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Considérations diverses

Hier j’ai été voir Annie, c’était génial (comme le film):

Quelque chose m’échappe je parle du film à tout le monde et personne ne voit de quoi je parle. Comme c’est un chef d’oeuvre ça me fait beaucoup de peine.

Sinon, parce qu’en 2013 j’arrête les posts bidons avec deux phrases et 4 vidéos et j’arrête encore plus de me mentir en me disant que c’est super multimédia comme approche, autre anecdote de ma vie intérieure tellement riche: aujourd’hui on les gens qui ont un cerveau qui fonctionne ont fait un inventaire des cameras du bureau. C’était très joli, on aurait dit des petits bolides bien garés, une vraie écurie.

Autre réflexion du même genre que je voulais partager: en ce moment je tourne plus que d’habitude (euphémisme scandaleux), et j’ai remarqué que les muscles sollicités sont les mêmes que ceux utilisés lorsqu’on promène/berce un bébé d’environ 6 mois (autre activité que je pratique beaucoup). Au bout d’un certain temps (généralement 15 minutes) on a mal au bras – au même endroit donc. De là à dire qu’une camera c’est comme un bébé…

Couscous

De retour au bureau, mon cerveau mouline une sorte de semoule un peu inconsistante, ou de coton tortillé – au choix. Je n’arrive pas trop à processer que je pars dans une semaine alors je suis au ralenti. Je ne comprends rien de ce qu’on me raconte. Je n’arrive pas à lister des priorités tant j’ai de chantiers en cours et moins de 48 heures pour m’en débarrasser. Je suis complètement dans le gaz, et j’ai même perdu la notion du temps. C’est très désagréable.

You rock it

Trop occupée à vous parler de punks au pied marin, j’en ai oublié de vous raconter mon super mega chouettos 1er janvier!

Deux choses:

– Je déteste le 1er janvier normalement. Il fait moche, tu te réveilles super tard et tu ne fais jamais rien d’intéressant,

– Je prends les mêmes résolutions depuis 5 ans, surtout: faire plus de choses, me lever plus tôt et faire plus de bon esprit.

Mon 1er janvier, et c’est inouï, a réuni toutes mes résolutions. Je me suis réveillée A NEUF HEURES TRENTE. J’ai sauté dans un maillot de bain pour aller à Coney Island avec mon copain aux yeux noirs. Là -comme au moins mille autres débilos- on s’est baigné dans l’océan glacé. Et c’était « vivifiant » (ceci est un hommage à Jean-Pierre Pernaut).

Ensuite d’autres débilos, déguisés eux, dansaient sur les planches. C’était un peu trop bon esprit pour moi, alors j’ai essayé de pousser les gens dehors.

Le reste n’est pas exceptionnel mais était assez délicieux. J’ai du sable plein les cheveux donc je vous laisse sur cette « note-pleine-de-gaieté » (deuxième hommage à JPP).

Debrief

BANANÉ! J’espère que vous avez eu un réveillon aussi génial que moi. Ça a commencé par plein de bon vin dans des verres ikea, plein de Comté -un peu écœurant au bout d’un certain temps, et de la musique pointue de notre ami Breton qui n’aimait pas le Chouchen, et qui ne voulait pas céder à nos envies de bandes sonores de type Nostalgie.

Ensuite Genépi nous avait rencardés sur le meilleur plan du monde, à savoir la fête des punks de Gowanus, la bande de Swimming Cities qu’elle a eu le flaire de trouver avant que tout le monde s’y intéresse. C’était évidemment dans un garage/entrepôt désaffecté aux confins de Brooklyndia. Il avait plein de drogués et de gens très très saouls. Donc c’était rigolo. Au plafond une énorme sphère en bois recouverte de papier en plastique argenté pendait un peu dangereusement. D’ailleurs je l’ai prise en photo trois secondes avant qu’elle tombe et -miracle de la nouvelle année- n’écrase personne. A mon avis on peut parler d’instinct journalistique phénoménal de coup de chance phénoménal.

CRouveyrolles

Selon les drogués et les mecs bourrés, à minuit un type bodypainté et à prothèse priapique est en descendu… J’ai effectivement rencontré le loulou. Profitez de cette photo dont je ne suis pas sure qu’elle reste en ligne très longtemps.

WFantola

Il y avait aussi des filles qui faisaient de la balançoire/GRS avec des grands pans de tissus crasseux d’au moins 5 mètres de long. Et à coté une hippy qui faisait les pires dessins de la Création – mais comme c’est 2013, on dira que c’était super.

