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Réveillée aux aurores, j’ai couvert ce matin le SantaCon. C’est un flashmob géant de mecs déguisés en emblèmes de noël, qui se dispersent pour errer dans des bars toute la journée sous leur bonnet rouge et blanc. Vernis charity de l’opération cette année: récupérer des boites de conserve pour les démunis par Sandy.

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C’est surtout l’occasion pour une bande d’allumés de se déguiser en sexy mère noël, en sexy casse-noisette, en sexy sapin de noël, en sexy renne, en sexy Harry Hannukah ou en sexy plumfairy. Et d’être ivre à 10h du matin quand ils se retrouvent tous autour du Hudson Park River. Une prouesse quand on y réfléchit bien puisque 10h c’est tard pour être une fin de soirée si tu as bu toute la nuit, donc que ces mecs se sont réveillés pour boire, précisément. Du coup l’expérience est assez traumatisante puisque tu te retrouves seul civil au milieu de cette gigantesque foule de filles dénudées et de pères noël plus ou moins stables, qui arrivent sans discontinuer avec leur chicken soup can à la main en essayant de danser, de chanter ou juste d’irradier de bouffonnerie. Autre prodige, cette ribambelle de clowns éméchés adorent passer devant la camera en faisant des grimaces: ET NE S’EN LASSENT JAMAIS. Amazing.

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Après l’envoi très laborieux de ce sujet à l’AFP, il fallait courir à l’exact opposé: un artiste très conceptuel exposant 4 photos tout aussi abstraites que ses références à Michaux et Barthes. Mon cerveau moulinait complètement dans cette galerie de la taille d’un dé à coudre.

« ah-vraiment-on-ne-s’ennuie-jamais-dans-ce-métier! »

SantaCon

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Hier, j’ai essayé de faire mon boulot. Ce n’est pas toujours facile d’être le supermarché de rédacs parisiennes.

– Ouais alors on voudrait un truc genre avec plein de jeunes avec des tshirts de Mitt Romney Et des iPads avec des guns dans les mains. Il me FAUT ce plan pour le sujet

– … (journaliste se demandant si le devis comprend un budget figurants)

Le cas le plus classique:

– Alors écoute il faut qu’on sente New York. Genre je veux des taxis jaunes, de la fumée, des noirs qui font du hip hop, l’Empire, un mec qui mange un hot dog en costume,… Tu vois le truc?

– ah oui, oui, je vois le truc! Depuis ma fenêtre même. C’est bien simple à chaque fois que j’ouvre les yeux ici c’est ce que je vois.

Bref là il s’agissait d’aller traquer le jeune démocrate pour lui poser des questions sur son utilisation des réseaux sociaux.

A une fête de jeunes démocrates dans une salle de concert du Lower East Side.

Très risqué l’interview à des fêtes. Le temps de t’installer tout le monde est déjà ivre mort.

J’ai été traumatisée par un sujet que j’avais fait toute seule pour l’école, sur les open bars justement. J’avais été à une fête de lancement d’un nouveau numéro du formidable Keith. En trois secondes et demi, j’avais à peine eu le temps de cliper la semelle de la camera à un monopode (très mauvaise idée le monopode), une sueur d’angoisse me parcourant l’échine à l’idée de devoir filmer une horde de jeunes excités sous des lumières stroboscopiques que l’immense majorité de la foule était déjà saoule -trop pour répondre à mon modeste micro trottoir en tous cas. Si je n’avais pas croisé une bonne amie à moi à qui je pouvais bien expliquer l’importance essentielle de mon travail avant qu’elle passe à la casserole camera, je n’aurais pas eu ce précieux sonore à peu près potable. L’échec en somme.

Heureusement cette fois ci, j’étais aidée de Monsieur Nature et Découvertes. On s’en est finalement sorti même si en regardant les rushs (ce que j’ai eu tout le loisir de faire, ayant passé ma nuit sur un serveur), je note bien quelques regards vitreux.

