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Je sais que je vous ai déjà abondamment parlé de l’homme de ma bromance… Mais je suis toujours dépassée par le  génie de ce type. On a parlé d’abat jour pendant 40 minutes -il veut en changer, et il s’est fait un Google doc. Et c’était hilarant. Partiellement parce que ses gouts sont discutables.

Mais ce qui est notable aussi c’est son coté maitre tibétain, il a des « insights » à propos de tout. Je me sens comme Uma Thurman dans Kill Bill, en apprentissage dans des montagnes bizarres quand on se parle, et c’est cool.

Maintenant je n’ai pas beaucoup de temps pour bavarder vu que je viens de passer 4 heures à cuisiner et que c’est à priori ce que je vais faire ces 4 prochaines heures (présentement je mets en péril la vie de ce bon vieil iPhone puisque je tape les doigts plein de farine). J’aides rendez-vous skype avec ma mère et ma grand mère toutes les demi heures pour bénéficier de précieux conseils culinaires. Donc c’est noël et je suis une parfaite housewife et Maïté en même temps. Je vous laisse sur cette charmante image.

Housewife

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Je dinais l’autre jour à Bushwick, j’étais en pleine encanaillade.

Il y avait la militante et Renaissance-Man. Trois jeunes professionnels en somme. Trois « choix-de-vie » pour être honnête, car la militante travaille seule, Renaissance-Man a sa boite, et moi comme vous savez, je suis de ceux qui ont « un bureau » et « des collègues« . Mais tous les trois nous avons des side-jobs. Comme mes colocs.

« Un-vrai-phénomène-générationnel-dis-donc! »*

Du coup ce diner, par exemple, a mis trois mois à s’organiser. On y a beaucoup parlé de travail, de structure, du coût de la vie, et surtout de « projet« . Je ne sais finalement pas trop si c’est la même chose à Paris, mais ici c’est dur de ne pas avoir « un projet« . Je crois que c’est plus une question de milieu à Paris, alors qu’ici absolument tout le monde a  « un plan ».

L’émulation de New York, son « énergie » comme disent les Français, repose sur cette seule idée de vision à plus ou moins long-terme.

Quand je passais des oraux, je trouvais la question « où vous voyez-vous dans 10 ans? » me semblait absolument absurde, alors qu’aujourd’hui je trouve ça nécessaire (disons plutôt 2 ans cela dit).

Et finalement je nous ai trouvés assez déterminés. Renaissance-Man qui est franco-américain, ne veut plus quitter New York. La militante a son indépendance en fil conducteur. Je crois que ma mobilité est peut-être ce qui me caractérise le plus; en tous cas mon idée de ce que je veux faire dans les 5 prochaines années est assez proche de la manière dont je vis maintenant.

Tous les trois nous avons rendu les armes professionnellement, même la militante. C’est comme si on savait qu’on ne changera pas grand chose, mais que pour d’obscures raisons on avait un enthousiasme sans limite.

 

*Ce que dira votre mère en lisant le reportage du Nouvel Obs publié dans 3 semaines mois sur la question.

A man with a plan

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Boheme

Plus d’un an après en avoir émis le désir, j’ai enfin réussi à aller aux puces de Chelsea. Et c’est une réussite. Trois spots:

– une sorte de grand magasin a plusieurs étages plein de beaux meubles et de joli vinage,

– un parking en plein air. Pseudo cour des miracles, les vendeurs s’y tirent la bourre en plein de langues inconnues. Des classiques 33 tours disco aux photos arty porno soft et qui n’auraient jamais du quitter la villa de la cote ouest où elle ont été prises en 83, jusqu’aux tables couvertes de gros bijoux dorés qui donnent toujours des airs de figurante de Ça, c’est palace!.

Certains marchands rangent leurs billets dans une banane. Un grec en pull jacquard compte des pièces de petite monnaie à toute allure tout en passant ses mains caleuses dans ses cheveux poivre et sel. Plus loin un Africain est assis dans un immense fauteuil recouvert de perles colorées qu’il vend, le port royal.

