Archives de Tag: vener

Je me suis disputée avec quelqu’un ce soir. Genre vous vous disputez et tout d’un coup vous vous rappelez que c’est ça se disputer. J’avais tellement les boules que je me suis dit c’est le bon moment pour regarder les Valseuses que je n’ai jamais vu. C’était vraiment une idée débile. J’ai bien fait de regarder des épisodes de New Girl, le show le plus débilifiant du monde.

Orage

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Eye of the tiger

Ce matin, vers midi, je me suis dit comme Sylvie. Je vous préviens cette technique marche bof. Préférez Eye of the tiger.

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Pourquoi suis je toujours super déprimée les jours ou il fait trop beau?

CRouveyrolles

Je sors de chez moi avec mes lunettes de soleil et habillé comme un sac. J’ai l’impression d’être un de ses ados qui fait la gueule en sweat Korn sur les plages l’été. De toutes façons il faut toujours beau dans cette ville. C’est carrément relou.

Naze

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Une des expériences les plus singulières quand on habite à l’étranger, c’est de rentrer chez soi après des vacances ou un weekend au vert. Je me souviens très bien qu’en revenant de Montauk j’avais eu ce sentiment de rentrer au bercail. Même chose ce soir. C’est amusant comme « la maison » est un concept assez flottant. On croit appartenir quelque part, et on est infidèle sans même y penser.

Sauf pour les Allemands qui ont un mot spécial pour leur appartenance géographique et quintessentiellement identitaire, heimat. Je vous dit ça au cas ou ça tombe la prochaine fois que vous regardez Questions pour un Champion entre copains.

Rien n’était ouvert à Hipsterland pour deux voyageurs sales et repus. Le moustachu, la militante et moi avons échoué dans un des 700 000 restaurants français de Brooklyn. La serveuse -une petite brune « pleine-de-peps« , a bien essayé de nous entourlouper. Nous prenant pour des touristes, elle a essayé de nous faire gober que les gens laissent généralement 30% de pourboire. No shame.

J’ai voulu m’inscrire sur Yelp pour les dénoncer mais j’ai eu peur de devenir comme ces gens qui passent leur temps à noter les spots qu’ils fréquentent et qui se fâchent tout rouge quand ils estiment être mal servis, avant de lâcher, furibonds, « ah mais vous ne savez pas qui je suis! » et d’ajouter en éructant, le cou tendu et nerveux: « je suis quelqu’un sur Yelp« .

Heimat

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Aujourd’hui je voudrais parler d’un problème qui me tient particulièrement à cœur. Je sens déjà que ce sera le combat d’une vie. Viscéralement, leur présence m’est insupportable: les cons.

Attention, il y a plusieurs types de cons. Ceux dont je parle sont des cons de première qualité, label rouge, un niveau de connerie de haute compétition.

Pourquoi vous parlez des cons spécialement aujourd’hui? Parce que j’ai rencontré hier des cons particulièrement édifiants.

J’allais tranquillement au Roebling Tea Room (il semblerait que la seule autre personne qui aime autant cet endroit que moi est bien Dan Humphrey) pour y bruncher avec une bande de gens tout à fait recommandables.

 

Je ne me doutais pas de l’horreur qui m’y attendait.

 

L’Orchidée avait invite deux types -Français- rencontrés la veille, à 4h du matin alors qu’elle était vraisemblablement sous l’emprise de drogues chamaniques et/ou de malbec (eh oui -digression- l’orchidée c’est ce genre de nana un peu snob qui ne boit QUE du malbec, ou du champagne a la rigueur).

 

Le premier, on l’appellera Jean-Pierre, porte une chemise en lin blanc et un bermuda. Taillé comme un homme de la côte atlantique, il a le mollet légèrement trop fin; il nage un peu dans son bermuda. D’un très joli brun, ses cheveux sont coiffés. Donc le mec n’a pas compris le principe du brunch. Il est très en forme. Bien réveillé, il a toujours une connerie à dire.

 

Le second, on l’appellera Jean-Jacques, est plus discret. Il parle anglais comme un enfant de CM2. Ça n’est pas un problème. Mais ça ne l’aide pas à être présent. Telle une grenouille molle, ses yeux -qu’il a de deux couleurs différentes- tournent dans le vide. Son polo bleu pâle est légèrement trop étriqué. Cette couleur layette lui donne l’air très jeune.

 

Dès le départ ça ne colle pas. La vivacité de Jean-Pierre est très agressive. Il a l’assurance de ceux qui sont certains de leur bon droit. Avec Jean-Pierre, pas de demi-mesure. Il n’entend pas les réponses nuancées. Il me demande s’il vaut mieux aller à Boston ou à Philadelphie. On a tous les deux passé un mauvais quart d’heure.

 

Jean-Pierre n’aime pas le silence et devait surement faire partir des adolescents que je détestais le plus quand j’étais au collège: ceux qui font pire la blague, voire pas de blague, et qui, béats, te disent « oh c’est bon… faut rigoler ». Un impératif crypto-fasciste. Clairement. Donc Jean-Pierre ne résiste pas un bon mot. Ou a un mot tout court en fait. Il explique à la Californienne qui est avec nous que:

 

« In France you know i am a comique. The more famous comique from the French. People come to see my one man stand up comique show. Yes yes »

L-O-L

 

Il n’a peur de rien.

Pendant plus d’une heure j’ai été très attentive à ce qu’ils disaient pour trouver un indice de réflexion, d’intellect, ou simplement d’humanité. Mais en vain. La diarrhée verbale de Jean-Pierre n’est nourrie que de clichés, d’inepties et d’une suffisance particulièrement insupportable. Jean-Jacques a l’air d’un prématuré 3 jours après la naissance. Son appréhension du monde et des gens qui lui adressent la parole semble représenter un effort hors du commun. Il fait beaucoup répéter et malgré tout a du mal à comprendre. Quand il dépasse cette étape il n’a pas grand chose à répondre.

 

Entre le mou du genou qui n’a jamais d’avis -à l’exception notable de deux saillies assez paradoxales: (1) « Aaah on reste que 3 jours, j’ai vraiment peur de rater des choses importantes« , (2) « il faut tellement qu’on fasse du shopping.. C’est la priorité de cet aprem« , et le fanfaron du bac à sable… Il est difficile de choisir son camp.

Aussi ne le choisissez pas, ce camp. Le style est différent mais on a bien a faire a deux cas d’impostures. Ils sont tous les deux contents d’être ce qu’ils sont. Ils en font une démonstration tellement persuasive et exubérante que tout le monde les croit. Rapidement les gens ne se posent plus, eux non plus, la question de la nocivité de ces deux crétins.

Tout participant du très grave nivèlement de la société par le bas, je vous encourage à vous aussi lutter contre les cons.

Il faut leur parler longtemps pour les faire accoucher du meilleur d’eux-mêmes et qu’ils se limitent à ce pré carré. Comme tout honnête homme.

Les cons

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