Archives de Tag: chinatown

Hier après-midi j’ai été filmer l’Israélien du Floyding. Un tournage que je trouve particulièrement magique puisqu’il était en retard et que, littéralement, on a eu les 5 dernières minutes de lumières du jour. Ça confirme mon excellent karma pour 2013.

Juste après, on bavardait et finalement on est venu à parler de l’Etat hébreu. Comme je n’aime pas trop les élans militants et les malentendus, j’élude toujours un peu mon passage dans la région quand je parle à un Israélien. C’est toujours un peu awkward.

Et finalement cette fois ci ça s’est très bien passé. Son visage ne s’est pas complètement fermé quand je lui ai dit que j’avais habité à Ramallah. Et il ne s’est pas mis à proférer des absurdités des opinions dont je conteste le fondement rationnel.

Vraiment… 2013 commence bien.

Un Israélien à New York

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Bilan légitime

Je vais vous le faire semaine par semaine hein.

Mai:

Semaine retour 1:

CRouveyrolles

Je suis rentrée avec ma BFF. Ce qui a donné lieu à un nombre conséquent d’âneries particulièrement frivoles. Parallèlement, je suis l’assistante  une équipe de France 5 qui réalise un long format sur New York. Je passe le pire anniversaire de ma vie. Mais en même temps, la même semaine je vais voir Sister Act, et comme j’adore James Brown (une qualité que je partage -entre autres- avec Kool Keith, #c’est-fou) je trouve ça formidable, je retourne au zoo du Bronx (#LaCrèmeDeLaCrème), et puis je suis fixeuse pour des journalistes -j’ai donc l’impression d’être une super héros.

Semaine retour 2:

Mime rentre bronzée de son road trip entre gonzesses. Puis elle quitte pour de bon le continent nord-américain.  C’est  la fin d’un cycle.

CRouveyrolles - Mime, mai 2012

Semaine retour 3:

J’ai des copains en résidence au Standard. Je vois enfin les chambres de cette tour d’ivoire. Eh ben elles sont toutes riquiqui. Le week-end je vais faire des interviews à l’Israël Parade. Je me sens extremement mal. Je n’arrête pas de penser à tous ces Mercredis de l’Histoire sur la Corée du Nord.

CRouveyrolles

Juin

Semaine retour 4:

Je fais trois sujets particulièrement géniaux:

– Un festival de musique du sud de la France qui -invité par une sorte d’officine du Languedoc Roussillon à l’étranger- produit Izïa Higelin et Dionysos au Poisson Rouge. Tout ce que cette ville comporte de francophone assiste au concert. Tout le monde fait les mêmes commentaires: 1/ Izïa, elle est trop bonne, 2/Mathias Malzieu il est trop ouf. Tout est vrai. Izïa et Mathias sont clairement possédés.

– Une interview d’une spécialiste d’Angelina Jolie. Tout est dit.

– Le NYPD Car Show. Des malades mentaux qui achètent des vieilles bagnoles pour les maquiller en voitures de police vintage. On ne sait pas trop pourquoi mais il y aussi la voiture de K2000 et la batmobile. Entre vieux flics burinés en marcel -venus avec leur fauteuil pliant de pêcheur- et collectioneurs super citoyens mais doucement timbrés, je suis extatique.

CRouveyrolles

Semaine retour 5:

Je suis malade. Je regarde beaucoup de teasers de films. Du coup je me réabonne à Netflix. Et je me dis que vraiment, c’est une invention qui vaut celle de la pénicilline. Dimanche, je me promène gentiment à Carroll Gardens avec l’Intello. Dans un marché bio (évidemment), je vois des hipsters (évidemment), que je prends d’abord pour des caricatures aryennes croisées avec des menonnites (c’est trompeur!).

Semaine retour 6:

Une de mes collègues qui me racontait des histoires avec un accent chti exceptionnel quitte le pays. Elle fait une soirée chez elle d’où elle tirera cette vidéo exquise.

Last night in New York 18th June by Winepeaches

Je veux déjeuner avec mon Bro à Bryant Park mais il m’explique qu’il fait trop chaud pour être dehors. Il fait trente degrès. Je pense aux Cités d’Or à Râ à Jim qui me disait tout le temps « aux Emirats il n’y a pas la clim dans les prisons… tu te rends compte?! » au désert.

Le week-end je couvre la gay pride, le festival Punk Island, et un festival de fromages. Je me sens Bill Baroud.

Semaine retour 7:

Un stagiaire franco-américain de passage dans ma boite m’apprend les règles du baseball en détails. Je me sens ultimement américaine. HOMERUN.

Mes nouveaux colocs, un duo de hipsters à la française venus tenter leur chance à New York comme on la tentait dans les années 80 (travailler dans la com/pub/mode/luxe/style/concept après avoir rencontré un mec Andy Warhol en boite) font leur soirée de départ. Ils viennent de vivre trois mois d’aventures incroyables. Je les trouve courageux. Puis je me dis que: « les jeunes, c’est l’avenir« .

Je me promène à Greenpoint. J’arrête de regarder la série Girls -dont tout le monde dit que c’est le nouveau Sex And The City *sauf que les héroïnes puent la lose et sont trop mal dans leur Manolo Blahnik baskets-qu’elles-ont-acheté-chez-Goodwill. La série est très intéressante quand même, je dis pas.

 

Juillet:

Semaine retour 8:

Je décrète qu’il fait officiellement trop chaud pour courrir le week-end. Au début je me dis « chouette, c’est les vacances!« . Puis je me mets au yoga. Je croise mon copain Tintin. Il a grossi.

