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Yasmina Reza

On a vu l’artiste.

Ça nous a bien mis les méninges à chaud. Ce qu’il y a de formidable avec ce jeune homme c’est le déséquilibre entre ses peurs du monde, de l’avenir, de sa création; et ses certitudes de plomb sur ses valeurs, la hiérarchisation qualitative de l’humanité, ce qui est bien en général.

Il est assez grand et propre sur lui. Sa tignasse rousse est totalement imprévisible. Le look de l’artiste est celui d’un intello en 89. Comme je le connais depuis très longtemps, je l’aime beaucoup. Ses déviances et son auto centrisme ne me gênent plus vraiment. Et puis, il y a sa musique:

J’ai une grande tante complètement mystique, vieille fille et pleine de convictions. Elle est intense comme on dit ici. Impossible de lui dire qu’elle a des jolies chaussures ou de parler de la météo.

Même chose avec l’artiste. Rien n’est anodin –ce qui ne veut pas dire que rien n’est léger. Jusqu’à ces amourettes dont on ne peut parler qu’en ayant en tête la déviance douce du Humbert Humbert qu’il pourrait devenir ou son contre féminisme un brin réactionnaire. Tout est pensées, réflexions, et mises en perspective. Et c’est bien. Mais dense.

Parfois je me dis aussi qu’il y a un peu « d’entre soi ». Quand je nous entend name dropper des auteurs morts à chaque coin de phrase par exemple.

Il y a 4 ans je m’étais acheté un t-shirt qui portait l’inscription « Art is dirty job but someone has to do it« . Je trouvais le message un peu débile mais j’adorais le coton gris chiné. Mais quand je pense à l’artiste, ces mots prennent tout leur sens.

On part à la Nouvelle Orleans.

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