Archives de Tag: bière

Au bureau on se bourre de chocolat. C’est la déchéance. On en mange comme des boulimiques en parlant de nos futures résolutions pour 2013. C’est comme ci on avait tous encore un peu de Bolduc collé sur le front.

Hier mes colocs ont organisé leur dîner de Noël. Le thème c’était « deep-frying ». Donc tout était frit. Mais vraiment bien transpirant de gras. Ma coloc adore boire des bières en GRANDES bouteilles, donc elle s’était constitué une petite cave de litrons. Ils se sont installé une télé dans le salon, ont coupé le son (« La boite à images, ce dieu païen ») et écoutaient des chants de noël suaves. Personne ne s’était mis sur son 32, évidemment. C’était super cool (surtout quand ils ont mis des Oréo panés dans la friteuse). Et c’était l’exact opposé point par point de mon dîner.

Bolduc

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Hier soir j’etais au Gramercy Theatre « pour-un-concert-exceptionnel »: People Under the Stairs. Un duo de quarantenaires basés à Los Angeles et stars pointues des 90s qui faisaient bonne figure sur une scène un peu crado. Avec pour motto, « anytime is party time and party time is anytime« , ils s’en sont bien sortis. Dans la salle des jeunes excités faisaient se faufiler des pétards de rigueur. Mon coworker, le Breton qui n’aimait pas le Chouchen, avait eu une excellente idée en recommandant ce groupe grinçant et qui aime jeter de la bière ou n’importe quoi d’autre sur son public, et jouer avec des lunettes de soleil. Un son hip hop vintage assez génial.

Ensuite -après un bref épisode de pluies torrentielles (ce n’est pas une métaphore) qui donne toujours envie de se déguiser en Audrey Hepburn et de chercher son chat- j’ai été à une fête de collègues. Normalement je trouverais ça horrible. En fait, normalement j’irais pas. Sans même me poser la question, d’aileurs. Littéralement « too cool for school« . Mais comme je crois que je vis un âge d’or de team spirit, que peu de gens connaissent et qu’évidemment je ne retrouverai « plus-jamais-never-dans-toute-ma-vie », j’essaie d’en profiter.

Dernier arrêt: cette sorte de club où je vais finir par aller tous les weekends. Ce soir là il y avait un groupe de très jeunes gens complètement incandescents. Croisement hyperhipster & danseur professionnel.

Ils avaient des coupes de David Bowie (toutes époques confondues), des chaussures cloutées et des gilets en chevreau. Ils sautaient partout et c’était très réjouissant. En tous cas, plus amusant que la brochette de quatre mannequins anglaises absolument magnifiques en total look Isabel Marant, sequin + feutre + moue statement des chics et blasés – créatures incontournables de vos nuits brooklynite.

Night

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J’ai vécu les joies du travail à domicile. Mon ami Professeur Tournesol, pigiste professionnel, en parle tout le temps. Il mange de l’andouille et écoute la radio. Comme les métros sont sous l’eau j’ai travaillé depuis chez moi. Et j’ai enfin pu cuisiner cet artichaut que j’avais acheté il y a environ 1000 ans. Il était très bon, merci.

J’ai travaillé en chaussettes, en écoutant A Sunday Walk, et sans stress, sans personne sur le dos. Ce qui est paradoxal car hier, j’ai pour la première fois pris un verre avec mes « collègues de travail » sans que je trouve ça crispant. Là je les écoutais, et je me disais qu’ils étaient sympas et plein de bons conseils. Ce que je savais déjà, mais avant j’avais tellement l’impression qu’ils m’infantilisaient (ce qui est par ailleurs vrai), que je pensais qu’un cadre pseudo-amical nous conduirait forcément à avoir un rapport touchy-feely qui me donne la nausée.

Ces bières ça me rappelait ce que j’ai vécu en école de journalisme. Au début mon ami gibbon, le meilleur journaliste radio de sa génération et moi étions sur nos gardes. On n’aime pas se justifier ou faire les gros bras. On déteste la compétition. Et surtout: on se foutait de ce que les autres wannabe journalistes pensaient. Finalement ils sont devenus nos copains. On avait tout le temps envie de dépenser nos derniers euros dans des demi pêche avec eux après les cours. C’était comme chez Laurette, mais c’est surtout comme les élèves de primaire qui ont besoin d’aller au parc avec leurs potes après la sonnerie de 16h30.

Afterwork

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C’est comme si le temps s’était arrêté avec les métros.

Tout le sud de Manhattan est dans le noir complet. Je suis passée en taxi ce soir on ne voit strictement rien. Vraiment. Les rues sont vides, et les immeubles se dressent sombres et muets. Tout le monde travaille de chez soi, voire ne travaille pas (ALLO! C’est New York!).

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Mes colocs ont fait une petite fête, une hurricane party, et quand ils me posent des questions sur Breezy Point j’ai l’impression que tout ce qui s’est passé est très lointain.

J’ai mis un badge à mon poignet. Je trouve ça très chic. Je me suis doublement blessée lors de mon infiltration militaire: à la main, et sur le haut du crâne, je suis sure que c’est ce casque débile de l’armée, et c’est le comble.

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PTSD

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Being French

 

On va dans un bar où j’avais cet été lancé une véritable polémique:

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Cette ville n’est pas que cool:

– Bourbon street: l’artère qu’on aurait tout aussi bien pu appeler Babylone Street. Elle est uniquement constituée de bars à thème(s), mini restaurants ne servant que de quoi éponger un trop plein de bière, et quelques clubs de strip-tease particulièrement cheap. Les gens y déambulent avec des démarches d’équilibriste, hilares. Ils portent de grand verre en plastique fluo et sirotent des Margarita en allant d’un bar à l’autre. Les hommes et les femmes sont vulgaires. En fait, tout l’est. Loin d’être inintéressant, juste un peu écœurant.

– Le French Quarter: je n’aime ni Prague, ni Vienne. Ils ne s’y passent rien qui ne soit pas lié au tourisme, lequel est entièrement tourné vers un passé assez lointain, et surtout, grossièrement relu. En marchant dans la rue, on a le constant sentiment d’être dans un décor de studio en carton pâte. Même chose dans le French Quarter. Certaines maisons -les plus hispanisantes- ont beaucoup d’allure. Le reste sent la naphtaline.

Tout le reste est assez génial. Déjà tu passes une bonne partie de ton temps à te dire que tu es en Louisiane, parce que c’est très sexy. Ensuite, tu répètes plusieurs fois que c’est la ville préférée de Quentin Tarantino. Enfin il y a tout le décorum disponible pour des jeunes gens dans le vent: immenses stations service, musiciens de rue édentés mais sosies de Morgan Freeman, Budweiser moins cher que l’eau, Mississippi et steamers qui rappellent Lucky Luke, palmiers qui déchirent le ciel rose et doré du crépuscule, tramway beau comme un camion de pompier, locaux à l’accent sudiste et cocktails de crevettes super-frits.

CRouveyrolles

Louisiana

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