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Ce soir mon ami moustachu et moi n’avons rien fait. On n’a même pas regardé un film. C’est vous dire. J’en faisais un drame, et le moustachu n’en avait rien à foutre. Il a dit que c’était immature.

Alors je me demande: est-ce qu’être adulte c’est accepter de ne rien faire le soir?

Comment les adultes remplissent-ils leur soirée?

Au final on a bavardé longtemps avec une amie de passage. Elle travaille pour un magazine très sérieux -contrairement à ce que son nom, Fashion Mag, pourrait laisser croire. Comme souvent quand je parle à mes compatriotes qui viennent ici, j’ai l’impression que rien n’est possible, que tout le monde rogne sur ses ambitions. Je suis donc en train de devenir américaine.

En même temps ici ce n’est pas vraiment l’extase non plus. Mes amis J-schoolers de la CUNY commencent tous à se poser la question du remboursement de leur prêt étudiant dantesque. Comme nous ils sont partis pour un an de stage. Mais bon, heureusement: c’est-le-plus-beau-métier-du-monde.

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Divers

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Aujourd’hui j’ai eu un cours sur le marché du livre aux Etats-Unis. En France écrire un bouquin c’est un big deal. Ici, c’est un good deal. Dans leur proposition d’ouvrage les auteurs soumettent des études de marché de la cible. En terre gauloise, si un écrivain se permettait ce genre de chose, il serait blacklisté à vie. Il aurait osé parler d’argent.

Chez nous, les journalistes qui publient des bouquins se divisent ainsi:
– vous avez une enquête démente et vous êtes de toutes façons un indépendant; vous vous appelez Pierre Péan.
– vous avez vécu un truc dément en reportage ET vous n’êtes pas une star, les étudiants en journalisme paieraient très cher pour être dans la même pièce que vous, le reste de l’humanité ne lira jamais votre bouquin,
– vous avez vécu un truc plus ou moins dément ET vous êtes une star du journalisme; tout le monde pense que vous avez la grosse tête, et votre lectorat a plus de 65 ans,
– vous écrivez sur la sociologie/théorie du journalisme; les universitaires paieraient très cher pour être dans la même pièce que vous, les journalistes ne vous aiment pas vraiment, le reste de l’humanité n’a à peu près aucune chance de tomber sur votre bouquin,
– vous écrivez un pamphlet sur un ou plusieurs médias, on vous invite sur des plateaux pour en parler pendant 2 semaines, ensuite vous et votre bouquin disparaissent de la circulation.

A l’exception d’une poignée de réussites plutôt anecdotiques, non seulement votre lectorat est très limité, mais vous inspirez une certaine méfiance, voire de l’agacement. Journalistes ou non, les gens se demandent pour qui vous vous prenez.

A New York, pas du tout.

Vous pouvez faire un carton. Vous pouvez y voir une façon intelligente de recycler de vieux sujets. Ou d’occuper une période de chômage.

Attention en France il n’est pas rare que les journalistes écrivent. Ni qu’on conseille à un pigiste d’écrire un livre pour vous faire un petit nom. Mais souvent vous deviendrez le mec qui n’a pas choisi.

Et si vous êtes un journaliste de télé, peut importe la réalité, tout le monde dira que vous avez eu un nègre ou/et que c’est vraiment mal écrit.

Puisqu’il faut choisir

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Professeur Tournesol

Le mec qui s’occupe de mon visa est vraiment flippant.

CRouveyrolles

 

CRouveyrolles

 

On a beau penser que New York c’est génial et que tout va fast, que tout se passe en un blink; s’il y a bien une chose qui avance au même rythme de vache sacrée qu’à Paris, c’est bien l’administration.

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J’ai pris mes cliques et mes claques

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé partir. Quand j’étais toute petite je me suis faite opérée des amygdales. Le seul souvenir que j’en ai c’est d’avoir préparé ma valise. C’était une petite valise en plexyglas bleu pastel avec des paillettes incrustées dans le plastique. Il devait y avoir un numéro de Popi et des vieux bouts de scoubidou. Dans mon souvenir elle est immense. Elle devait probablement faire la taille de ma tête maintenant.

Cette fois-ci c’était une plus grosse valise. Enorme.

Aujourd’hui je souffle la bougie du deuxième mois de mon arrivée à New York. Une ville monstrueuse.

Il était temps de commencer un blog. J’en ai toujours eu. J’ai raconté mes aventures à Ramallah (ici et ensuite ici), en Guyane (brièvement), et depuis Beyrouth.

Avant d’écrire quoi que ce soit, des réponses (déjà).

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