Citations

Une personne de ma boite me casse les pieds, principalement à cause de son style, ça peut vous sembler risible mais ça ne l’est pas.

Je déteste sa vulgarité, son trop plein de confiance en lui, sa gouaille de parvenu.

S’il n’avait pas de rapport hiérarchique entre nous je pense que je supporterais sans problèmes le rustre. J’aurais même sans doute compris pourquoi il était comme ça (pour avoir l’air accessible? cool? par sincère misogynie?..?).

Mais là ces diatribes de vieux roublard me laisse simplement le regard effrayé d’une sainte nitouche qui n’en revient pas. Pourtant je crois vraiment que le mec est super bon, hyper qualifié pour le job et très doué.

Je crois qu’en télé ce profil de cowboy n’est pas si exceptionnel. En tous cas c’est ce que les gens disent. Je vais donc essayer de me mettre au diapason en utilisant davantage une de ses expressions favorites : « sa mère la pute en short« . Je vous dirais si ça fonctionne.

Cowboy

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Dimanche je n’ai pas fait grand chose -déjà j’avais une double dose de babysitting sur mon agenda, donc ça m’a bien occupé.

Comme à chaque fois que je n’ai vraiment rien à faire et que je suis déjà à Manhattan, j’ai été à Central Park. Il y avait une course de rapidité pour enfants. Une mère hurlait à ses enfants: » vas-y, regarde devant, tu n’as le droit de ralentir avant l’arrivée, arrête de regarder les autres, vas-y chéri, dépasse toi! Regarde devant, ne regarde pas les autres!!« . Une technique qui doit marcher puisque sa fille est arrivée parmi les premières. Je vais en faire un motto.

Learning methods

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Ce matin j’ai fait tout le trajet en métro de chez moi au bureau avec un prêcheur. Au début c’était super amusant. Ensuite c’est devenu absolument horripilant. J’ai cru que c’était parce qu’il avait haussé le ton, mais en fait c’est ce qu’il racontait qui devenait borderline et nauséabond.

Pourtant je suis très bon public. Friande même de théories complotistes et autres bullshit illuminati je trouve ça plein de poésie et très cute. En plus, je pense que le second degrès c’est super primordial, aussi j’ai appris à rire des blagues néo-nazies de l’Artiste par exemple.

Son créneau: la décadence avancée de la société conduit à une fin du monde inéluctable et très proche (genre sous 3 semaines).

D’abord je trouve ça étrange que tellement de gens nous parle de bérézina morale.

J’ai le sentiment que le nouveau cool c’est d’être tradi. Les faux cols, la virginité avant le mariage, les « véritables-valeurs-authentiques »,… Etre oldschool c’est à peu près le seul truc à faire pour être de son temps en 2012. C’est pour ca que je veux m’acheter un Barbour.

Mon prêcheur hurlait sur tout le monde. Sortant de ma torpeur confortable je commence vraiment à écouter ce qu’il assène avec une conviction improbable (du fait qu’il est 8h15).

« Quand je suis arrivé à New York les homosexuels avaient honte de parler de leur mode de vie, maintenant ils en parlent à qui veut l’entendre. »

Ah les saligauds! Ils parlent aux gens! Vous vous rendez compte?! Terrorisme, clairement.

Bon je ne vais pas vous raconter toutes ses saillies verbales, à part le tremblement de terre géant qui détruira New York et le monde en décembre (un peu maya sur les bord le mec, on ne sait pas trop comment ça se passe là dedans) –comme ça au cas où c’était vrai, on pourra dire que j’avais relayé l’info-, il n’y avait que du classique voire banal Paco Rabanne. A un moment, une jeune minette métisse et qui portait un sublime duffle coat camel (ne cherchez pas, ce détail n’a aucun intérêt), a fini par lui dire qu’il était libre de penser et dire ce qu’il voulait (#Americaaaa), mais que c’était pas ok de hurler sur les gens. Je pense qu’elle avait raison, mais comme je ne pouvais pas sortir de mon mutisme matinal je me suis contentée de regarder avec mon regard-de-la-mort le prêcheur en signe de soutien. Le prêcheur a vociféré qu’il n’entendait pas recevoir des conseils d’une lesbienne déviante.

