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Je vous ai déjà parlé de ces kids géniaux que je baby-sitte et qui sont des fans absolus de Ma sorcière bien-aimée.

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Plus je regarde cette série, plus son rêve américain mâtiné d’un sexisme soft me fascine.

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Dans quel univers existe-t-il des hommes qui expliquent à leur femme qu’une cuisine équipée vaut tous les pouvoirs magiques du monde?

Entre la voisine obsédée par les balbutiements de la macrobiotique, et l’imaginaire pré-Mad Men de la boite de pub de Darrin Stephens, on dirait un prospectus sur  la modernité insubmersible de l’American Way of Life.

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L’esthétisme retro de ces costumes marins de Tabatha, des pantalons capri de sa mère et les voitures géantes des bonshommes est exceptionnel. Je m’attends toujours à voir apparaitre un bandeau « Merci pour le plan Marshall les gars! Vive le corned beef en boite et le peanut butter!« .

En fait ces images d’une autre époque, avant l’Irak, Dr. Dre, et Goldman Sachs, me plaisent parce qu’elles parlent d’eldorado, d’un pays qui croit fermement que son destin est de montrer la voie à tous les autres.

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Utopia

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Après un vernissage d’art d’inspiration cartoon, libanais et gay, la militante, ces amis drag queens, la hipster, Mime et moi avons vogué vers une caverne branchée du Lower East Side, le Max Fish.

A l’entrée, un type à casquette et en veste Prince de Galle accoste notre français pour nous raconter son année d’échange à Reims et ses virées parisiennes aux Planches, où il passa des disques une ou deux fois.

De quoi nous impressionner. Pour ceux qui l’ignorent les Planches, une boite de nuit aux physionomistes balkaniques, a bâti sa renommée sur les « Noubas ». Des pre-gaming bon enfant qui faisait se presser dans une rue parallèle aux champs Elysées, tout ce que Neuilly et les beaux quartiers comptaient de jeunes gens blasés par les rallyes et assoiffés de soufre et de sensualité débridée (ie pécho).

Comme l’individu qui nous en a parlé portait un nom fort traditionnel, nous le baptiserons ici par un équivalent francophone; disons Maurice.

A l’intérieur, l’alignement des étoiles a fait que nous eûmes un grand succès.

En dehors d’une altercation/happening artistique/slam qui opposa Maurice à un gros monsieur qui affirmait être un bon ami du Wu Tang Clan -et ce, malgré un physique de bon bougre de Montauk, rien d’ahurissant dans cette soirée.

Sauf que Lady White était partout.

J’ai compté, sept personnes en quatre-vingt-dix minutes m’en ont proposée. Je précise que si nous n’étions pas aux Planches, nous n’étions pas non plus dans un établissement particulièrement underground, subversif ou recommandé par Serge Gainsbourg. Nous étions dans un lieu tout ce qu’il y a de public et fort bien éclairé par ailleurs.

C’est comme ci le New York de la génération de mes parents surgissait par un jeudi soir crasseux.

Pour mes grands-parents, New York est une ville de buildings d’innovation et de publicitaires à la Mad Men, pour mes parents c’est une ville d’art écorché et de publicitaires à la Ardisson, pour nous enfin, cette mégalopole a perdu le monopole d’Abercrombie & Fitch et regorge de publicitaires sur twitter – j’exagère mais vous voyez l’esprit.

Bref… Pour finir nous nous sommes laissées tenter par un after à Bushwick avec des cokeheads –justement en parlant du Grand Thierry Ardisson, notre Maître à tous, j’ai filmé la première séquence de New York Dernière que je regarde avec effroi aujourd’hui.

Un aperçu en photo accompagné d’un trait d’ironie bien pensante (si, c’est possible) auquel je ne résiste pas.

CRouveyrolles

 

Lady White

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