changer, et il s’est fait un Google doc. Et c’était hilarant. Partiellement parce que ses gouts sont discutables.

Mais ce qui est notable aussi c’est son coté maitre tibétain, il a des « insights » à propos de tout. Je me sens comme Uma Thurman dans Kill Bill, en apprentissage dans des montagnes bizarres quand on se parle, et c’est cool.

Maintenant je n’ai pas beaucoup de temps pour bavarder vu que je viens de passer 4 heures à cuisiner et que c’est à priori ce que je vais faire ces 4 prochaines heures (présentement je mets en péril la vie de ce bon vieil iPhone puisque je tape les doigts plein de farine). J’aides rendez-vous skype avec ma mère et ma grand mère toutes les demi heures pour bénéficier de précieux conseils culinaires. Donc c’est noël et je suis une parfaite housewife et Maïté en même temps. Je vous laisse sur cette charmante image.

Housewife

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Aujourd’hui j’ai profité de ce qui pourrait ma dernière journée de vraie habitante de Brooklyn, New York. J’ai été au yoga, où deux nanas comparaient les bienfaits de Noël à ceux de thanksgiving. J’ai petit déjeuné chez Dough, les meilleurs donuts de l’univers connu. J’ai fait une lessive, je crois sincèrement que ce lavomagic chinois va me manquer. J’ai été boire un thé dans un petit endroit cosy où tout le monde fait semblant de travailler sur son mac – notamment un mec qui faisant sans arrêt le switch entre OkCupid et un doc Word tout vide. J’ai encore cru que j’avais vu Spike Lee au Fort Greene Park. J’ai appelé mon moustachu en regardant des mecs s’entrainer au baseball. J’ai pris trois ou quatre photos -nulles- dans le quartier juif orthodoxe derrière chez moi. J’ai regardé des épisodes de Downton Abbey et de Homeland en me faisant ce qu’est américaines appellent avec tout leur sens de l’hyperbole: un « home spa« . J’ai échangé cinq mots avec mes colocs. On s’est moqué de Paul Ryan.

Et là je vais diner chez mon voisin et ami aux yeux noirs.

Et en fait je ne m’aperçois que maintenant de cet énorme lot d’habitudes. Je pourrais être à deux doigts de m’acheter un wok

Wok

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Hier avec le Breton qui n’aimait pas le Chouchen on a été interviewer un dj ultra méga branché. Il avait la peau sur les os, un bonnet fluo et une chemise à motif sud-américain ironique. Donc à partir de ça j’en déduis qu’on avait à faire à la crème de la crème de la Hype.

Ses références américaines ne dépassaient pas 81, c’est un bon indice aussi. En revanche il était plutôt sympa donc j’aurais tendance à penser que ça lui enlève des points de coolitude. Son set ne m’a pas bouleversé, mais bon ma connaissance de l’électro se limite à hocher la tête d’un air entendu quand quelqu’un autour de moi dit « Tiger Sushi », donc je dois avoir raté l’essence du truc. Ce qui est sûr, c’est que tout le monde autour de moi était totalement drogué. En fait la dernière fois que j’ai vu autant de gens drogués c’était à une free party près de Tel Aviv.

Le tourneur dudit DJ nous parlait beaucoup. Il avait 25 ans mais en paraissait sérieusement 40. Des poches sous les yeux pire que Philippe Séguin. Les gestes saccadés et les anecdotes rocambolesques du cocaïnomane, Il était assis, les traits tirés, et regardait parfois dans le vide « comme si la fée clochette allait apparaitre » (sic).

A coté il y avait son pote tout en rondeur qui avait aussi l’air d’avoir 40 ans mais c’est à cause de la calvitie et du ventre de papa. Un americano-iranien juif, business man, gentil et souriant. (j’en déduis qu’il était moins branché que le tourneur- et ils le diront eux mêmes plus tard).

Quand la fête eut finie, qu’ils eurent éteint ce laser vert improbable qui balayait la salle, nous suivîmes nos deux compères dans une after « secrète » (label appliqué à tire larigot à 80% des lieux nocturnes à Williamsburg). C’était évidemment dans un entrepôt désaffecté. A vue de nez on pouvait repérer toutes les caractéristiques du made in Brooklyn: rétroprojecteur vomissant un flot d’images provocantes, absurdes et surexposées, jeunes mecs en jogging à l’air égaré, jeunes mods prenant de la cocaïne sur le dos de leur main, musique épileptique, tampon d’entrée gigantesque et à l’encre noire baveuse dont tu sais toujours qu’elle mettra trois jours à partir. Il y avait une ambiance de fin du monde un peu mainstream, et même si ‘était sympa c’était aussi un peu cliché.

Le DJ

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XoXo

Je viens de finir le dernier épisode de tous les temps de Gossip Girl, la série qui m’a servie de training pré-vie new-yorkaise. C’est un peu la magie de ce genre de monstre télé. Comme Dream On ou SATC c’est une série très purement Gotham. La production est toujours dans l’air du temps. La touche Gatsby le magnifique contemporain ne gâche rien. Bref j’adore cette série qui mixe si bien intrigues dignes du masque de fer, beauty shots d’une ville à son meilleur, et grandiloquence toute américaine.