J’ai donc trituré dans ma tête tout ce que j’aurais pu dire. Puis c’était ma station alors je suis sortie en me disant que la seule bonne réaction aurait été de l’enlacer en chantant Stop In The Name Of Love, c’est à dire bien trop d’effort. Même pour lutter contre le crypto-fascisme intégriste, je ne peux pas mobiliser mon attention plus d’une minute avant 9h du matin. C’est très triste.

Doomsday

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CRouveyrolles

 

Argh! Aujourd’hui j’ai encore croisé des Américains dinguos de leurs chiens.

« Je n’ai pas d’enfant, mais Clyde c’est vraiment mon fils » me dit une fille que j’interviewe sur un sujet périphérique.

Tel un lamantin, assise sur sa petite chaise, le chien -vetu d’un costard en drap de laine- sur les genoux, cette trentenaire mariée me dit cette phrase déjà surprenante. Mais le plus improbable, c’est sa décomplexion . Elle ne m’agresse pas, et elle ne cherche pas du tout à me convaincre. Elle n’a juste même pas conscience qu’elle dit est anticonformiste.

Magique.

 

Boule et Bill

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CRouveyrolles

Aujourd’hui mon ancienne coloc wahrolienne m’a écrit. Elle est d’abord rentrée à Reims, avant de trouver un travail dans la riante bourgade de Munich.

Elle me disait plein de choses hautement intéressantes, et au détour d’une ligne il y avait cette phrase:

« ça va te faire tellement bizarre de rentrer ».

Là, mon sang n’a fait qu’un tour. En fait je ne me suis jamais vraiment posé la question.

Je suis rentrée à Paris au printemps. C’était un dimanche. Et ce soir de retour, j’ai bien cru que j’habitais à Limoges. Les rues , minuscules, étaient désertes et nues, parce que les grands écrans publicitaires habillent bien New York, qui a donc l’air d’un sapin de Noel 365 jours par an.

A peine quelques jours après, je ne me posais plus aucune question. Ce sont des choses tout à fait dérisoires qui différencient ces villes finalement. En dehors des gens.

On se demandait systématiquement où sortir après 2h à Paris, mais en même temps on passe son temps à se demander où sortir après 4h ici… Le métro est bien plus agréable à Paris. Et on peut faire le tour de la ville à pieds. Sinon comparaison n’est pas raison hein.

Les gens sont moins sympas et ils râlent tout le temps, ou alors ils sont complètement contemplatifs mous. Mais ils sont bien plus sincères.

New York a un coté ville monde où tout est plus ou moins possible. Paris est capricieuse, mais je n’ai pas grand chose à lui reprocher.

Othoniel hier nous disait :

« Ah vraiment vous avez la belle vie ! Etre français et habiter à New York ! ».

Je ne sais pas trop ce que ça veut dire. Pourquoi faut-il que les choses soient toujours mieux ou moins bien, et qu’on soit tous d’accord ?

Binaire

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Aujourd’hui je voudrais parler d’un problème qui me tient particulièrement à cœur. Je sens déjà que ce sera le combat d’une vie. Viscéralement, leur présence m’est insupportable: les cons.

Attention, il y a plusieurs types de cons. Ceux dont je parle sont des cons de première qualité, label rouge, un niveau de connerie de haute compétition.

Pourquoi vous parlez des cons spécialement aujourd’hui? Parce que j’ai rencontré hier des cons particulièrement édifiants.

J’allais tranquillement au Roebling Tea Room (il semblerait que la seule autre personne qui aime autant cet endroit que moi est bien Dan Humphrey) pour y bruncher avec une bande de gens tout à fait recommandables.

 

Je ne me doutais pas de l’horreur qui m’y attendait.

 

L’Orchidée avait invite deux types -Français- rencontrés la veille, à 4h du matin alors qu’elle était vraisemblablement sous l’emprise de drogues chamaniques et/ou de malbec (eh oui -digression- l’orchidée c’est ce genre de nana un peu snob qui ne boit QUE du malbec, ou du champagne a la rigueur).

 

Le premier, on l’appellera Jean-Pierre, porte une chemise en lin blanc et un bermuda. Taillé comme un homme de la côte atlantique, il a le mollet légèrement trop fin; il nage un peu dans son bermuda. D’un très joli brun, ses cheveux sont coiffés. Donc le mec n’a pas compris le principe du brunch. Il est très en forme. Bien réveillé, il a toujours une connerie à dire.

