Archives de Tag: crack

Je n’arrive pas à choisir si je veux faire des bullet points en détaillant ma précieuse expérience ou si je dois juste lister mes nombreux emplois dans mon CV.

Du coup, je ne fais rien.

On ne peut même pas dire que je pèse le pour et le contre de chacune de ses possibilités vraiment. Non, j’attends plutôt une révélation. Je procrastine non pas au lieu de mettre à jour mon CV; mais carrément au lieu de choisir entre lister des compétences ou juste des stages. J’ai un peu honte, mais en fait pas assez pour agir.

 

Donc dans a peine plus d’un mois je rentre à Paris et je serai moitié dealeuse de crack, moitié baby-sitter. Super. Bravo. Bravo le jeune professionnel déterminé. Très réussi, beau bilan maturité.

Elle dit qu'elle en a marre - 1992 - Chloé Rouveyrolles

SUPER

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Chaos

Où on (y compris l’héroïne) se demande si notre héroïne prend du crack.

Donc j’ai passé la nuit avec Filezilla qui n’est pas plus fréquentable qu’avant. Vers minuit je descends m’acheter des chips un thé et comme pendant toutes les nuits d’envois, ce quartier fourmilière à une minute de Times Square est complètement vide. Genre s’il y avait eu une épidémie dans l’air et que tout le monde était rentré dans des abris atomiques pour se protéger, et que j’étais la seule personne à ne pas être au courant parce que j’avais fermé twitter cinq minutes, et que du coup j’allais mourir vu que j’étais dans la rue et que je respirais l’air contaminé par les MayaMartiens, ce serait pareil. D’habitude pourtant c’est le genre de croisement où il faut être prêt à bondir sur le macadam dès que les voitures ont arrêté de se croire aux 24 heures du Mans. Il faut toujours avoir la rage de vivre, écouter Eye Of The Tiger à fond, et slalomer entre les gens, voire pousser les femmes et les enfants sur la route. Tous les matins je vis ce moment «livre de la jungle». Et la nuit, après avoir vomi des tas de gens, le quartier se rendort. Quelques taxis timides, et pas un chat. Même pas un clochard. Ce qui ajoute au sentiment de fin du monde qu’éprouvait notre amie reporter, fatiguée et sujette à des hallucinations.

Après deux heures de sommeil, mais ayant finalement survécu au terrorisme extraterrestre sud-américain, j’arrive au bureau pour vous écrire ce post. Il pleut enfin aujourd’hui. Il fait gris et moche et c’est si rare à New York que ça en devient très agréable.  C’est un peu comme quand la reine du lycée se casse la gueule à la cantine. Pendant 5 heures New York arrête de sunshiner et la marée humaine poisseuse de Midtown est comme dans toutes les villes du monde sous la pluie: hystérique et prête à tout pour garder le parapluie de très mauvaise facture qu’elle vient d’acheter jusqu’à chez elle. Scènes improbables donc d’hommes bien mis s’agrippant à ce qui fut un parapluie comme à leur seule planche de salut. C’est à se demander pourquoi on ne voit pas plus de capuches.

Je suis très fatiguée.

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American Paradox

En allant déjeuner chez Chipotle avec des z’amis chicanos, j’ai lu sur le brown bag ce petit dessin qui faisait écho à la photo d’hier. Enjoy!

CRouveyrolles

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En ce moment j’enquête sur une soupe populaire du Bronx. A chaque fois que j’y vais il m’arrive des aventures folles.

Lors de la toute première expédition j’avais interrogé tous les clochards du quartier pour savoir si la nouvelle de la réouverture était un hot burning dossier dans le quartier. Des édentés et/ou des crackés m’avaient tous expliqué qu’avec leurs quarante-deux enfants à charge et leur femme qui en ramait pas une, et qu’en plus il faisait froid, et Obama qui n’est pas vraiment noir sinon il respecterait plus ses frères opprimés, c’était pas facile, et que du coup,  ils seraient, en effet, bien contents que ce petit coin de chaleur humaine lève à nouveau son rideau métallique.

CRouveyrolles

Je suis retournée plusieurs fois dans le quartier car je cherchais un nécessiteux qui n’était pas sous substance, afin d’avoir au moins un témoignage non parsemé de jurons d’inspiration biblique, de considérations sur des rêves passés tels des licornes moisies, et de délires paranoïaques plutôt marrants.

Au bout d’un certain temps, j’ai eu une Bronx-révélation.

J’ai compris que derrière cette soupe populaire qui promet sur papier d’ouvrir à nouveau depuis des semaines, il y a un mec qui tire de l’argent à une association depuis 12 ans. Association ouverte par un prêtre pour la réhabilitation des alcooliques dans le quartier. Un bon prêtre hippy, des alcooliques et des drogués, une des pires artères du Sud Bronx, une affaire de corruption mesquine, une soupe populaire à l’arrivée de l’hiver, -last but not least, le mec travaille pour désormais pour un haut responsable politique du coin-… Franchement peut-on imaginer une histoire aussi cliché?

Il ne manquait plus que les tortues ninja pour réaliser un moment 100% Bronx.

Depuis je fouille les documents publics de l’immeuble, du carotteur, du quartier et de tous les noms qu’on me donne…

J’éspère vraiment tomber sur de superbes preuves.

En attendant en y retournant aujourd’hui j’étais à deux doigts de me faire voler mon manteau. Un grand moment, j’ai adoré.

L’anti Robin des Bois

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