– dans une sorte de parking couvert plusieurs étals se suivent. Je ne sais pas pourquoi mais il y a beaucoup de boites en fer blanc, souvent publicitaire. C’est super de voir ces boites à churros (ou quoi que ce soit) espingouines et pas seulement des accessoires nazis pour porter les couleurs européennes.

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Cliquez sur ce superbe diaporama.

Ensuite on a réussi dans la même journée à aller chez Good Will (la marque la plus citée dans tout 2 Broke Girls) et Whole Foods (en guerre ouverte avec Trader’s Joe pour conquérir le cœur des chébrans).

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CRouveyrolles

Cette ville n’est pas que cool:

– Bourbon street: l’artère qu’on aurait tout aussi bien pu appeler Babylone Street. Elle est uniquement constituée de bars à thème(s), mini restaurants ne servant que de quoi éponger un trop plein de bière, et quelques clubs de strip-tease particulièrement cheap. Les gens y déambulent avec des démarches d’équilibriste, hilares. Ils portent de grand verre en plastique fluo et sirotent des Margarita en allant d’un bar à l’autre. Les hommes et les femmes sont vulgaires. En fait, tout l’est. Loin d’être inintéressant, juste un peu écœurant.

– Le French Quarter: je n’aime ni Prague, ni Vienne. Ils ne s’y passent rien qui ne soit pas lié au tourisme, lequel est entièrement tourné vers un passé assez lointain, et surtout, grossièrement relu. En marchant dans la rue, on a le constant sentiment d’être dans un décor de studio en carton pâte. Même chose dans le French Quarter. Certaines maisons -les plus hispanisantes- ont beaucoup d’allure. Le reste sent la naphtaline.

Tout le reste est assez génial. Déjà tu passes une bonne partie de ton temps à te dire que tu es en Louisiane, parce que c’est très sexy. Ensuite, tu répètes plusieurs fois que c’est la ville préférée de Quentin Tarantino. Enfin il y a tout le décorum disponible pour des jeunes gens dans le vent: immenses stations service, musiciens de rue édentés mais sosies de Morgan Freeman, Budweiser moins cher que l’eau, Mississippi et steamers qui rappellent Lucky Luke, palmiers qui déchirent le ciel rose et doré du crépuscule, tramway beau comme un camion de pompier, locaux à l’accent sudiste et cocktails de crevettes super-frits.

CRouveyrolles

Louisiana

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Vive la France !

Ce soir j’étais à une sorte de réunion mondaine de haut vol. L’ouverture officielle de la boutique Kayser à New York. Le haut du panier les amis.

Je ne suis passée qu’une demi heure (le temps minimal décent pour avoir un goody bag), mais j’ai vu -je crois- tout ce qu’il y a à voir.

– Les « Jean-Paul Trader ». Il n’est pas vraiment trader, car les vrais traders n’ont pas le temps pour ce genre de bêtises. Le mec qui a fait son école de commerce à la con et qui est cadre sup dans une banque. J’adore ce genre de mecs. Ils sont contents d’être la. Contents d’être le roi du pétrole dans le « milieu frenchy » de New York, contents de pouvoir ouvrir, non pas un, mais DEUX boutons de chemise (la fo-lie!), contents d’expliquer a la Vénézuélienne d’à coté ce qu’est le brie, contents d’eux. Le mec ne se pose juste pas de question et reprend du brie. Mais comment lui en vouloir? Ces mecs sont juste trop sympas. Surtout « trop ». A noter aussi, le Jean-Paul en question n’a pas été informé qu’on ne porte plus de Pento depuis 1988; ni que conclure une conversation avec un compatriote par: « on se keep in touch » n’est PAS cool. Ni « cajoual » (casual).