 

Le second, on l’appellera Jean-Jacques, est plus discret. Il parle anglais comme un enfant de CM2. Ça n’est pas un problème. Mais ça ne l’aide pas à être présent. Telle une grenouille molle, ses yeux -qu’il a de deux couleurs différentes- tournent dans le vide. Son polo bleu pâle est légèrement trop étriqué. Cette couleur layette lui donne l’air très jeune.

 

Dès le départ ça ne colle pas. La vivacité de Jean-Pierre est très agressive. Il a l’assurance de ceux qui sont certains de leur bon droit. Avec Jean-Pierre, pas de demi-mesure. Il n’entend pas les réponses nuancées. Il me demande s’il vaut mieux aller à Boston ou à Philadelphie. On a tous les deux passé un mauvais quart d’heure.

 

Jean-Pierre n’aime pas le silence et devait surement faire partir des adolescents que je détestais le plus quand j’étais au collège: ceux qui font pire la blague, voire pas de blague, et qui, béats, te disent « oh c’est bon… faut rigoler ». Un impératif crypto-fasciste. Clairement. Donc Jean-Pierre ne résiste pas un bon mot. Ou a un mot tout court en fait. Il explique à la Californienne qui est avec nous que:

 

« In France you know i am a comique. The more famous comique from the French. People come to see my one man stand up comique show. Yes yes »

L-O-L

 

Il n’a peur de rien.

Pendant plus d’une heure j’ai été très attentive à ce qu’ils disaient pour trouver un indice de réflexion, d’intellect, ou simplement d’humanité. Mais en vain. La diarrhée verbale de Jean-Pierre n’est nourrie que de clichés, d’inepties et d’une suffisance particulièrement insupportable. Jean-Jacques a l’air d’un prématuré 3 jours après la naissance. Son appréhension du monde et des gens qui lui adressent la parole semble représenter un effort hors du commun. Il fait beaucoup répéter et malgré tout a du mal à comprendre. Quand il dépasse cette étape il n’a pas grand chose à répondre.

 

Entre le mou du genou qui n’a jamais d’avis -à l’exception notable de deux saillies assez paradoxales: (1) « Aaah on reste que 3 jours, j’ai vraiment peur de rater des choses importantes« , (2) « il faut tellement qu’on fasse du shopping.. C’est la priorité de cet aprem« , et le fanfaron du bac à sable… Il est difficile de choisir son camp.

Aussi ne le choisissez pas, ce camp. Le style est différent mais on a bien a faire a deux cas d’impostures. Ils sont tous les deux contents d’être ce qu’ils sont. Ils en font une démonstration tellement persuasive et exubérante que tout le monde les croit. Rapidement les gens ne se posent plus, eux non plus, la question de la nocivité de ces deux crétins.

Tout participant du très grave nivèlement de la société par le bas, je vous encourage à vous aussi lutter contre les cons.

Il faut leur parler longtemps pour les faire accoucher du meilleur d’eux-mêmes et qu’ils se limitent à ce pré carré. Comme tout honnête homme.

Les cons

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J’ai adoré cette vidéo qui est d’une vérité troublante. So true.


Justement puisque c’est so true, je voulais faire une short list à l’usage de nos amis qui souhaitent se la jouer améwicain aux étazounis #lolilol, mais en fait je n’ai pas vraiment le temps, donc je le ferai plus tard. En attendant voici les expressions qui me semblent essentielles: gross, word!, latte, inspiring, gold digger, corny/cheesy, DIY, AKA, NYC, ATM, FML, tipsy, hero/roll, dork, sample sales, awesome, rehab, detox, retox, brown bag, stupid MTA, my phone died, nice, hellooooo, « but like, as in, really », kudos…

New Yorkers

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« My New boyfriend: Whisky. » la militante

La militante s’est faite plaquer par un autre militant, semi débile de son état. Un de ces mecs un peu tristes qu’on croise dans les grandes villes. Un mec qui est venu tenter sa chance mais qui n’a pas les moyens de ses ambitions. Soit ils végètent dans des boulots de fortune. Soit ils finissent par replier bagage, amers et/ou déprimés. Lui, il était musicien -évidement, quoi d’autre? Ils s’étaient rencontrés à Zuccotti Park. Franchement pas la carrure d’un playboy, bien que fort sympathique.

