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Je dinais l’autre jour à Bushwick, j’étais en pleine encanaillade.

Il y avait la militante et Renaissance-Man. Trois jeunes professionnels en somme. Trois « choix-de-vie » pour être honnête, car la militante travaille seule, Renaissance-Man a sa boite, et moi comme vous savez, je suis de ceux qui ont « un bureau » et « des collègues« . Mais tous les trois nous avons des side-jobs. Comme mes colocs.

« Un-vrai-phénomène-générationnel-dis-donc! »*

Du coup ce diner, par exemple, a mis trois mois à s’organiser. On y a beaucoup parlé de travail, de structure, du coût de la vie, et surtout de « projet« . Je ne sais finalement pas trop si c’est la même chose à Paris, mais ici c’est dur de ne pas avoir « un projet« . Je crois que c’est plus une question de milieu à Paris, alors qu’ici absolument tout le monde a  « un plan ».

L’émulation de New York, son « énergie » comme disent les Français, repose sur cette seule idée de vision à plus ou moins long-terme.

Quand je passais des oraux, je trouvais la question « où vous voyez-vous dans 10 ans? » me semblait absolument absurde, alors qu’aujourd’hui je trouve ça nécessaire (disons plutôt 2 ans cela dit).

Et finalement je nous ai trouvés assez déterminés. Renaissance-Man qui est franco-américain, ne veut plus quitter New York. La militante a son indépendance en fil conducteur. Je crois que ma mobilité est peut-être ce qui me caractérise le plus; en tous cas mon idée de ce que je veux faire dans les 5 prochaines années est assez proche de la manière dont je vis maintenant.

Tous les trois nous avons rendu les armes professionnellement, même la militante. C’est comme si on savait qu’on ne changera pas grand chose, mais que pour d’obscures raisons on avait un enthousiasme sans limite.

 

*Ce que dira votre mère en lisant le reportage du Nouvel Obs publié dans 3 semaines mois sur la question.

A man with a plan

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J’ai vécu les joies du travail à domicile. Mon ami Professeur Tournesol, pigiste professionnel, en parle tout le temps. Il mange de l’andouille et écoute la radio. Comme les métros sont sous l’eau j’ai travaillé depuis chez moi. Et j’ai enfin pu cuisiner cet artichaut que j’avais acheté il y a environ 1000 ans. Il était très bon, merci.

J’ai travaillé en chaussettes, en écoutant A Sunday Walk, et sans stress, sans personne sur le dos. Ce qui est paradoxal car hier, j’ai pour la première fois pris un verre avec mes « collègues de travail » sans que je trouve ça crispant. Là je les écoutais, et je me disais qu’ils étaient sympas et plein de bons conseils. Ce que je savais déjà, mais avant j’avais tellement l’impression qu’ils m’infantilisaient (ce qui est par ailleurs vrai), que je pensais qu’un cadre pseudo-amical nous conduirait forcément à avoir un rapport touchy-feely qui me donne la nausée.

Ces bières ça me rappelait ce que j’ai vécu en école de journalisme. Au début mon ami gibbon, le meilleur journaliste radio de sa génération et moi étions sur nos gardes. On n’aime pas se justifier ou faire les gros bras. On déteste la compétition. Et surtout: on se foutait de ce que les autres wannabe journalistes pensaient. Finalement ils sont devenus nos copains. On avait tout le temps envie de dépenser nos derniers euros dans des demi pêche avec eux après les cours. C’était comme chez Laurette, mais c’est surtout comme les élèves de primaire qui ont besoin d’aller au parc avec leurs potes après la sonnerie de 16h30.

Afterwork

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Cyborg

Alors hier: folle soirée. Ces moments où vous vous dites: si je ne bois pas cette bière en trois minutes je vais peut-être mourir.

Bon: je suis assez contente, je n’ai rien à me reprocher. Stay classy.

CRouveyrolles

A 4h du matin le métro était bondé de bouffons enrubannés et à coté de moi il y avait un mec en short qui faisant semblant de lire un bouquin. ALLO il est quatre heures du matin Jean-Paul!

Je n’arrêtais pas de me dire que c’était trop con que mon moustachu ne soit pas la. Et j’écoutais Violent Femmes.

CRouveyrolles

Un truc marrant et propre aux start-ups c’est que tu te retrouves souvent à faire la fête avec tes supérieurs hiérarchiques. Parce-qu’on-est-jeunes-et-conviviaux. Droguée ou ivre morte, je ne lâche que très rarement mes gardes. Alors je n’ai pas peur de finir par dire aux gens que ce sont des escrocs ou des débiles. Donc pour voir le bon coté des choses: voir les mecs à la tête de ta boite danser sur Grease: ça humanise les gens.

Dans le métro tout le monde rentrait de soirée d’Halloween diverses et variées. Parfois les gens se sont vraiment donnés et c’est chouette. D’autres fois tu te demandes vraiment en quoi les gens sont déguisés. L’autre soir une fille me racontait qu’elle serait en cyborg cheetah pour Halloween, donc en cyborg sexy léopard. A partir de la…

CRouveyrolles

 

CRouveyrolles

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J’ai déjeuné avec des « chicks ». Vraiment.

J’ai fait l’expérience sociale de la chickitude.
Qu’est ce qu’une chick? Il faut pour être une chick, être une fille. Dans ce cas précis, être très jeune aussi. Les chicks font des activités réservées aux chicks: le « shoppiiing » (please, même ma mère n’utilise pas ce mot), le « runniiiing » (pas le joging, hein, entendons-nous bien), prendre le taxiiiii, boire de la tequiiiiiiila, et pécho des garçons (please, même mon cousin de 16 ans n’utilise plus ce mot).
Attention je ne vais pas les pourrir. Il y en a une qui a beaucoup de chien. En école de commerce, elle fait un stage chez un exportateur de fromages francais dans le New Jersey (glamour), une de ses missions consiste à présenter les produits dans des malls le samedi après-midi. Je trouve ça très marrant et plutôt noble.
L’autre chick est une jolie rouquine qui s’est faite tatouer un vers de Rimbaud sur le bras. Elle succède à Mime, la Rose et l’Orchidée sur le super site French Morning. Jeune journaliste, elle est pimpante. Son prénom rohmérien donne envie de l’imaginer heroine d’une saga interminable sur ces amours estivaux et aventuriers.
La troisième ressemble à une poupée de porcelaine. Teint d’albâtre (alerte-poncif), blondeur  pouponne, et perles de culture aux lobes. Elle était un peu grognon, et très terre à terre: qualité toujours surprenante pour moi qui ai passé beaucoup (trop) de temps avec des artistes aux cheveux longs ou des philosophes amateurs de feuilles mortes.
Bref ça a piaillé garçons (cru de la veille), futur (oeuf corse), mode des lunettes rondes « à la John Lennon », et banques.

C’était purement bon enfant.

Chicks

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