Parmi les drogués et les soiffards on peut noter qu’un bon paquet était tatoué – une note qui ne coûte rien mais qui vient rappeler qu’on est quand même à New York.

Là, Tequila nous as rejoint, et notre bonheur était complet. Il faut bien se dire que moi qui avais émis des réserves sur l’idée d’être ami avec les gens avec qui tu travailles, j’ai peu à peu changé d’avis puisque j’ai carrément passé mon nouvel an avec eux donc c’est bien la preuve que ce sont des personnes exceptionnelles. Je me faisais cette réflexion alors qu’on avait grimpé dans une sorte de cabane en bois sur pilotis installé dans la « ballroom »: les chances que je meurs dans un bête accident lié aux imprécisions d’un schtroumpf punk bricoleur étant assez élevées -ou du moins proportionnelles à la vétusté de l’habitacle- or, pour cette dernière aventure, j’aurais au moins la charmante compagnie de ces jeunes gens talentueux.

MDelarue

Les Trois Grâces

 

Tsouin Tsouin

Donc là c’est le réveillon. Des tripotées de crétin se baladent dans les rues avec des sortes de vuvuzelas. Tout le monde est au bureau en train de parler à la France qui vient de passer en 2013, et hurlent dans skype -qui bugue- que lui, il est toujours au bureau, justement.
Dans ce bureau, on est tous atteint d’un syndrome intéressant: on aime beaucoup dire à quel point on « adoooore » notre boulot, et surtout à quel point « je-travaille-80-heures-par-semaine-j’adore-ce-que-je-fais-j’ai-trop-de-chance« . On ne sait jamais trop si c’est de la méthode coué ou ce qui se cache derrière ce discours généralement débité par un individu cerné, clopant et ébouriffé, mais ça met tout le monde de bonne humeur; donc, dans le doute, on dira que oui, on a beaucoup de chance.

Tour Opérateur

Le truc de New York, et on pourrait même dire le problème avec New York, c’est que tout le monde veut venir te voir. A Beyrouth, à Ramallah ou en Guyane, personne ne se rappelle à ton bon souvenir. Ici même des mecs que tu as vu six secondes dans ta vie s’inventent des connexions fabuleuses avec toi pour crasher sur ton canapé. J’aurais donc hébergé plus de 40 personnes depuis que je suis là. Ce n’est pas désagréable. Ils te rapportent du chocolat Poulain, ELLE et des clopes. Ils connaissent les derniers secrets de tel groupe de gens que vous avez en commun -et ils sont tellement reconnaissants qu’il ne faut pas les pousser bien loin pour qu’ils lâchent tout.
La seule zone d’ombre c’est qu’il faut les sortir. Avec un peu d’organisation tu ne fais pas toujours les mêmes choses mais ça demande une gymnastique de tour opérateur assez pointue. Et puis il y a la tentation de réutiliser des vieux trucs qui marchent. Le brunch dont tu sais que les Francais vont tomber amoureux. Le bar à la mode dont tes potes hipsters n’auront pas entendu parler dans le dernier Technikart…
Aujourd’hui j’ai refait point par point l’itinéraire « Brooklyn en un jour » que j’avais concocté pour mes parents avec mon oncle et ma tante. Ils étaient ravis. Ça marche vraiment à tous les coups. Simple comme Hello. Crown Heights et son dinner typique, Tom’s + Brooklyn Heights (vieux ciné, promenade, fire escapes, skyline) + Dumbo (carrousel -avec un peu de chance vous aurez un bon set de juifs orthodoxes- et Brooklyn Bridge) + Williamsburg (Polonais, boutiques sexy, tatoueurs, Bedford Cheese Shop -comme ça vous récupérez un bout de comté au passage, verre au Wythe Hôtel, Beacon’s closet si votre public a moins de 40 ans), Fort Greene (Provisions si vous n’avez pas eu le temps de passer au Bedford Cheese Shop, et Greenlight Bookstore, passez devant 40 Acres & a Mule et dans le parc), et enfin Carroll Gardens (Brooklyn Social Club et jolies maisons). And… Voila!
Il y en aura toujours qui vous diront qu’en fait Flushings ou Bushwick c’est plus important mais bon, au moins avec mon itinéraire vous avez déjà une journée pleine…
Ils en auront plein les pattes et, avec un peu de chance, vous aurez plein de cadeaux.

