Archives de Tag: bronx

Comme tout blogueur, j’adore regarder les statistiques de mon site, et tout particulièrement les mots-clés utilisés dans des moteurs de recherches et qui ont conduit à ce modeste site.

Je voudrais donc m’adresser à cinq internautes, que nous définirons par leurs mots-clés:

costumes film papier maché : Je consacrerai bientôt un post aux grands bienfaits des arts manuels.

asiatique girl top modele droguee abusee : Je ne suis pas asiatique.

defenestration enfant new york comme superman : Reprenez un Xanax.

actrice française porno parle sincèrement : Je suis désolée de vous avoir déçu(e).

garance doré is a bitch : On n’en sait rien. Probablement pas d’ailleurs. Et quand bien même, c’est vraiment très vilain d’être animé de pensées aussi peu chrétiennes.

Sinon, voici une photo de singes que j’ai rencontrés:

CRouveyrolles

Au Zoo du Bronx – Mai 2012

Désolée

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Aujourd’hui j’ai eu un cours édifiant avec Bob Sacha, un pape du story telling vidéo, et je suis ravie, mais peu importe.

Je préfère vous parler de ma rencontre avec un clochard ce soir devant le Duane Reade de Port Authority.

La cinquantaine. Un survêtement jaune moutarde à liseré rouge vif. Le blouson en cuir qui a bien vécu. Évidemment le bonnet mou en laine noir. Pas trop de dent. Sympathique -ouais, c’est le mot de la semaine. Marqué mais plutôt souriant.

Bref, il me demande un quarter que je n’ai pas puisqu’ils passent tous dans la machine à café.

Il me demande d’où je viens: Cocorico. Et là, il se met à parler en français.

Ni haïtien, ni françafricain. Il me raconte que son père parlait français après avoir combattu en Europe pendant la seconde guerre mondiale.

Je pense à l’homme de ma vie, celui qui m’a tout appris, mon mentor, mon Pygmalion: Patrice. Sans Patrice (et quelques autres) je n’aurais jamais aimé l’Histoire. Sans l’homme au survet, j’aurais oublié que les Etats-Unis ne sont pas que le pays du story telling, de la twittology, et du hipster. En fait, c’est aussi le pays de la bombe H, des Tuniques Bleues, et du plan Plan Marshall. Et pour Mime, de Scarlett O’Hara (« Taratata, ne me parlez plus de la guerre: les hommes ne pensent donc jamais aux choses sérieuses?!« ). Il reprend les affaires, abordant les passants pressés pour financer son ticket de retour vers le Bronx.

American History

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Zoo…

C.Rouveyrolles

Toute la journée, au lieu de penser à la maltraitante des animaux, je pensais à cette chanson de Lou Reed.

Mon ami moustachu s’est éhontément ri de moi quand je lui ai dit, allant jusqu’à affirmer que cette chanson fait référence à l’héroïne.

C.Rouveyrolles

Et en fait, c’est faux. Voilà. Bim.

(j’étais aussi ravie de retourner dans le Bronx pour ça:) C.Rouveyrolles

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La semaine dernière je faisais des interviews dans un community center LGBTQ dans le Bronx.

Quand je suis arrivée, j’étais:
– la seule blanche,
– la seule hétéro,
– la seule personne de volume à peu près normal.

Une bande de femmes et de créatures difficilement identifiables dansaient sur Beyonce. Toutes avaient un look hybride entre Eminem et JLo. Elles dansaient, avec des chicken wings à la main. Elles dansaient comme des reines païennes.

Même seule, la nuit tombée, au fin fond de Balata, je ne me suis jamais sentie dans une situation de reportage aussi compliquée et délicate.

Cette semaine j’y suis retournée pour être certaine d’avoir bien saisi toute la complexité de la problématique de la femme à barbe (ce n’est pas une façon de parler) en milieu urbain.

CRouveyrolles

 
Personne ne m’a mangée. C’était chouette. j’ai parlé une travestie de 73 ans qui a toujours habité le Bronx, portait un sweat Com8, une boucle d’oreille de gangsta et une casquette à l’envers. A l’extrême inverse, une autre nana m’a racontée son histoire en essayant de recoller un de ses faux ongles (vert d’eau à zébrures nacrées).

Gynécée

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How to live in America – Episode 1

Le premier épisode de How to Live in America.

S. et moi étions aujourd’hui au tribunal du Bronx -un grand moment. Entre deux recherches désespérées de sujet dans les couloirs rutilants de ce batiment des années 2000, nous sommes allées déjeuner sur le pouce … chez MAC DO !

Voici tout ce que vous devriez savoir sur les us et coutumes américaines. Commandez avec le numéro du menu est l’étape cruciale du processus. (et soyez indulgents, j’ai monté ce chef d’oeuvre en 20 minutes).

Aujourd’hui j’ai aussi:

– été agressée par une avocate commise d’office,

– passé un entretien pour être une « top-notch » baby-sitter,

– parlé avec un Chinois dans le métro qui m’a dit : « si on meurt ici, ce serait bien qu’on connaisse nos noms ».

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En ce moment j’enquête sur une soupe populaire du Bronx. A chaque fois que j’y vais il m’arrive des aventures folles.

Lors de la toute première expédition j’avais interrogé tous les clochards du quartier pour savoir si la nouvelle de la réouverture était un hot burning dossier dans le quartier. Des édentés et/ou des crackés m’avaient tous expliqué qu’avec leurs quarante-deux enfants à charge et leur femme qui en ramait pas une, et qu’en plus il faisait froid, et Obama qui n’est pas vraiment noir sinon il respecterait plus ses frères opprimés, c’était pas facile, et que du coup,  ils seraient, en effet, bien contents que ce petit coin de chaleur humaine lève à nouveau son rideau métallique.

CRouveyrolles

Je suis retournée plusieurs fois dans le quartier car je cherchais un nécessiteux qui n’était pas sous substance, afin d’avoir au moins un témoignage non parsemé de jurons d’inspiration biblique, de considérations sur des rêves passés tels des licornes moisies, et de délires paranoïaques plutôt marrants.

Au bout d’un certain temps, j’ai eu une Bronx-révélation.

J’ai compris que derrière cette soupe populaire qui promet sur papier d’ouvrir à nouveau depuis des semaines, il y a un mec qui tire de l’argent à une association depuis 12 ans. Association ouverte par un prêtre pour la réhabilitation des alcooliques dans le quartier. Un bon prêtre hippy, des alcooliques et des drogués, une des pires artères du Sud Bronx, une affaire de corruption mesquine, une soupe populaire à l’arrivée de l’hiver, -last but not least, le mec travaille pour désormais pour un haut responsable politique du coin-… Franchement peut-on imaginer une histoire aussi cliché?

Il ne manquait plus que les tortues ninja pour réaliser un moment 100% Bronx.

Depuis je fouille les documents publics de l’immeuble, du carotteur, du quartier et de tous les noms qu’on me donne…

J’éspère vraiment tomber sur de superbes preuves.

En attendant en y retournant aujourd’hui j’étais à deux doigts de me faire voler mon manteau. Un grand moment, j’ai adoré.

L’anti Robin des Bois

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