NB: Je hais cette chanson, je me dis qu’au moins vous pourrez chanter à tue-tête comme des débilos en lisant ce post beaucoup trop long. C’est à dire ce que je suis en train de faire.

Semaine retour 9:

Je détiens un numéro de sécurité sociale américaine. Je vois un ballet. Le 14 juillet, la terrasse du Novotel est pleine à craquer de compatriotes un peu tristes. Et un couple marié qui s’est rencontré sur Chatroulette. Dans un autre registre, je me rends compte de l’existence à New York de cet homme qui a la classe.

Le week-end je vais voir ce spectacle qui est carrément intéressant. Je sors du Long Tunnel de la Mauvaise Humeur & De La Haine.

Semaine retour 10:

J’ai des potes hipsters à la maison. Je fais plein de trucs de hipsters.

*Je découvre aussi l’existence de ce jeune artiste urbain dont j’adorerais être la productrice*

Semaine retour 11:

Je fais une interview avec Bob l’éponge à Times Square. J’ai plutôt peur. Je rencontre Klapisch. Je suis plutôt bonheur. Je saoule sa costumière avec des commentaires divers et variés sur les chemises de Juliette Binoche dans Paris, la combi pantalon en soie de Judith Godrèche dans l’Auberge Espagnole et la veste en cuir absolument dinguo de Wendy dans les Poupées Russes. Au bout d’un moment je me dis que je dois avoir l’air d’un serial killer alors j’arrête. En attendant, Klapisch est debout au coin d’une rue de Chinatown. Deux jours avant on l’a interviewé dans un café. Il a dit des choses tout à fait exactes sur New York. Je repense à l’Auberge Espagnole, je me dis que j’avais 12 ans quand c’est sorti, et que j’ai découvert Radiohead. Bref.

Semaine retour 12:

Je vais au cinéma.

 

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2012

RightOnTime-C&C Productions vous souhaite une délicieuse et heureuse année.

Une vidéo inspirée par « Le journalisme, cet impressionisme » de Camille H.
Orchestration: Chloé R.
Nous remercions chaleureusement I Arkle pour sa contribution musicale de talent (http://petitlien.fr/iarkle : achetez leur album!).

Mode d’emploi :

Souhaiter quelque chose (un Etat palestinien, un nouvel appartement pour Sarkozy, la réélection d’Obama, la convalescence de l’Europe…)
Appuyer sur play (pour les non-anglophones, c’est la flèche, ok Mamie ?)
Admirer, c’est chouette et c’est gratuit.
Laisser opérer le charme chamanique.

Pour 2102, on espère que tous vos souhaits –mais aussi les nôtres- se réaliseront.

Contre-indication :

Œil sensible s’abstenir, cette vidéo a été entièrement réalisée à la main, sans trépied et sans caméra. (Cette mise en garde s’adresse particulièrement à Frantz Vaillant, Jean-Marc Surcin, Jacques Le Cann, FX Ménage, Thibaud VDS, Eric Froquet, Alix le Bourdon…)

Note à l’intention des trouble-fête et des rabat-joie, id ès tous ceux qui croient savoir que nous sommes en retard : alors que la Chine est en passe de devenir la première puissance économique mondiale, il est temps de remettre les pendules à l’heure.

« Cette leçon vaut bien un fromage. »

Bons Baisers de New York,
C & C

NB : Ni Mime, ni Coco n’ont été maltraitée pendant le tournage. Ni les poules.

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Hier j’ai fait des courses de Noël, je suis d’une originalité folle.

Je devais m’arrêter Midtown d’abord. C’était noir de monde, je me demandais vraiment qu’elle idée j’avais eu d’aller dans ce quartier envahi par les retardataires du cadeau, et surtout des tripotées de badots en goguette. Heureusement j’avais une escale à Chinatown ensuite, bien plus tranquille.
Et enfin Soho, étrangement calme. A l’exception de la boutique Pylones, qui n’avait rien à envier au corner chaussure Chanel du Bon Marché un premier jour de solde -pour ceux qui ne suivent pas: petit et bondé.

Ensuite je devais remonter dans l’Upper East Side pour acheter une baguette avec le moustachu. Merde, c’est Noël.

Donc là on se retrouve chez Lamazou, un épicier français. Entendons épicier au sens le plus classique du terme.

Des pubs des années 80-90 qu’on ne voit que jaunies dans des magasins de hameaux microscopiques. Sincèrement charmant. Un choix de fromage plus qu’ honnête (du vrai Comté au Petit Basque). Et tout un tas de choses qui fleurent bon notre belle terre de France. En rayon, certains biscuits ont l’air d’avoir pris le bateau au départ d’Oran en 1962.

Lamazou est méditerranéen, dans la force de l’âge et il porte un cachemire jaune poussin et ses lunettes sur le bout de son nez. Très avenant.

Il nous demande des nouvelles de la France. Le moustachu, comme à chaque fois, a l’air de retenir son offusquement. J’ai toujours un peu envie de forcer le trait en répondant à cette question souvent bêtement posée; de dire qu’on en est revenu aux tickets de rationnement et que le taux de chômage est à 42%, sans parler des émeutes régulières et meurtrières qui éclatent dans nos banlieues ghettos racistes.

Nous nous contentons de répondre que tout va bien. Dans la foulée il nous demande si on pense que Chirac va etre ré-élu. On se regarde, éberlués. Il se reprend. On sourit tous les trois de l’évocation de Jacques. Ah Jacques!

© Jacques Pavlovsky/Sygma/Corbis/Jacques Pavlovsky

 

Sinon, voici mon déjeuner de Noël sur mon rooftop, désolée, #EmpireStateOfMind.

Noël, en expatrié a un côté à la fois décadent et incroyablement décontracté.

Joyeux Christmas

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