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Au bureau on se bourre de chocolat. C’est la déchéance. On en mange comme des boulimiques en parlant de nos futures résolutions pour 2013. C’est comme ci on avait tous encore un peu de Bolduc collé sur le front.

Hier mes colocs ont organisé leur dîner de Noël. Le thème c’était « deep-frying ». Donc tout était frit. Mais vraiment bien transpirant de gras. Ma coloc adore boire des bières en GRANDES bouteilles, donc elle s’était constitué une petite cave de litrons. Ils se sont installé une télé dans le salon, ont coupé le son (« La boite à images, ce dieu païen ») et écoutaient des chants de noël suaves. Personne ne s’était mis sur son 32, évidemment. C’était super cool (surtout quand ils ont mis des Oréo panés dans la friteuse). Et c’était l’exact opposé point par point de mon dîner.

Bolduc

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Mon casting de diner de noël était très risqué mais ça s’est bien fini.

Étaient présents:

– Le Breton qui n’aimait pas le Chouchen, et qui du coup avait apporté du whisky. Je pense qu’on peut lui décerner la palme du Héros de Noël tellement il a apporté le Santa Spirit classique dont cet appartement avait besoin. C’est simple, j’avais l’impression que c’était mon cousin.

– Ma coloc californienne et pâtissière qui m’a sauvé la vie en m’apprenant des trucs et astuces, et qui a surtout réussi à mettre en chauffe tout le monde pendant que je surveillais ma cuisson. Il faut dire que l’aventure qui l’attend (obtenir un visa pour la France) est un vaste sujet.

– Un Israélien que j’avais rencontré au Floyding. C’était son premier dîner de noël donc quand il s’est mis à neiger il a failli faire un arrêt.

– Un vieux copain de la fac, je l’appellerais le Philippin, parce que c’est de là que vient sa famille qui -en gros- le fait chanter, pour que tous ses cousins puissent venir en Amérique devenir infirmier. D’ailleurs cette même famille ne comprend pas pourquoi il fait du journalisme -d’abord c’est quoi le journalisme?

– Une copine de lycée qui vient de s’installer à New York avec son cher et tendre. Elle a décroché un stage payé à 4 chiffres chez des PR, il y en a qui ont du nez. Six mois avant elle quittait Bangkok où elle décrivait des raves pour des sites branchés de la rive droite. Donc comme on dit ici: « she’s a lot of fun« .

– Mon fidèle ami aux yeux noirs, j’ai déjà été assez hagiographique ici à son propos. La vibe juive qu’il a apportée était un vrai plus.

– Son coloc indien, intéressant apport exotique aussi. Et ses histoires de musicien parcourant les Etats-Unis sont très marrantes.

– Les Halles de Paris. En une seule personne, eh oui. Gouaille de maraichère et lexique de petite racaille de Brooklyn, cette fille, étudiante/serveuse à New York a les épaules d’un trooper et un potentiel d’Arletty assez divertissant.

– Genépi, arrivée sur le tard, elle a apporté une touche de style assez capitale. Bonne contribution.

On écoutait une sélection musicale du Breton qui n’aimait pas le Chouchen, pointue. Mon marathon en cuisine m’a convaincue de ne jamais être femme au foyer mais bon bilan quand même. Ce qui émerge de nos débats c’est que New York est l’anti ville hippy par excellence et que personne ne porte du parfum à cause de la promiscuité suintante dans le métro.

Casting

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Job hunting

Hier soir j’ai eu le bonheur de hang out avec mes vieux copains de la fac.

C’était comme d’habitude dans les pires bars de Midtown dernier vestige de l’époque où cette partie de la ville était une cour des miracles crado et sexy comme une strip-teaseuse.

Une des anciennes camarades de classe me racontait ses débuts de recherches de travail. Comme je sais que ça va me tomber dessus très bientôt, j’écoutais très attentivement cette leçon d’americanattitude. Elle a « un plan« , et surtout je trouve sa détermination admirable. C’est le genre de personne qui se dit : « je préfère ne rien avoir plutôt que d’être sur-qualifié pour le job ». C’est l’enjeu de ces étudiants super endettés en sortie de leur sacro-sainte grad school, je comprends donc bien que l’idée c’est surtout de trouver un poste qui te rapporte plein de pognon. Néanmoins, en comparant son attitude de jeune diplômée et la mienne… Je mesure le génie de ce pays dans lequel développer une telle force mentale (et une confiance en soi presque questionnable) est possible.

