Archives de Tag: baby sitting

Je vous ai déjà parlé de ces kids géniaux que je baby-sitte et qui sont des fans absolus de Ma sorcière bien-aimée.

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Plus je regarde cette série, plus son rêve américain mâtiné d’un sexisme soft me fascine.

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Dans quel univers existe-t-il des hommes qui expliquent à leur femme qu’une cuisine équipée vaut tous les pouvoirs magiques du monde?

Entre la voisine obsédée par les balbutiements de la macrobiotique, et l’imaginaire pré-Mad Men de la boite de pub de Darrin Stephens, on dirait un prospectus sur  la modernité insubmersible de l’American Way of Life.

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L’esthétisme retro de ces costumes marins de Tabatha, des pantalons capri de sa mère et les voitures géantes des bonshommes est exceptionnel. Je m’attends toujours à voir apparaitre un bandeau « Merci pour le plan Marshall les gars! Vive le corned beef en boite et le peanut butter!« .

En fait ces images d’une autre époque, avant l’Irak, Dr. Dre, et Goldman Sachs, me plaisent parce qu’elles parlent d’eldorado, d’un pays qui croit fermement que son destin est de montrer la voie à tous les autres.

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Utopia

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J’aimerais nuancer mon tableau de la communauté francophone de New York.

Des enfants bilingues déjà, qui sont tout de même très sympathiques, dans leur gaucherie francophone parfois.

Des adultes aussi, souvent les personnes les plus proches de personnages de Sex and the city – un subtil équilibre de sophistication et de franc parler.

Enfin, les intellos. Dans le fond, ils ont aussi raison, cette ville provoque des vertiges de références. Parfois même en prenant juste un café, j’ai l’impression de toucher le mythe.

Mea culpa. Et merci la France.

The French Way

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Une nounou d’enfer

A mes heures perdues, et pour payer mon crack, je garde des enfants. Je suis baby sitter pro. Limite super nanny.

Comme je garde souvent des enfants de Français, ça me permet aussi de manger plein de fromages trop bons, et je remercie au passage la correspondante du Monde dont je garde la progéniture et qui a souvent du vrai Comté, merci.

Ce soir j’étais chez des franco-grecs dont les filles sont très sympathiques.

Déjà, elles ne sont pas bilingues. Elles n’ont donc pas ce coté singe savant premier de la classe un peu agaçant. Elles viennent d’arriver de Chypre. Elles ont des noms qui sentent le sirtaki.

Ensuite leur parents ne parlent ni de leur nounou philippine, ni des play-dates comme du dernier G20 (« et alors là, il l’a tapé avec un râteau et je pense qu’il fait un rejet de ce petit garçon fils de diplomate parce qu’il est noir, il n’a rien compris au melting pot c’est terrible, je ne sais pas quoi faire, je vais sûrement lui prendre un tuteur et lui faire manger des tonnes de camembert pour combler son trouble identitaire »).

Il y a une autre paire de trolls que je garde et qui m’est très sympathique parce qu’ils sont fans de Ma Sorcière Bien Aimée, et que ça, c’est la classe.

L’enfant bilingue a quelque chose de prodige de plutôt irritant. S’il est binational, c’est encore pire. Il n’est plus seulement bilingue, il est bi-goût (je salue ici tous les amateurs de Prince).

Il connaît l’histoire de Napoléon, mais il a une lunch box. Il aura une prom night et pourra surfer sur son aura de frenchy. Il pourra sérieusement envisager d’aller dans une université américaine citée dans les séries de son adolescence.

Vous me direz… Un mec de Portsmouth, de New Delhi ou de Pretoria aussi. Tout ceci n’est que jalousie.

Je vais de ce pas tous les ajouter à la liste des personnes auxquelles il faudra régler leur compte un jour.

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