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Je sais que je vous ai déjà abondamment parlé de l’homme de ma bromance… Mais je suis toujours dépassée par le  génie de ce type. On a parlé d’abat jour pendant 40 minutes -il veut en changer, et il s’est fait un Google doc. Et c’était hilarant. Partiellement parce que ses gouts sont discutables.

Mais ce qui est notable aussi c’est son coté maitre tibétain, il a des « insights » à propos de tout. Je me sens comme Uma Thurman dans Kill Bill, en apprentissage dans des montagnes bizarres quand on se parle, et c’est cool.

Maintenant je n’ai pas beaucoup de temps pour bavarder vu que je viens de passer 4 heures à cuisiner et que c’est à priori ce que je vais faire ces 4 prochaines heures (présentement je mets en péril la vie de ce bon vieil iPhone puisque je tape les doigts plein de farine). J’aides rendez-vous skype avec ma mère et ma grand mère toutes les demi heures pour bénéficier de précieux conseils culinaires. Donc c’est noël et je suis une parfaite housewife et Maïté en même temps. Je vous laisse sur cette charmante image.

Housewife

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Ce matin je vagabondais dans mon Little Jerusalem, près de chez moi. Je me récitais tout le vocabulaire yiddish que je connais en regardant ces juifs orthodoxes si pressés. J’étais en jupette, la paille dans la bouche et l’air benêt. Après j’ai du courir chez moi pour un « Rendez-Vous Skype »*. Dans l’écran il y a eu ma copine bergère, qui est super géniale en maïeutique, qui me ressemble et qui est fort pédagogue (exemple: elle parle très bien du mariage gay, alors que moi je prends juste un air atterré et/ou agacé). Après il y a eu le moustachu, qui n’avait rien à dire sur le mariage gay mais qui est sympa quand même. Je me féliçite chaque jour de l’invention des réseaux sociaux, car j’écris des lettres, mais les autres s’en servent pour me répondre, donc c’est utile.

Dans deux jours c’est les éléctions. Et ça fait peur.

CRouveyrolles

*lettres d’or

Comme un dimanche

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Hier je parlais à un très très bon ami à moi. Nous n’avons pas tant de différence d’âge mais plutôt que de faire un discernement chez les jésuites, j’aimerais autant lui demander son avis en cas de force majeure.

On a bavardé pendant un bon moment. Comme d’habitude son amusement face aux bobos, lui qui a passé 10 ans à monter des boites en travaillant 18 heures par jour, puis plusieurs mois à méditer dans un ashram et à se faire des copains soufis pour savoir ce qu’il voulait faire -et finalement décider de ne rien faire pendant un moment; tous ces projets fous ou simplement nobles et beaux, et enfin ses petits yeux en quarts de lune: tout est délicieux chez cet homme-yogi. (reprenons notre souffle après ce qui est certainement la-phrase-la-plus-longue-du-monde)

Quoiqu’il en soit, je viens à lui parler de mes grandes difficultés sociales. Quand vous arrivez très tard à une fête où tout le monde est ivre et vous êtes sobre comme un tabouret, vous vous sentez en demi teinte. Il y a vraiment quelque chose qui vous échappe. A l’inverse prendre un verre avec quelqu’un de profondément déprimé quand on est amoureux ou super excité par un nouveau projet vous barre la route de l’empathie. J’ai l’impression de vivre ça à cause de mon travail. J’adore absolument ce que je fais. Mais je n’ai pas sas de décompression. Je rêve de mise au point et parfois même de balance des blancs (alors que : ALLO-JE-N’AI-QUASIMMENT-JAMAIS-LA-CAMERA-DANS-LES-MAINS-#LeDrameDeSaVie).

Comme beaucoup de gens, un de mes premiers gestes le matin est de regarder mes mails du bureau -avec un sentiment très coupable, pour tout dire je pourrai autant manger un pot de saindoux au réveil j’aurais ce même sentiment de faire quelque chose de complètement malsain et presque morbide.

En conséquence, je ne peux (facilement) boire des bières qu’avec des gens qui travaillent dans les médias.

Dans tous autres cas de figure : pendant les 20 premières minutes de conversation j’interviewerai -vraiment- mon pote, c’est à dire que je lui poserai des questions comme on en pose à quelqu’un pour le faire accoucher de ce qu’il pense vraiment -bonjour les copains-, ou bien je n’arriverai pas à sentir ce qu’il me raconte (le fameux syndrome « mais de quoi il me parle? »).

Mon ami-yogi me disait qu’il connaissait bien ce phénomène propre à sa vie antérieure.

Il me conseille de ne rien faire pendant 48h avant de voir un ami. Ne rien faire -ou plutôt se « recentrer », certainement plus ou moins la même chose- semble être sa réponse à tout.

Bien qu’assez contraignant en termes d’emploi du temps, ça me semble une bonne solution.

Donc comme on dit ici: « je travaille la dessus ».

Yogi

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Ce qu’il y a de bien dans le fait de vivre à l’étranger:
– tes amis sont à peu touchés d’amnésie et finissent par oublier ta tête,
ta mère les rares personnes qui te remettent vaguement tu leur parles sur skype (et ils ressemblent à des pochette de 33 tours psyché)

CRouveyrolles

– quand ils te parlent c’est pour te dire : « alors… New York? » la question la plus débile du monde quand on réfléchit une seconde aux réponses possibles

( 1- Ecoute, c’est génial, je me dore la nouille sur la High Line tous les jours…Oh Wait… en fait il fait -15 degrès!,

2- Ecoute c’est génial, ici c’est juste le boom… incroyable, c’est top: y a qu’à se baisser pour ramasser les dollars… Oh Wait… il y a 9% de chomage à NY!,

3- Ecoute c’est génial je mange plein de KFC … Oh Wait… en fait je suis obèse!, … )

En fait si tu es enthousiaste les gens t’envient, ils disent que tu as « changé », et si tu es plus mitigé, les gens s’offusquent de ton ingratitude et disent que tu es « blasé ». Ce qui laisse peu de possibilités.
– tu peux écrire tes cartes de voeux début février; comme tout le monde t’a oublié, personne ne viendra te le reprocher.

CRouveyrolles

Remi sans famille

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