26 janvier 2012, Bloomberg déclare le Gossip Girl Day.

26 janvier 2012, Bloomberg déclare le Gossip Girl Day.

Du coup ce dernier épisode que je regardais en même temps que notre chère Miss America, c’était autant un moment de télé qu’un mariage royal (c’est vous dire). Et je ne parlerais de l’état dans lequel on était quand Bloomberg a fait son cameo…

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On m’a filé un ELLE, comme ça sous le manteau. J’étais ravie. Quand je vois un ELLE oublié dans une salle de bain, abandonné sur une table basse, voire pire, prêt a être jeté dans une poubelle de tri papier… J’ai l’impression de voir un lingot d’or négligemment posé sur un banc de métro.

Je ne parle pas du ELLE américain, très intéressant par ailleurs, mais rien à voir. Je parle bien de notre ELLE hexagonal.

Donc on m’a filé ce ELLE et je l’ai lu intégralement d’un coup. (non en fait je me suis laissée trois articles pour les coups durs).

Alors je vous entends déjà jouer les rabats joie… Et c’est vrai qu’ELLE s’est embourgeoisée. Ou peut-être était elle déjà très bourgeoise à l’origine mais je ne me rendais pas compte… Leur obsession avec le beau bio est relativement condamnable. Ils cèdent à la tendance avec des interviews de Rokhaya Diallo. Ils deviennent même un brin réac (no offence Carla Bruni).

Mais je vais vous dire pourquoi. Simplement parce que les journalistes particulièrement brillants qui peuplent sa rédaction sont atteints d’à quoi bonisme. Oui. « Ah quoi bon me surpasser puisque Chloé ne nous lit plus? » se lamentent ils chaque matin. On me l’a dit.

Ils sentent que leur lectorat fidèle se fait draguer par Grazia, surtout depuis que la très talentueuse Raphaëlle Elkrief écrit pour eux. Et ils filent un mauvais coton…

Mais laissez-moi vous dire que quand je règnerai à nouveau sur Paris, tout rentrera dans l’ordre.

Elle

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Comme on peut

Halleluiah! Dieu existe très clairement puisqu’il vient de nous envoyer un scud. Mon type préféré: un appel de la redac de 50 Minutes Inside! Voila qui va réveiller tout le monde! YOUHOU !

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J’ai eu la chance de me rendre dans la dix-huitième dimension, dans le cas qui nous intéresse ça s’est manifesté par un appartement qui n’existe que dans cette dimension précisément, ou dans Gossip Girl.


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Alors, si ça vous arrive, comment être certain que vous êtes bien #LivingTheDream *:

– La taille. L’appartement doit faire la taille du Lichtenstein. C’est particulièrement notable parce qu’on a beau parler des lofts new-yorkais, à moins d’avoir la chance comme moi de faire des interviews avec des artistes obscures super subventionnés dans leur atelier/garçonnière de Bushwick, vous n’en verrez pas beaucoup. La règle c’est plutôt le matchbox apartment avec murray bed dans le mur. Donc votre appartement doit faire la taille d’un petit état, très important.

– Les salons. Si vous pouvez en identifier trois au moins, c’est normal – classique même. Le joueur émérite de Cluedo que vous êtes ne s’y trompera pas: on parle bien d’une salle à manger, d’une bibliothèque, et d’un living room dont on ne sait jamais trop si c’est bien un salon ou un immense hall ou encore une salle de cinéma.

– Le style. Diverses possibilités mais l’essentiel c’est que vous ne puissiez pas vous posez la question de l’époque. Forcement totalement dans l’air du temps. Et comme on est en Amérique, ça peut même avoir l’air trop neuf.

– Bonus si vous avez plus d’une salle de bain par chambre. A noter que la baignoire d’angle ne se fait plus du tout. Plus vous êtes proche de l’esthétisme précisément entre le boudoir Annick Goutal et le Sephora, vous êtes bons.

Dans l’ascenseur:

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– Vous remarquerez le pouf dans un coin. Vous vous dites que même s’il y a surement des très vieilles dames qui habitent très très haut, ça n’est pas elles qui s’assoient sur ce pauvre pouf- il faudrait au moins une bergère, soyons sérieux. Vous avez raison. C’est un repose sac. Posez nonchalamment votre sac de créateur dessus. Si vous avez un sac qui coûte moins du PIB du Bénin, mieux vaut oublier.

– Un bouton « taxi ». Comme Park avenue est une artère a la fois peu fréquentée et mal famée, il ne faudrait pas risquer une minute de trop, la minute fatale, sur le trottoir. Donc comme il n’y a pas de petites économies de temps, pressez ce bouton des votre entrée dans l’habitacle. Un des doorman ira en héler un et le retiendra pour vous (on peut en déduire que le doorman parle donc hindi). Et vous, hop, vous sautez dedans et on en parle plus. C’est formidable la vie.

