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Amerikka

Le meilleur des US:

– Walmart, je crois qu’on est tous d’accord pour dire que c’est la cristallisation de tous les fantasmes inspirés par les US. Oui, il y en a partout mais celui la était particulièrement génial.

– Budweiser: même si la bière locale est délicieuse, elle a quand même un nom de magasin de meubles et elle n’est jamais en canette. Donc tu ne peux pas refermer le poing sur la canette vide et la jeter derrière toi en visant une poubelle. Je ne l’ai jamais fait mais j’adorerais.

– Mississippi: Tom Sawyer quoi.

– Highway: où on a passe beaucoup de temps. Les enfilades d’enseignes de chaînes de restauration, les camions mastodontes, des ponts géants en acier mordu par les intempéries: driving around.

– Motel : pour se sentir comme dans un film de Cassavetes.

– Nature sauvage: des marais, des bayous, des marais, des bayous, des alligators, des marais, le bayou.

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Repères

Voici ma perception de la ville:

CRouveyrolles

 

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CRouveyrolles

Cette ville n’est pas que cool:

– Bourbon street: l’artère qu’on aurait tout aussi bien pu appeler Babylone Street. Elle est uniquement constituée de bars à thème(s), mini restaurants ne servant que de quoi éponger un trop plein de bière, et quelques clubs de strip-tease particulièrement cheap. Les gens y déambulent avec des démarches d’équilibriste, hilares. Ils portent de grand verre en plastique fluo et sirotent des Margarita en allant d’un bar à l’autre. Les hommes et les femmes sont vulgaires. En fait, tout l’est. Loin d’être inintéressant, juste un peu écœurant.

– Le French Quarter: je n’aime ni Prague, ni Vienne. Ils ne s’y passent rien qui ne soit pas lié au tourisme, lequel est entièrement tourné vers un passé assez lointain, et surtout, grossièrement relu. En marchant dans la rue, on a le constant sentiment d’être dans un décor de studio en carton pâte. Même chose dans le French Quarter. Certaines maisons -les plus hispanisantes- ont beaucoup d’allure. Le reste sent la naphtaline.

Tout le reste est assez génial. Déjà tu passes une bonne partie de ton temps à te dire que tu es en Louisiane, parce que c’est très sexy. Ensuite, tu répètes plusieurs fois que c’est la ville préférée de Quentin Tarantino. Enfin il y a tout le décorum disponible pour des jeunes gens dans le vent: immenses stations service, musiciens de rue édentés mais sosies de Morgan Freeman, Budweiser moins cher que l’eau, Mississippi et steamers qui rappellent Lucky Luke, palmiers qui déchirent le ciel rose et doré du crépuscule, tramway beau comme un camion de pompier, locaux à l’accent sudiste et cocktails de crevettes super-frits.

CRouveyrolles

Louisiana

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Yasmina Reza

On a vu l’artiste.

Ça nous a bien mis les méninges à chaud. Ce qu’il y a de formidable avec ce jeune homme c’est le déséquilibre entre ses peurs du monde, de l’avenir, de sa création; et ses certitudes de plomb sur ses valeurs, la hiérarchisation qualitative de l’humanité, ce qui est bien en général.

Il est assez grand et propre sur lui. Sa tignasse rousse est totalement imprévisible. Le look de l’artiste est celui d’un intello en 89. Comme je le connais depuis très longtemps, je l’aime beaucoup. Ses déviances et son auto centrisme ne me gênent plus vraiment. Et puis, il y a sa musique:

J’ai une grande tante complètement mystique, vieille fille et pleine de convictions. Elle est intense comme on dit ici. Impossible de lui dire qu’elle a des jolies chaussures ou de parler de la météo.

Même chose avec l’artiste. Rien n’est anodin –ce qui ne veut pas dire que rien n’est léger. Jusqu’à ces amourettes dont on ne peut parler qu’en ayant en tête la déviance douce du Humbert Humbert qu’il pourrait devenir ou son contre féminisme un brin réactionnaire. Tout est pensées, réflexions, et mises en perspective. Et c’est bien. Mais dense.

Parfois je me dis aussi qu’il y a un peu « d’entre soi ». Quand je nous entend name dropper des auteurs morts à chaque coin de phrase par exemple.

Il y a 4 ans je m’étais acheté un t-shirt qui portait l’inscription « Art is dirty job but someone has to do it« . Je trouvais le message un peu débile mais j’adorais le coton gris chiné. Mais quand je pense à l’artiste, ces mots prennent tout leur sens.

On part à la Nouvelle Orleans.

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