La militante, féministe convaincue -évidement, quoi d’autre?- est tombée sous le charme de ce gredin.

Et finalement… pendant les vacances, il est retourné dans son bled état pour travailler sur une maquette avec des chansons de 18 minutes.

Le 31, n’ayant rien à faire et nulle part où échouer, il s’est retrouvé avec une fille du studio d’enregistrement, tout aussi dépourvue de plans réveillon. Et là il a ressenti une « connexion » incroyable. Il ne s’est rien passé mais le sosie de Denis la Malice s’est senti obligé de « mettre fin à la partie romantique de la relation » avec la militante.

Si je vous raconte tout ça c’est pour vous dire:

– Revenons sur les mots:

« Mettons fin à la partie romantique de notre relation.« 

Ce n’est pas la première fois que j’entends cette exacte expression, que je trouve plutôt amusante. Ce qui s’y cache doit être plus ou moins largement partagé dans le monde occidental, mais quelle façon étrange de le formuler… Pourquoi même le formuler alors que vous allez bien revoir votre ex être de prédilection, et que les probabilités de s’envoyer en l’air encore quelques fois sont assez élevées.

– Conséquences pour le féminisme mondial: la militante, comme je vous le disais est l’une des ses ayatollahs de l’utérus qui fait des gender studies et a des amis travestis. Depuis la terrible nouvelle, elle boit du whisky en rencontrant les amis précédemment cités. Ce qui n’a rien d’étonnant, certes. Toutefois, je ne conseillerais à aucun homme de croiser son chemin. Et si elle devient la brillante intellectuelle qu’elle se prépare à être, le semi-débile aura sa place dans tous les prologues, jouant le rôle de l’Homme à Abattre.

– Comme elle venait chez nous manger des poireaux à la crème, l’Artiste et elle ont entamé une discussion de grands esprits assez fumeuse, sur le désespoir de la rupture et sur les approches comparées new-yorkaises et parisiennes. Débat mystérieusement soldé par cette intervention de la militante, qui à mon sens ne fait que souligner l’insécurité profonde des humains de part et d’autre de l’Atlantique #lyrisme.

« Les Parisiens sont impatients de tomber amoureux, alors qu’à New York on redoute le moment où on aimera quelqu’un. »

Whisky

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Mime et moi sommes passées à la soirée d’Indian Betty Boot, un personnage sombre, j’en ai déjà parlé.
Une pendaison de crémaillère dans l’East Harlem, dans un appartement qu’elle sous-loue à un couple d’Indiennes lesbiennes et monogames (je me demande comment elle a pu avoir cette info..).
Honnêtement la fête n’avait rien d’exceptionnel, mais j’ai croisé un monteur de the Pawn Stars. Évidemment au début j’ai cru qu’il me disait porn star, mais ma vie n’est pas aussi rock’n’roll que je le voudrais.

Bref, il me disait que venant du Nord Connecticut ça n’avait pas toujours été facile. J’ai acquiescé en me disant que ça devait être comme dire à quelqu’un que tu as grandi dans la zone industrielle de Limoges.
Après il m’a dit que New York c’est vachement plus cool. Sans déconner.

« A New York, ceux qui restent, ceux qui vivent ici, font quelque chose Et souvent quelque chose d’intéressant.« 

Malgré son degrés d’ébriété, je lui concède ça. Mon ami moustachu me disait qu’il était frustré de passer un mois dans une ville qu’on apprécie certainement plus en y travaillant. On rencontre par ailleurs plus d’acteurs barman, que d’acteurs chômeurs ici. Je ne sais pas trop ce qu’il faut en conclure.

Z.I. Limoges

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Hier, il a neigé sur New York.
En me réveillant, plus tard que prévu comme d’habitude, je checkais Twitter et Facebook, comme d’habitude, et je me disais que tout le monde était fou de parler de météo, et que ce donnait raison à Jean-Pierre Pernaut, comme d’habitude.

Sauf qu’en fait il neigeait grave. Le 29 octobre. Sérieusement.

