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Infographie

L’autre soir je prenais un verre avec Don Juan. On se disait que le monde des journalistes français ici était divisé en 3 simples catégories : les super-stars, les plus ou moins cheap, et les crevards qui se jettent sur les superstars comme la misère sur le pauvre monde, et surtout qui n’ont jamais aucun scrupule.

Ce qui m’a rappelée ma passion pour la simplification et les schémas explicatifs.

Voici un schéma que nous avons établis ensemble concernant les possibilités offertes par les relations homme-femme. Les dynamiques sont généralement horizontales, mais certains facteurs peuvent permettre des échanges verticaux.

CRouveyrolles

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J’ai un problème d’adaptation chronique au sujet d’un point très spécifique de la culture américaine: les relations hommes-femmes. Je trouve que la vision des genres est ici bien plus nourrie de stéréotypes -et pourtant on est au pays de Judith Butler- et par ailleurs très antagonique. Hommes et femmes seraient tels le yin et yang.

Malgré mon désintérêt relatif  -et surement coupable- pour la question du féminisme, je sens ici le poids des deux genres. Davantage qu’en France, où au final je ne me pose jamais la question de la différence entre deux individus en termes genrés.

Dans le fond, tout ça ne me pose pas de véritable problème moral. En revanche, ça peut créer de lourds quiproquos.

Exemple:

Je connais un type que j’aime beaucoup, un mec brillant. Un personnage: silhouette d’Hulk Hogan, mais l’esprit d’un Joachim du Bellay croisé avec Jean de La Bruyère. Nous avons un lot d’amis en commun, et ainsi, il nous arrive régulièrement de nous croiser chez l’un d’entre eux. Alors, nous sommes toujours enchantés de partager une PBR et une chips, et de commenter avec malice les derniers potins mondains, l’évolution de l’industrie du cinéma aujourd’hui, et le destin incroyable de Philip K. Dick.

Depuis que cet individu, Hulk Hogan le barde, a quitté l’East Village pour les contrées bien plus accueillantes de Brooklyn, nous nous étions promis de boire un verre ensemble, entre voisins.

Après plusieurs semaines de calendrier discordant, nous finissons par prendre ce fameux godet. D’Asimov à Woody Allen en passant par Flaubert (une séquence légendaire, durant laquelle Hulk tente de dire en français « Emma Bovary c’est moi« ): la discussion est contemporaine, fumeuse, bon enfant. Rien d’exceptionnel. Rien de sensuel. Nous sommes assis chacun à l’extrémité d’une banquette, et pendant deux heures aucune partie de nos corps respectifs ne s’éffleurent. Nous ne parlons pas de nous, mais de l’air du temps.

La situation est profondément commune à mes yeux. Vous rencontrez quelqu’un par hasard. Vous prenez plaisir à bavarder sans forcément avoir de points communs. Vous ne vous connaissez pas. Vos échanges sont fondés sur le désir universel de tromper l’ennui, c’est évident et sans conséquence.

Parfois cette personne est incroyablement sexuelle à vos yeux. Si vous trouvez grâce aux siens, vous concrétiserez ce désir commun. Parfois aussi vous rencontrez juste Tartanpion sexy en diable, vous n’avez rien à vous dire, mais finalement après 3h de sexe sauvage vous vous quittez cordialement. La sexualité et la séduction n’ont rien à voir avec l’art de la conversation. Désirer, puis coucher avec quelqu’un n’est pas obligatoirement lié à des discussions préliminaires, encore moins à une appréciation mutuelle ou à une reconnaissance intellectuelle.

Si j’ai envie de coucher avec quelqu’un je lui ferai savoir clairement en engageant un jeu de séduction, qui comportera au moins les deux éléments suivants: une approche tactile, et la valorisation des protagonistes en jeu (à savoir lui et moi).

J’attends des hommes qu’ils aient la même attitude que moi.

Hulk me parlait du monde de l’édition, et je trouvais ça commun mais apaisant, comme le ronron d’un ami qui s’emporte et tente de vous convaincre de son point de vue alors que vous êtes toujours d’accord. Familier et consensuel.

Il ne faisait pas d’effort particulier et tentait pas de m’impressionner. J’étais loin de m’être mise sur mon 32 et ne lançais aucun regard de braise. Pourtant en partageant le même taxi, il a ouvert sa portière, et a pris ma main en demandant: « Tu veux venir voir mon appart? »

SURPRISE SURPRISE! C’ETAIT UNE DATE EN FAIT!