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Oatmeal bliss

Comment ai-je pu passer à coté du oatmeal? Je me demande vraiment.

Autre note sans intérêt: New York commence à bien trop moisir dans son jus de Noël. Il est temps que ça s’arrête car je risque d’étrangler l’hyperactif de l’Armée du salut qui gesticule avec force clochette, et ce, tous les matins quand je sors du métro – donc, avant mon oatmeal bliss.

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Je vous ai déjà parlé de ces kids géniaux que je baby-sitte et qui sont des fans absolus de Ma sorcière bien-aimée.

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Plus je regarde cette série, plus son rêve américain mâtiné d’un sexisme soft me fascine.

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Dans quel univers existe-t-il des hommes qui expliquent à leur femme qu’une cuisine équipée vaut tous les pouvoirs magiques du monde?

Entre la voisine obsédée par les balbutiements de la macrobiotique, et l’imaginaire pré-Mad Men de la boite de pub de Darrin Stephens, on dirait un prospectus sur  la modernité insubmersible de l’American Way of Life.

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L’esthétisme retro de ces costumes marins de Tabatha, des pantalons capri de sa mère et les voitures géantes des bonshommes est exceptionnel. Je m’attends toujours à voir apparaitre un bandeau « Merci pour le plan Marshall les gars! Vive le corned beef en boite et le peanut butter!« .

En fait ces images d’une autre époque, avant l’Irak, Dr. Dre, et Goldman Sachs, me plaisent parce qu’elles parlent d’eldorado, d’un pays qui croit fermement que son destin est de montrer la voie à tous les autres.

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Utopia

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Boloss

J’adore cette video de Tommy Hilfiger qui est diffusé dans les taxis. Un mélange de boloss, de college movie, et de Connecticut (sans Newtown).

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J’ai héberge cette semaine mon vieux copain Nemo. Je ne peux pas vraiment dire que c’est un ami proche. Plutôt une bonne connaissance de mes années lycée. Nemo a vécu longtemps à Londres et il aime l’art contemporain, les filles, voyager et se ré-inventer dans des fêtes.

Le lien entre Nemo et moi c’est surtout l’Artiste, un très cher ami, mon ancien coloc, le frère de mon ex, et un compositeur de grand talent. L’Artiste s’est entiché d’une muse -ça arrive, au faux airs de Juliette Greco et de Jeanne Moreau -avec qui elle partage son prénom. La muse a été rencontrée via Nemo. La muse est par ailleurs vraiment une chic fille. Vous savez à peu près tout, mais j’ajouterai que ces trois énergumènes travaillent dans des domaines artistiques et sont fantastiques une fois qu’on a dépassé leur ancrage hors de la réalité. J’ai pour ma part une grande tendresse et beaucoup d’estime pour chacun.

Bref, Nemo tenait hier soir sa soirée d’adieu à New York. C’était dans un petit bar de Brooklyn non loin du carré doré de Williamsburg. Il y avait une héritière de Canal +, je la présente un peu par sa filiation car je ne lui ai pas parlée, la poule locale de Nemo, mes colocs qui se sont amourachés de Nemo, un cinéaste et réalisateur prometteur et brouillon, et quelques autres. J’admirai déjà la reproduction de la faune parisienne qui les entoure d’habitude.

Et puis en regardant bien Nemo et l’Artiste, quelque chose m’a frappé. Il était comme un chien et un loup, comme des faux jumeaux. Si proches par leur charisme, leur sens du drame, cette façon de s’habiller comme quelqu’un qui pourrait utiliser des expressions aussi surannées que « le boul’mich« , leur présence solaire, et clownesque parfois. Si différents aussi.