–  Le Jean-Paul Upper East Side versions père et fils. Le père a OBLIGATOIREMENT un polo Lacoste- pour porter haut les couleurs de la France (comme mon père, donc je connais la chanson). Il n’a pas remis les pieds en France plus de deux semaines d’affilée depuis son arrivée aux « USA ». Pour lui, l’Amérique c’était le folklore américain, et il n’a pas trop change depuis. Comment lui en vouloir? Mes propres grands-parents, des gens admirables, qui ont plus ou moins le même âge, pensent pareil. Sorte de collabo du chauvinisme, le Jean-Paul UES adore faire des soirées fromage avec sa bourgeoise dans leur condo de la 77e, autant que de donner son avis sur la libéralisation de l’économie quand il passe une semaine en vacance à Biarritz avec ses vieux potes des Mines. Du coup, la guerre en Irak ou les JO sont vraiment un casse tête pour cet authentique franco-américain. Jamais content mais toujours un mot à dire. Ce Jean-Paul est un bon client.

Le fils de Jean-Paul Upper East Side est un mec marrant. On le surnomme aussi “Jean-Flan”. Il porte soit la mèche (jusqu’à 20 ans), soit du Pento. Quand c’est les 2 en même temps, c’est un cas d’école: twittez-le. En été, il porte généralement un bermuda corail et un t-shirt gris chiné. Souvent il a les yeux clairs, ou au moins le regard des amourettes d’été. Scolarisé au LFNY, ou Lycée Français pour ceux qui vivent en Arizona, le fils a bien intégré les codes américains. Un peu trop. Il répète le discours de son père (comme nous tous, n’allez pas croire) selon lequel: « les Français sont des cons, mais moi je ne suis pas américain. Je suis Francais. C’est la classe. »  Déconcertant sophisme. Peu importe que le Jean Paul Upper East Side soit un peu studieux et malin et ait donc réussi le braquage de faire ses études aux US -UCLA si possible, ou que paresseux et/ou un peu lent il ait échoué dans une école moyenne en France. Le JP Upper East Side fils aime la France: il aime David Guetta, ou Justice, au choix. Mais il aime aussi les États-Unis, surtout les cheeseburgers et les road trips. Comme tout le monde souscrit plus ou moins soit au short corail, soit à David Guetta, soit au cheese trips, tout le monde l’aime bien.

–   les Jean-Paul Oiseaux De Nuits. Persuadés d’être descendants directs de la Factory, ils dont sursapés et travaillent plus ou moins dans les médias ou la culture -autant dire la même chose. Pique assiette talentueux, soit barrés, soit cultivés: ils sont de bonne compagnie. Cosmopolites, ils sont contents d’assister à des événements francophones, ou francophiles. Le pays de DSK (sexe), Beigbeder (drogue), et Louis de Funès (art de vivre rock’n’roll)
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–       les Jean-Paul It Girls. Pas besoin de vous faire un dessin. De toutes façons ces créatures sont bien mystérieuses. Il est toujours difficile de leur soutirer un commentaire. Elles sont plus généreuses en sourires, on ne va pas les blâmer.

Juliette Récamier – François Gérard (détail)

–       – le Jean-Paul Erreur de Casting. Il est plus ou moins mal habillé et gauche. Il croit par exemple que le col tunisien est encore cool et ne sait jamais s’il doit serrer la main ou faire la bise. Propulsé dans cette stratosphère mondaine de part sa simple nationalité, il connait ses compatriotes New-Yorkais mais n’appartient qu’au même pays qu’eux. Potes du club de pétanque, ou de l’Alliance Française (c’est sa femme, Stéphanie, qui l’a obligé), ses copains socialites le font rigoler-parfois il ne sait pas trop pourquoi. Il peut habiter le New Jersey, chic (maison a Oakland), ou moyen (appart a Hoboken). Il parle relativement peu. Dans 80% des cas pour dire quelque chose d’assez intéressant, et souvent d’original.

–       le Jean-Paul Grinçant comme l’orchidée et moi. Elles n’ont pas pu résister au pain complet gratuit.