Dernière note sur cet événement: le jeune démocrate, contrairement à toutes attentes, n’est pas hipster. Pas du tout. Il porte le costume ou le tailleur mal coupé et a généralement la tête De celui pour qui ça n’a pas toujours été facile au collège. Binoclard et un peu rond. Quand j’imagine la tête des jeunes loups soutiens de Raymond Barre c’est a peu près comme ça que je les vois.

Open Bar

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Aujourd’hui: rien non plus.

Ah si: concours de dessin. Clairement deux visions qui s’affrontent sur figure imposée.

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L’autre soir on a vu l’Allemand et parlé des mêmes sujets générationnelo-philosophiques. Mais cette fois ci ça n’a pas pris.

A méditer.

Zen

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Je fréquente beaucoup ces derniers temps deux jeunes femmes. L’une est une aspirante journaliste; on l’appelera l’orchidée. L’autre, la rose, est une journaliste confirmée. Je suis très corporatiste.

Je vous en parlerai un autre jour plus en détails. Apprendre à connaître deux personnes différentes exactement en même temps est une expérience de roman. Ca aussi je l’expliquerai mieux un autre jour.

En attendant ce grand moment, quelque chose qui n’a rien à voir. Hier soir, j’étais chez Katz’s avec ces deux fleurs. Katz’s, c’est un lieu new-yorkais mythique où on mange du mauvais pastrami. En fait, c’est un des lieux de mon top 3 des meilleurs spots à New York.

C’est vieux. Une carte postale que New York s’envoit depuis le passé. C’est très touristique et ça sait rester authentique.

 

 

 

Dans mon jardin

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Après un vernissage d’art d’inspiration cartoon, libanais et gay, la militante, ces amis drag queens, la hipster, Mime et moi avons vogué vers une caverne branchée du Lower East Side, le Max Fish.

A l’entrée, un type à casquette et en veste Prince de Galle accoste notre français pour nous raconter son année d’échange à Reims et ses virées parisiennes aux Planches, où il passa des disques une ou deux fois.

De quoi nous impressionner. Pour ceux qui l’ignorent les Planches, une boite de nuit aux physionomistes balkaniques, a bâti sa renommée sur les « Noubas ». Des pre-gaming bon enfant qui faisait se presser dans une rue parallèle aux champs Elysées, tout ce que Neuilly et les beaux quartiers comptaient de jeunes gens blasés par les rallyes et assoiffés de soufre et de sensualité débridée (ie pécho).

Comme l’individu qui nous en a parlé portait un nom fort traditionnel, nous le baptiserons ici par un équivalent francophone; disons Maurice.

A l’intérieur, l’alignement des étoiles a fait que nous eûmes un grand succès.

En dehors d’une altercation/happening artistique/slam qui opposa Maurice à un gros monsieur qui affirmait être un bon ami du Wu Tang Clan -et ce, malgré un physique de bon bougre de Montauk, rien d’ahurissant dans cette soirée.

Sauf que Lady White était partout.

J’ai compté, sept personnes en quatre-vingt-dix minutes m’en ont proposée. Je précise que si nous n’étions pas aux Planches, nous n’étions pas non plus dans un établissement particulièrement underground, subversif ou recommandé par Serge Gainsbourg. Nous étions dans un lieu tout ce qu’il y a de public et fort bien éclairé par ailleurs.

C’est comme ci le New York de la génération de mes parents surgissait par un jeudi soir crasseux.

Pour mes grands-parents, New York est une ville de buildings d’innovation et de publicitaires à la Mad Men, pour mes parents c’est une ville d’art écorché et de publicitaires à la Ardisson, pour nous enfin, cette mégalopole a perdu le monopole d’Abercrombie & Fitch et regorge de publicitaires sur twitter – j’exagère mais vous voyez l’esprit.

Bref… Pour finir nous nous sommes laissées tenter par un after à Bushwick avec des cokeheads –justement en parlant du Grand Thierry Ardisson, notre Maître à tous, j’ai filmé la première séquence de New York Dernière que je regarde avec effroi aujourd’hui.

Un aperçu en photo accompagné d’un trait d’ironie bien pensante (si, c’est possible) auquel je ne résiste pas.

CRouveyrolles

 

Lady White

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