Ces derniers jours il neigeait, je regardais ma main comme si c’était un moignon mort, et ma vie se découpait en tranche de B: bureau, babysitting, et Brooklyn. Pas de boisson, pas de bons-copains, et encore moins de baisers. Il faisait un froid de canard à New York, la ville où il fait pourtant toujours beau. Les gens m’ennuyaient. Je ne supportais plus le calage massif de sujets totalement random et les exigences stupides des rédacs chef.

CRouveyrolles

Les rares personnes avec qui j’interagissais en dehors du bureau me tenait le genre de discours qui m’agacent particulièrement: « aaaaaah-mais-c’est-vraiment-supeeeeeer-d’être-à-New-York-TROOOOOP-DE-CHANCE !!!« .

Que ce soit les newbies jeunes professionnels du journalisme qui étaient jaloux comme des poux de la couverture de Sandy et des élections ou les autres qui ne doivent rien avoir à foutre: ils étaient tous relous. Je déteste ce genre de situations parce qu’il est impossible de faire le bon choix. Comme le dit ma copine Barbie:  « Life is good. I can’t complain, but I still do. »

Tu as vraiment envie de leur dire que le rêve américain, ils n’ont qu’à y aller, et que la chance est un facteur assez relatif. Bref j’avais les boules et je ressemblais à un zombie, en pleine voie de connardisation. On aurait pu me proposer un poste à CNN que j’aurais trouvé moyen de ronchonner que j’avais déjà pas de vie, aucune existence sensuelle et à peine le temps de me brosser les dents.

C’est l’aspect double tranchant de cette very last straw. C’est comme construire sur du sable. En soi l’expérience est suffisamment riche pour être vécue. En même temps, les contreparties ne sont pas négligeables. Et l’avenir est perpétuellement incertain. En bref j’étais de mauvaise humeur et claquée, tout était un bon prétexte pour ruminer.

En plus quand je suis mal tournée je me dis toujours que je ne peux pas imposer ça aux gens, donc j’agis comme quelqu’un sous kétamine, avec beaucoup d’enthousiasme et moult sourires forcés. De la méthode coué ou de la superstition? Dans tous les cas, c’est épuisant.

Et puis, on the bright side, ça passe. Et ça c’est bien. On a un chargé de prod hilarant, super doué en girly talks et qui organise des gouters. J’ai vu Don Juan, le mentor par excellence qui m’écoute patiemment éructer les scandales de mon quotidien. Et ce soir j’ai fini avec un de mes coworkers et le Professeur Tournesol dans un bar à la mode de Williamsburg où tout le monde portait un bonnet et c’était très rigolo.

Il y a des hauts et des bas -breaking news-.

Connardisation

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Motto

J’aime bien envoyer des messages inspirationnels à mes amis. J’essaie de partir de ce qui m’entoure, des traditions énergiques new-yorkaises, de leur transmettre cet esprit dynamique d’entrepreneur enthousiaste américain…

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Pour célébrer entres autres la fin de mes études, mes colocs héroïques et moi avons décidé que notre fête mensuelle serait particulièrement orgiaque.

Ça n’a pas loupé : la police est venue museler une jeunesse pleine de vie.

Police

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Hipsterland

Hier, j’étais chez les hipsters. La Militante, Mime, le Champenois et moi on s’était plannifié une expédition à Williamsburg depuis 6 siècles. Et on avait même prévenu Don Juan qui a pris son passeport et oublié son grand âge pour nous rejoindre depuis Manhattan. Grosse folie.

Comment reconnaître un nid d’hipsters?

– Beaucoup de chemises de bucheron en flannel,

– Des cocktails avec des noms inspiré par l ‘Armée Russe,

– Des bonbons qui traînent (#RégressionTotale),

– Encore des chemises de bucheron en flannel,

– Des bonnets -les moins stylés possible,

– Des prix 20% au dessus de celui du quartier,

– Du bio, genre des fraises tagada et de la bière « organic » (#VasteBlague)

– Deux ou trois mecs qui font semblant de parler français dans un coin,

– Des bonnets,

– Des filles qui portent de la fausse fourrure,

– Des chemises en flannel,

– Une nana qui visiblement pense qu’elle est la réincarnation de Greta Garbo,

– Des tonnes de lesbiennes,

– Des mecs qui se lavent pas trop trop les cheveux (mais c’est pour rester organique).

– etc.

Voici un petit tutorial:

 

Allez, un autre jour, je vous raconterai comment se comproter avec les hipsters.