Archives de Tag: connecticut

Boloss

J’adore cette video de Tommy Hilfiger qui est diffusé dans les taxis. Un mélange de boloss, de college movie, et de Connecticut (sans Newtown).

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Abrutie

Je vais à Boston pour tourner un sujet corporate. Les marinas et les forets plus vertes que nature défilent par la fenêtre, comme les noms de stations toutes sorties de soap-opera -Providence, etc.

Je ne sais pas trop à quelle sauce je vais être mangée puisque je travaille avec des « locaux« . Comme je suis « producer« , je vais devoir leur donner des directives. Comme c’est un sujet corporate, il y a beaucoup d’argent en jeu et on m’a donc bien serrée la vis.

Et pourtant je n’arrive pas à m’angoisser. Ça doit être parce que je connais bien mon sujet. Ou juste parce que les paysages idylliques qui se succèdent me rappellent les peintures animées de cascades dans les restaurants chinois. Ceux devant lesquels on peut rester toute une vie. Voilà à quoi je pense maintenant.

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L’autre stagiaire s’est barré. Il a mis les voiles pour Rambouillet (il faut le faire…).

L’orchidée s’est aussi barrée pour Paris, puis les stucs de l’école en or qu’est l’ESJ Lille.

La rose s’était cassée une semaine avant, migrante économique de l’Internationale stagiaire.

 

Comme une vague de vacanciers, les Français en villégiature stagiaire sont tous rentrés dans leurs pénates, comme avant l’été l’hipsta sista, mes colocs warholiens, l’Intellectuelle et sa clique de bobos ultimes, quelques autres et avant eux, Mime.

 

L’artiste lui, est rentré de France. Tout énervé de devoir remettre la bottine lustrée en terre américaine, à New York, une ville qu’il trouve bavarde et barbare -un statement qui a le mérite d’être courageux tant les Européens ici ont tendance à faire des gorges chaudes de la « Grosse Pomme », avec une indécence vaguement coupable.

Bref, c’est la grande valse de ma poignée de gaulois personnelle mais à composition mouvante.

Je comprends ce que me disait Tintin sur le fait que tout le monde est de passage ici. C’est presque comme si personne n’habitait vraiment ici. Les gens demandent naturellement combien de temps tu comptes rester à New-York. Et ceux qui pensent rester ne sont pas New-Yorkais d’origine. C’est un peu confus, mais tout ça pour dire que New York c’est un peu comme un grand hall de gare.

En parlant de ville, l’autre jour, j’étais dans le Connecticut pour une interview (l’interview d’une spécialiste d’Angelina Jolie –ahahah). Tout ressemblait au décor de Desperate Housewives. L’interviewée (qui, pour une banlieusarde, était très bien habillée) me racontait qu’elle était venue de Californie à New York, où elle était restée 6 ans. Six ans : c’est le temps qu’il lui a fallu pour trouver un mari et pour quitter la ville avec lui. Je précise qu’ils travaillent encore tous les deux ici. Enfin bon, elle elle ne travaille pas trop vu qu’elle est spécialiste d’Angelina Jolie, donc bon, on ne sait pas trop comment ça se passe… Ils se sentent New-Yorkais.

L’histoire est en fait très classique. Mais je la trouve plutôt incompréhensible.

Les banlieusards parisiens font partie du décor à Paris, alors qu’ici même, les sur-New Yorkais sont surnommés les « bridge and tunnels » par les abrutis de Manhattan; comme s’ils venaient de vraiment loin pour infester les clubs ultra-ploucs du Meatpacking le samedi soir.

 

Bon au final le problème ce n’est pas du tout ça. Ni les gens de passage. Ni la génération stagiaire. Ni Angelina Jolie (comment Angelina pourrait-elle être un problème ?). Le problème c’est que j’ai beaucoup trop de travail pour moi toute seule. Je dois partir d’ici dans 4 mois et entre temps: passer mon permis, devenir une star de la saga documentaire et de la blogosphère, trouver un travail en Afrique, refaire des montagnes russes et retourner à Staten Island, me mettre aux pilates, gagner au loto, devenir trilingue, comprendre le succès de How I Met Your Mother, trouver un vrai bon spot pour les dumplings, tourner un clip dans le métro, écrire un livre sur les dates…

Enfin bref j’espère qu’un autre stagiaire se pointera vite. Et pas seulement parce qu’il est minuit passé et que je vous écris ce post depuis le metro dans un état de demi conscience, en tapant fébrilement sur mon iPhone comme une sociopathe, et en rentrant du bureau.

Grand Central

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Mime et moi sommes passées à la soirée d’Indian Betty Boot, un personnage sombre, j’en ai déjà parlé.
Une pendaison de crémaillère dans l’East Harlem, dans un appartement qu’elle sous-loue à un couple d’Indiennes lesbiennes et monogames (je me demande comment elle a pu avoir cette info..).
Honnêtement la fête n’avait rien d’exceptionnel, mais j’ai croisé un monteur de the Pawn Stars. Évidemment au début j’ai cru qu’il me disait porn star, mais ma vie n’est pas aussi rock’n’roll que je le voudrais.

Bref, il me disait que venant du Nord Connecticut ça n’avait pas toujours été facile. J’ai acquiescé en me disant que ça devait être comme dire à quelqu’un que tu as grandi dans la zone industrielle de Limoges.
Après il m’a dit que New York c’est vachement plus cool. Sans déconner.

« A New York, ceux qui restent, ceux qui vivent ici, font quelque chose Et souvent quelque chose d’intéressant.« 

Malgré son degrés d’ébriété, je lui concède ça. Mon ami moustachu me disait qu’il était frustré de passer un mois dans une ville qu’on apprécie certainement plus en y travaillant. On rencontre par ailleurs plus d’acteurs barman, que d’acteurs chômeurs ici. Je ne sais pas trop ce qu’il faut en conclure.

Z.I. Limoges

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