L’Artiste hait vraiment New York, comme Cocteau. Il est effrayé par cette culture gloubiboulga qui manque de nuances, et par la grossièreté de l’Américain moyen. Tel Astérix, il résiste en s’entourant de très jeunes gens fascinés par l’Europe  ou en traduisant ses expressions fétiches littéralement (l’utilisation de « old » pour le sobriquet affectueux « vieux » m’amuse particulièrement, par exemple: « écoute, vieux, ces filles sont encore vertes« , donnera donc « listen, old, these girls are still green« ). En fait son anglais est forcement britannique, Shakespearien (I love thy) ou Churchillien (We shall surrender). Sa précision intellectuelle est admirable. J’ai toujours aimé les hommes qui s’intéressaient aux idées et à la philosophie -rétrospectivement je me rends compte que c’est peut-être pour cette raison que je ne suis plus avec son frère. L’Artiste aime le Lincoln Center , Kiehl’s, et les petites danseuses de la Juilliard.

Nemo a davantage l’allure d’un Marcel Duchamp. Curieux des mœurs outre Atlantique, le fait qu’il se soit trouvé une bonne amie locale si vite en est bien la preuve. J’aime son enthousiasme amusé quand il parle de son expérience à Art Basel. Il est perpétuellement à géométrie variable. Nemo aime aussi le Met, les burgers, Central Park et les jeunes hipsters de Brooklyn. Éruptif, il est plein de surprises.

Malgré leurs différences, ces deux bonhommes se démarquaient par leur éloquence et leur dramaturgie. L’Artiste est monté sur une voiture pour appeler une (autre) poule, sous la pluie, plein d’emphase. Je pouvais sentir ma coloc frémir devant tant de romantisme à la française. Le quart d’heure d’embrassades hyper sensuelles que Nemo et sa donzelle ont performé collés au bar a eu le même effet. Et le discours de l’artiste sur ces aristocrates du nouveau monde chez lesquels il loge gracieusement dans l’Upper East Side, qui pourrissent son âme, et dont la vulgarité n’a pas de limite, c’était la cerise sur le gâteau pour cette native du Bronx. A moins que ce ne soit le coté chic et débraillé de ces deux gravures de mode huilées par la pluie et étincelants de passion?

Bref, vive la France quoi, c’est encore les vieux tours qui marchent le mieux sur nos amis du nouveau monde.

Chien et loup

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L’autre jour j’étais dans l’ascenseur. Jusqu’ici tout va bien. Au 15e étage, deux types entrent. Ayant intégrés les codes locaux je ne dis rien. Le premier parle très fort, on sent que l’autre blond joufflu est à sa botte. Ils ont une conversation enthousiaste (à moins que ce ne soit un monologue enthousiaste?). Je n’écoute pas car je suis en train de whatsapper – une de mes activités préférées devant l’Eternel.

Soudain…: silence. Le fanfaron du jour prend bébé blond à parti et lui dit: « ah mais c’est ce que je te disais! C’est dramatique de penser qu’il y a des gens qui utilisent encore un BlackBerry!« . Sentant des regards sur moi, je comprends qu’on parle de mon téléphone de bureau (qui fonctionne tellement mal qu’à ce stade on peut même parler davantage de talkie-walkie). Et le fier à bras de renchérir en s’adressant à moi: « Je suis vraiment désolée pour vous, que vous n’ayez pas d’iPhone« . Alors déjà merci de me prendre pour une abrutie: j’avais compris de quoi on parlait et le BlackBerry ne m’a pas encore ramolli le cerveau. Ensuite, les deux crétins ont quitté l’ascenseur avec une mine défaite. Je n’ai donc pas eu le temps de leur dire que:

– Mime et la Militante préféreraient se trancher la jugulaire plutôt que d’avoir un téléphone fabriqué par les esclaves de la téléphonie les plus médiatisés de la Chine. Donc il y a des gens qui ne veulent pas d’iPhone.

– Etant donné mon âge et le leur j’ai plus de chances d’être du bon coté de la barrière numérique qu’eux. Donc ça va les leçons.

– En parlant de fracture numérique, et puisqu’on est dans une dynamique rhétorique de cour de recré: c’est mon pays qui a inventé le Minitel, Songpop et la carte à puce, alors que vous, vous avez inventé Facebook un outils d’aliénation des esprits dont on parlera dans 50 ans comme du dernier fascisme.