En parlant de Park avenue, j’ai pu confirme une expérience que j’avais plusieurs fois faite auparavant. Même si vous vous lancez à toutes blindes sur le macadam clouté a peine les voitures arrêtées à son approche, vous n’aurez physiquement pas le temps d’atteindre l’autre rive avant que la main rouge ne remplace le bonhomme blanc. Vous avez donc systématiquement l’impression d’être un escargot.

Autre note: comme vous êtes très occupé à courir, vous n’aurez jamais le temps de prendre la super photo de Park illuminé, sa perspective parfaite sur la ville encadrée par de majestueux immeubles. S’arrêter entre deux feux sur le terre plein central pour paparazzer est hors de question puisque vous n’êtes pas un touriste debilos.

* je vous écrirai bientôt un post sur la genèse de cette expression fort réjouissante.

Palace

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Dimanche je n’ai pas fait grand chose -déjà j’avais une double dose de babysitting sur mon agenda, donc ça m’a bien occupé.

Comme à chaque fois que je n’ai vraiment rien à faire et que je suis déjà à Manhattan, j’ai été à Central Park. Il y avait une course de rapidité pour enfants. Une mère hurlait à ses enfants: » vas-y, regarde devant, tu n’as le droit de ralentir avant l’arrivée, arrête de regarder les autres, vas-y chéri, dépasse toi! Regarde devant, ne regarde pas les autres!!« . Une technique qui doit marcher puisque sa fille est arrivée parmi les premières. Je vais en faire un motto.

Learning methods

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Je repense à ma semaine, pleine de routine de bureau et d’actualité un peu bof. Ça me rend un brin morose. Une mauvaise semaine mène à un weekend tout pourri? C’est mon statement en carton de ce dimanche! Bonsoir chez vous!

 

Beurk

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Je n’arrive pas à choisir si je veux faire des bullet points en détaillant ma précieuse expérience ou si je dois juste lister mes nombreux emplois dans mon CV.

Du coup, je ne fais rien.

On ne peut même pas dire que je pèse le pour et le contre de chacune de ses possibilités vraiment. Non, j’attends plutôt une révélation. Je procrastine non pas au lieu de mettre à jour mon CV; mais carrément au lieu de choisir entre lister des compétences ou juste des stages. J’ai un peu honte, mais en fait pas assez pour agir.

 

Donc dans a peine plus d’un mois je rentre à Paris et je serai moitié dealeuse de crack, moitié baby-sitter. Super. Bravo. Bravo le jeune professionnel déterminé. Très réussi, beau bilan maturité.

Elle dit qu'elle en a marre - 1992 - Chloé Rouveyrolles

SUPER

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Chaos

Où on (y compris l’héroïne) se demande si notre héroïne prend du crack.

Donc j’ai passé la nuit avec Filezilla qui n’est pas plus fréquentable qu’avant. Vers minuit je descends m’acheter des chips un thé et comme pendant toutes les nuits d’envois, ce quartier fourmilière à une minute de Times Square est complètement vide. Genre s’il y avait eu une épidémie dans l’air et que tout le monde était rentré dans des abris atomiques pour se protéger, et que j’étais la seule personne à ne pas être au courant parce que j’avais fermé twitter cinq minutes, et que du coup j’allais mourir vu que j’étais dans la rue et que je respirais l’air contaminé par les MayaMartiens, ce serait pareil. D’habitude pourtant c’est le genre de croisement où il faut être prêt à bondir sur le macadam dès que les voitures ont arrêté de se croire aux 24 heures du Mans. Il faut toujours avoir la rage de vivre, écouter Eye Of The Tiger à fond, et slalomer entre les gens, voire pousser les femmes et les enfants sur la route. Tous les matins je vis ce moment «livre de la jungle». Et la nuit, après avoir vomi des tas de gens, le quartier se rendort. Quelques taxis timides, et pas un chat. Même pas un clochard. Ce qui ajoute au sentiment de fin du monde qu’éprouvait notre amie reporter, fatiguée et sujette à des hallucinations.

Après deux heures de sommeil, mais ayant finalement survécu au terrorisme extraterrestre sud-américain, j’arrive au bureau pour vous écrire ce post. Il pleut enfin aujourd’hui. Il fait gris et moche et c’est si rare à New York que ça en devient très agréable.  C’est un peu comme quand la reine du lycée se casse la gueule à la cantine. Pendant 5 heures New York arrête de sunshiner et la marée humaine poisseuse de Midtown est comme dans toutes les villes du monde sous la pluie: hystérique et prête à tout pour garder le parapluie de très mauvaise facture qu’elle vient d’acheter jusqu’à chez elle. Scènes improbables donc d’hommes bien mis s’agrippant à ce qui fut un parapluie comme à leur seule planche de salut. C’est à se demander pourquoi on ne voit pas plus de capuches.

Je suis très fatiguée.

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