Et quelques autres. Bref, c’était super sympa.

 

 

 

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How to live in America – Episode 1

Le premier épisode de How to Live in America.

S. et moi étions aujourd’hui au tribunal du Bronx -un grand moment. Entre deux recherches désespérées de sujet dans les couloirs rutilants de ce batiment des années 2000, nous sommes allées déjeuner sur le pouce … chez MAC DO !

Voici tout ce que vous devriez savoir sur les us et coutumes américaines. Commandez avec le numéro du menu est l’étape cruciale du processus. (et soyez indulgents, j’ai monté ce chef d’oeuvre en 20 minutes).

Aujourd’hui j’ai aussi:

– été agressée par une avocate commise d’office,

– passé un entretien pour être une « top-notch » baby-sitter,

– parlé avec un Chinois dans le métro qui m’a dit : « si on meurt ici, ce serait bien qu’on connaisse nos noms ».

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Hier, il a neigé sur New York.
En me réveillant, plus tard que prévu comme d’habitude, je checkais Twitter et Facebook, comme d’habitude, et je me disais que tout le monde était fou de parler de météo, et que ce donnait raison à Jean-Pierre Pernaut, comme d’habitude.

Sauf qu’en fait il neigeait grave. Le 29 octobre. Sérieusement.

On a eu un fake hurricane, des pluies tropicales, un vent totalement improbable et là, alors que les feuilles des arbres ne sont pas même encore rousses: de la neige. C’est à croire qu’ils ont beau faire du yoga macrobiotique et des pilates pescatarian, ils ont beau manger local, fresh, et bio, Zeus ne leur pardonnera jamais quoi?. Ci-joint, une illustration:

CRouveyrolles

En plus, c’était un bordel monstre, il y avait de la neige partout dans la rue et sur la route et le métro fonctionnait à peine. Mais que font le FBI et la CIA? J’ai passé 36 minutes entre deux stations dans le métro, et alors que je lisais Vogue  Le Banquet  A Reporter’s Life de Walter Cronkite, un type a l’air louche s’est penché vers moi pour me confier son angoisse existentielle et son appréciation 2010tiste de ce qui nous arrivait.

Malheureusement son discours n’incluait aucune description de pluie de grenouilles clonées avec des sauterelles. A peine quelques boutades sur les dirigeants du monde, le sionisme, et surtout les échecs de la post-modernité et du consumérisme.

Il était visiblement très agité par le réchauffement climatique, ce qui m’a semblé totalement hors de saison. En tous cas, il avait raison, quand j’ai finalement rejoint la surface de la terre, c’était le chaos.

En fait, cet après-midi c’était un parfait mix entre ça:

… et ça:

J’ai passé la journée sous la neige à demander aux gens ce qu’ils en pensaient. JOIE, BONHEUR, LE JOURNALISME C’EST LA VIE.

En plus mon lieu de travail avait fermé plus tôt, donc j’ai du me réfugier chez Starbucks. L’expérience enneigée ultime. Il y avait du Frank Sinatra, des tas de gens avec des pulls trop méga ambiance les 2 Alpes + Courchevel, et des petits nenfants avec le nez tout rouge. J’ai failli prendre un chocolat chaud dans un gobelet rouge avec des cerfs mais je me suis retenue.

Je suis ensuite allée dîner chez les Amoureux – qui mangeaient des fuits de mer de chez Eataly avec le beau-père de l’Amoureuse en escale de LA et qui sort de chez Colette homme. Voilà, en une phrase je vous ai fait briller la pupille comme jamais.

Et on a parlé toute la nuit de Paris, des femmes, des hommes du couple, de la droite, de la gauche, de sa mère, de Noël, et surtout de ce qui nous agace chez les Américains. Voici d’ailleurs une liste non exhaustive:

– « You HAVE to be kidding me! No Wayyyyyyy! »:

Bah si. « Hell Yes! » même… Si je te le dis bouffon…

– « Oh-My-God: You Are Here! »:

Bah ouais, c’est vrai que c’est dingue vu qu’on s’était donné rendez-vous y a une demi-heure, et que je t’ai envoyé un texto y a cinq minutes. En plus, certains d’entre nous sont laïques, merci de les respecter au moins autant que vous respecter les Scientologues.