On a eu un fake hurricane, des pluies tropicales, un vent totalement improbable et là, alors que les feuilles des arbres ne sont pas même encore rousses: de la neige. C’est à croire qu’ils ont beau faire du yoga macrobiotique et des pilates pescatarian, ils ont beau manger local, fresh, et bio, Zeus ne leur pardonnera jamais quoi?. Ci-joint, une illustration:

CRouveyrolles

En plus, c’était un bordel monstre, il y avait de la neige partout dans la rue et sur la route et le métro fonctionnait à peine. Mais que font le FBI et la CIA? J’ai passé 36 minutes entre deux stations dans le métro, et alors que je lisais Vogue  Le Banquet  A Reporter’s Life de Walter Cronkite, un type a l’air louche s’est penché vers moi pour me confier son angoisse existentielle et son appréciation 2010tiste de ce qui nous arrivait.

Malheureusement son discours n’incluait aucune description de pluie de grenouilles clonées avec des sauterelles. A peine quelques boutades sur les dirigeants du monde, le sionisme, et surtout les échecs de la post-modernité et du consumérisme.

Il était visiblement très agité par le réchauffement climatique, ce qui m’a semblé totalement hors de saison. En tous cas, il avait raison, quand j’ai finalement rejoint la surface de la terre, c’était le chaos.

En fait, cet après-midi c’était un parfait mix entre ça:

… et ça:

J’ai passé la journée sous la neige à demander aux gens ce qu’ils en pensaient. JOIE, BONHEUR, LE JOURNALISME C’EST LA VIE.

En plus mon lieu de travail avait fermé plus tôt, donc j’ai du me réfugier chez Starbucks. L’expérience enneigée ultime. Il y avait du Frank Sinatra, des tas de gens avec des pulls trop méga ambiance les 2 Alpes + Courchevel, et des petits nenfants avec le nez tout rouge. J’ai failli prendre un chocolat chaud dans un gobelet rouge avec des cerfs mais je me suis retenue.

Je suis ensuite allée dîner chez les Amoureux – qui mangeaient des fuits de mer de chez Eataly avec le beau-père de l’Amoureuse en escale de LA et qui sort de chez Colette homme. Voilà, en une phrase je vous ai fait briller la pupille comme jamais.

Et on a parlé toute la nuit de Paris, des femmes, des hommes du couple, de la droite, de la gauche, de sa mère, de Noël, et surtout de ce qui nous agace chez les Américains. Voici d’ailleurs une liste non exhaustive:

– « You HAVE to be kidding me! No Wayyyyyyy! »:

Bah si. « Hell Yes! » même… Si je te le dis bouffon…

– « Oh-My-God: You Are Here! »:

Bah ouais, c’est vrai que c’est dingue vu qu’on s’était donné rendez-vous y a une demi-heure, et que je t’ai envoyé un texto y a cinq minutes. En plus, certains d’entre nous sont laïques, merci de les respecter au moins autant que vous respecter les Scientologues.

– « What’s up? »/ »What’s new? »/ »How is it going on? »/ »How are you doing? »:

Rien depuis la dernière fois que tu m’as demandée, soit il y a quinze minutes. Et NON, je ne te retournerai pas la question, car je m’en tamponne le coquillard avec un fer à cheval. Et puis t’as qu’à me suivre sur Twitter, ça sert à ça.

– « You Look Beau-Ti-Ful, Geor-Geous, A-Ma-Zing! »:

Je suis en jogging avec des Ugg et un tee-shirt qui dit I ❤ LA. Le Huffington Post vient de dire que même Britney Spears a plus de style que moi. -ça ne m’arrive jamais, mais je témoigne pour mes amis qui s’habillent mal.

– « Do you want to talk about it? »

Non. Jamais. Tu veux qu’on parle de prêt étudiant que tu ne rembourseras qu’après des années de prostitutions?

– « It’s going to be allright »:

« no wayyyyy ???!!! »

– « Love You »:

Ah non. Certainement pas.

Et des expériences awkward aussi…

– Vous, rentrant dans l’ascenceur: « Hello ! J’aime la vie, je ne suis que joie et lumière, des milliers d’oiseaux!« 

– Autre individu: « … »

Leur côté à-fond-youhou-j’ai-mangé-tous-les-ecstas est génial en même temps… Et vaut bien notre côté monde-de-merde-j’ai-plus-de-clope.

Dora

Dora

Mimi

Mimi

Surmenage

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