Minitel

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Hier soir j’etais au Gramercy Theatre « pour-un-concert-exceptionnel »: People Under the Stairs. Un duo de quarantenaires basés à Los Angeles et stars pointues des 90s qui faisaient bonne figure sur une scène un peu crado. Avec pour motto, « anytime is party time and party time is anytime« , ils s’en sont bien sortis. Dans la salle des jeunes excités faisaient se faufiler des pétards de rigueur. Mon coworker, le Breton qui n’aimait pas le Chouchen, avait eu une excellente idée en recommandant ce groupe grinçant et qui aime jeter de la bière ou n’importe quoi d’autre sur son public, et jouer avec des lunettes de soleil. Un son hip hop vintage assez génial.

Ensuite -après un bref épisode de pluies torrentielles (ce n’est pas une métaphore) qui donne toujours envie de se déguiser en Audrey Hepburn et de chercher son chat- j’ai été à une fête de collègues. Normalement je trouverais ça horrible. En fait, normalement j’irais pas. Sans même me poser la question, d’aileurs. Littéralement « too cool for school« . Mais comme je crois que je vis un âge d’or de team spirit, que peu de gens connaissent et qu’évidemment je ne retrouverai « plus-jamais-never-dans-toute-ma-vie », j’essaie d’en profiter.

Dernier arrêt: cette sorte de club où je vais finir par aller tous les weekends. Ce soir là il y avait un groupe de très jeunes gens complètement incandescents. Croisement hyperhipster & danseur professionnel.

Ils avaient des coupes de David Bowie (toutes époques confondues), des chaussures cloutées et des gilets en chevreau. Ils sautaient partout et c’était très réjouissant. En tous cas, plus amusant que la brochette de quatre mannequins anglaises absolument magnifiques en total look Isabel Marant, sequin + feutre + moue statement des chics et blasés – créatures incontournables de vos nuits brooklynite.

Night

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Tiaras

Toute la journée j’ai regarde ce show totalement génial, Toddlers & tiaras. Comment dire… C’est toute l’Amérique qui remue dans ces épisodes de 40 minutes, complètement addictifs.

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Donc l’idée c’est de suivre des tandems fille-mère dans leur compétition pageants. Un pageant c’est une sorte de concours de beauté et de talent, et c’est un sport national. Des bébés jusqu’aux teens, des créatures entre le travesti brésilien et la mini Barbie défilent en maillot de bain, en robe de soirée (?), ou en costume imposé (et là on a autant de 60s, icônes américaines, contes de fée…). Le jury est composé de notables locaux qui sont soit à moitié pédophiles, soit très sérieux – et tous ont toujours un avis sur la vraie question des pageants, vaut-il mieux le glitz (strass et paillettes à 300%) ou le natural (strass et paillettes à 150%)?

Et enfin derrière le banc des jurés il y a maman (ou papa) qui après avoir blanchi les dents de sa fille, lui avoir peroxydé les cheveux, et avoir engagé un coach pour que poupette répète la choré, est en train de faire trois ulcères et/ou de mimer ladite choré pour que poupette, 3 ans, arrive à suivre le rythme.

A la fin les demoiselles s’alignent avec un sourire horrifiant, et attendent qu’on nomme la gagnante du Grand Supreme. L’heureuse élue reçoit une couronne dorée généralement bien trop large pour son crâne, un trophée à la Jeanne et Serge, et parfois des jouets ou un éventail de billets.

Tous les parents ne sont pas pareils -sinon ce serait pas marrant. Il y a ceux qui veulent une diva super sassy et qui ne voient pas où est le problème quand ils habillent leur fille en pute. Et il y a ceux, plus tradis, qui jouent à fond la carte majorette et performance (mes préférés). La finalité ça peut être de rembourser la maison, financer les études (ou la psychanalyse?) de poupette, ou juste être la plus belllllle.

Karmen Walker, 6 ans, Charleston, West Virginia - Rebeccas Drobis (c)

Karmen Walker, 6 ans, Charleston, West Virginia – Rebeccas Drobis (c)

Tous ont en tête une idée formidable: gagner le concours = self esteem = la win attitude = une bonne personne. Cette confiance en soi est vraiment comme un graal, peu importe les moyens de l’obtenir, c’est bien l’essentiel.