– « What’s up? »/ »What’s new? »/ »How is it going on? »/ »How are you doing? »:

Rien depuis la dernière fois que tu m’as demandée, soit il y a quinze minutes. Et NON, je ne te retournerai pas la question, car je m’en tamponne le coquillard avec un fer à cheval. Et puis t’as qu’à me suivre sur Twitter, ça sert à ça.

– « You Look Beau-Ti-Ful, Geor-Geous, A-Ma-Zing! »:

Je suis en jogging avec des Ugg et un tee-shirt qui dit I ❤ LA. Le Huffington Post vient de dire que même Britney Spears a plus de style que moi. -ça ne m’arrive jamais, mais je témoigne pour mes amis qui s’habillent mal.

– « Do you want to talk about it? »

Non. Jamais. Tu veux qu’on parle de prêt étudiant que tu ne rembourseras qu’après des années de prostitutions?

– « It’s going to be allright »:

« no wayyyyy ???!!! »

– « Love You »:

Ah non. Certainement pas.

Et des expériences awkward aussi…

– Vous, rentrant dans l’ascenceur: « Hello ! J’aime la vie, je ne suis que joie et lumière, des milliers d’oiseaux!« 

– Autre individu: « … »

Leur côté à-fond-youhou-j’ai-mangé-tous-les-ecstas est génial en même temps… Et vaut bien notre côté monde-de-merde-j’ai-plus-de-clope.

Dora

Dora

Mimi

Mimi

Surmenage

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En ce moment j’enquête sur une soupe populaire du Bronx. A chaque fois que j’y vais il m’arrive des aventures folles.

Lors de la toute première expédition j’avais interrogé tous les clochards du quartier pour savoir si la nouvelle de la réouverture était un hot burning dossier dans le quartier. Des édentés et/ou des crackés m’avaient tous expliqué qu’avec leurs quarante-deux enfants à charge et leur femme qui en ramait pas une, et qu’en plus il faisait froid, et Obama qui n’est pas vraiment noir sinon il respecterait plus ses frères opprimés, c’était pas facile, et que du coup,  ils seraient, en effet, bien contents que ce petit coin de chaleur humaine lève à nouveau son rideau métallique.

CRouveyrolles

Je suis retournée plusieurs fois dans le quartier car je cherchais un nécessiteux qui n’était pas sous substance, afin d’avoir au moins un témoignage non parsemé de jurons d’inspiration biblique, de considérations sur des rêves passés tels des licornes moisies, et de délires paranoïaques plutôt marrants.

Au bout d’un certain temps, j’ai eu une Bronx-révélation.

J’ai compris que derrière cette soupe populaire qui promet sur papier d’ouvrir à nouveau depuis des semaines, il y a un mec qui tire de l’argent à une association depuis 12 ans. Association ouverte par un prêtre pour la réhabilitation des alcooliques dans le quartier. Un bon prêtre hippy, des alcooliques et des drogués, une des pires artères du Sud Bronx, une affaire de corruption mesquine, une soupe populaire à l’arrivée de l’hiver, -last but not least, le mec travaille pour désormais pour un haut responsable politique du coin-… Franchement peut-on imaginer une histoire aussi cliché?

Il ne manquait plus que les tortues ninja pour réaliser un moment 100% Bronx.

Depuis je fouille les documents publics de l’immeuble, du carotteur, du quartier et de tous les noms qu’on me donne…

J’éspère vraiment tomber sur de superbes preuves.

En attendant en y retournant aujourd’hui j’étais à deux doigts de me faire voler mon manteau. Un grand moment, j’ai adoré.

L’anti Robin des Bois

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