Outre que la réplique est absolument nulle, je suis tombée des nues. Je raconte l’histoire à un pannel d’auditeurs. Tout le monde s’accorde contre moi, et estime que prendre un verre avec une personne du sexe opposé après la tombée de la nuit, signifie forcément qu’il y a date.

Un homme et une femme dans la même pièce génèrent forcément une situation de tension sexuelle palpable. La normalité de l’échange homme-femme est forcément sexuelle. Tel Cro-Magnon, hommes autant que femmes voient forcément le sexe opposé comme une proie.

Donc si un mec n’est ni mon père, ni mon frère, ni mon ex (et encore), ni gay, ni dans les ordres, je ne peux pas le voir la nuit sans automatiquement envoyer le signal : »hey! j’aime ton style, let’s have sex après avoir rigolé à quelques blagues et bu deux ou trois coups car je n’assume pas mes pulsions sexuelles et j’ai besoin d’être ivre« .

C’est la partie triste de l’histoire. L’interaction homme-femme est systématiquement articulé autour du désir: pourquoi pas. On pourrait donc penser que tout serait plus direct. Erreur! Il faut d’abord passer le test du date, une phase de vérification et d’inspection. S’il s’agit de vérifier quels sont les hobbys de la cible, son humour ou son bord politique, il faut quand même reconnaitre qu’être républicain n’impacte pas la maîtrise de la levrette, tout comme aimer Michel Delpech ne présage en rien de la souplesse ou de l’inventivité du sujet.

Donc il est à peu près impossible d’envisager un rapport humain mixte, en dehors de la séduction. Pas de problème, c’est peut-être une farçon très saine et honnête de voir les choses. Il faut juste s’en rappeler. Et éviter d’y voir une ressemblance avec les analyses d’une bande d’oulémas rigoristes.

 

Surprise surprise

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Let’s spend the night together

Ce qu’il y a de GENIAL dans le journalisme, c’est le MONTAGE ! OUAIIIIS !

Par exemple, je viens de passer la nuit à monter ce diapo sonore de l’Altiste.

Du coup, j’ai écouté au casque un interview de presque une heure, ce qui donne toujours le sentiment que quelqu’un vous murmure sa vie à l’oreille. Ensuite, j’ai regardé les photos d’un même mec pendant un bon moment. Les gens ne se rendent as compte qu’une fois l’entretien fini, on continue à passer du temps avec eux. Voilà. #jean-paul-lyrisme bonsoir.

 

!23 décembre: RETRO – UPDATE: j’ai fait une nouvelle version, donc je vous mets la bonne vidéo!

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Hot burning viola

Mâle

Mâle

Régulièrement les gens se demandent pourquoi les filles aiment les zicos musiciens.
Je n’ai jamais été convaincue que c’était par nostalgie de l’acnéique qui leur a joué Jeux Interdits sur le lit de ses parents (-expérience universelle s’il en est).

J’ai eu une apparition aujourd’hui. Qui a confirmé une de mes vieilles théories.
J’ai un copain altiste précédemment évoqué, chez qui je me suis rendue pour faire un diapo sonore –ma vie est tout à fait fascinante -et je corromps mes amis pour en faire des sujets d’actualité, une vraie sans foi ni loi, tremble Jayson Blair!.

Déjà, il habite dans une trump tower.
Là aussi il y aurait beaucoup à dire sur la propension féminine à s’émoustiller davantage en entendant « viens, on va chez Cartier » qu’à « viens, on va chez auchan ».

L’altiste m’a parlé de legacy. Un terme qui sent la naphtaline et la prétention. De musique avec les pires clichés qu’on puisse imaginer. Il aime Bach, ce qui n’a rien d’incroyable.

Il a aussi des tas de choses formidables sur la passion, et son désir érotique pour son alto.

Et enfin, il a joué.

Je ne sais à quoi ça tient, mais c’était puissamment sensuel .
Est-ce l’émotion véhiculée par la musique, le visage crispé par la concentration, les gestes d’une précision tranchante, les muscles (improbables) bandés par l’effort, le privilège d’un concert privé?

Voilà un sujet bien sous estimé, et pourtant particulièrement troublant.

En tous cas, je conseille à tous les jeunes ados de s’y mettre. Ça et l’eau précieuse.

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