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Aujourd’hui: il ne s’est rien passé d’exceptionnel. Même dans ma vie palpitante de Grand Reporter, ca arrive. Pour vous divertir je vous conterai l’histoire de ce show que le métro nous promet: Shahs of Sunset.

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Une sorte de concentré de la recette savoureuse de Jersey Shore version poulet aux prunes. Comme je suis une grande fan de Farah Diba, je vous laisse imaginer ce que j’en pense.

Notre ami, Réza (what else?), nous donne son avis sur le show qui a fait de lui une « star »:

 

Shahs

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Une chose géniale aux Etats-Unis, c’est Netflix. D’aucuns disent que c’est la meilleure invention humaine depuis la pénicilline. C’est un service de vidéos à la demande sur abonnement avec un « profiling » censé intelligent -je dis censé parce qu’en ce moment Netflix me propose beaucoup de films avec un « strong lead female character« , et je ne vois pas trop pourquoi.

Le problème avec Netflix, c’est l’effet corne d’abondance. Trop de choix empêche la véritable décision. Tu finis donc par regarder soit un film français (que tu as potentiellement déjà vu), ou trois fois les vingt premières minutes d’un truc, et comme ça ne prend pas, tu zappes.

Donc c’est super parce que j’ai enfin pu voir la Piscine, et dans un tout autre registre, Clueless.

Hmmmm Ouuuuuh Wiiiiiiz

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Et en même temps tu te rends compte qu’un certain nombre de documentaires sont réalisés à base de bout de ficelle, comme ce truc que j’ai vu l’autre jour:

Donc c’est tellement difficile de faire un choix que finalement tu ne regardes rien.

J’imagine que c’est la version encore plus perverse du vidéo club.

Netflix

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Storytelling

Quand j’étais à Boston, le chef op avec qui je travaillais était complètement anarchiste et avait eu une vie très très mouvementée: tenancier d’hotel avec une fille qu’il a épousé à 16 ans alors qu’ils étaient sous acid, tournée avec un groupe de punk, clochardisation new-yorkaise,… Les amateurs de Junk y trouveraient leur conte (ahah).

Outre quelques histoires de perceptions du monde améliorées grâce à des substances diverses -très intéressant quand même pour un mec dont le métier est maintenant de faire des images, autrement dit des représentations, il m’a beaucoup parlé du fait qu’il ne croyait pas en l’idée de gouvernement. Mais qu’il ne voulait rien faire pour le renverser. C’est loin d’être le premier à me raconter un truc comme ça dans sa tranche d’âge, alors je me suis dit que ça valait le coup d’être raconté. Ces types ont l’air de se reposer sur des institutions locales et communautaires plus que sur l’état. En même temps ils sont assez fataliste et leur conclusion ressemble un peu ça: « même s’il ne sert à rien, il ne faut pas révolutionner ou anéantir le gouvernement ». Curieux.

Sinon il a réalise ce super doc:

 

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Amerikka

Le meilleur des US:

– Walmart, je crois qu’on est tous d’accord pour dire que c’est la cristallisation de tous les fantasmes inspirés par les US. Oui, il y en a partout mais celui la était particulièrement génial.

– Budweiser: même si la bière locale est délicieuse, elle a quand même un nom de magasin de meubles et elle n’est jamais en canette. Donc tu ne peux pas refermer le poing sur la canette vide et la jeter derrière toi en visant une poubelle. Je ne l’ai jamais fait mais j’adorerais.

– Mississippi: Tom Sawyer quoi.

– Highway: où on a passe beaucoup de temps. Les enfilades d’enseignes de chaînes de restauration, les camions mastodontes, des ponts géants en acier mordu par les intempéries: driving around.

– Motel : pour se sentir comme dans un film de Cassavetes.

– Nature sauvage: des marais, des bayous, des marais, des bayous, des alligators, des marais, le bayou.

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Motto

J’aime bien envoyer des messages inspirationnels à mes amis. J’essaie de partir de ce qui m’entoure, des traditions énergiques new-yorkaises, de leur transmettre cet esprit dynamique d’entrepreneur enthousiaste américain…

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