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On m’a filé un ELLE, comme ça sous le manteau. J’étais ravie. Quand je vois un ELLE oublié dans une salle de bain, abandonné sur une table basse, voire pire, prêt a être jeté dans une poubelle de tri papier… J’ai l’impression de voir un lingot d’or négligemment posé sur un banc de métro.

Je ne parle pas du ELLE américain, très intéressant par ailleurs, mais rien à voir. Je parle bien de notre ELLE hexagonal.

Donc on m’a filé ce ELLE et je l’ai lu intégralement d’un coup. (non en fait je me suis laissée trois articles pour les coups durs).

Alors je vous entends déjà jouer les rabats joie… Et c’est vrai qu’ELLE s’est embourgeoisée. Ou peut-être était elle déjà très bourgeoise à l’origine mais je ne me rendais pas compte… Leur obsession avec le beau bio est relativement condamnable. Ils cèdent à la tendance avec des interviews de Rokhaya Diallo. Ils deviennent même un brin réac (no offence Carla Bruni).

Mais je vais vous dire pourquoi. Simplement parce que les journalistes particulièrement brillants qui peuplent sa rédaction sont atteints d’à quoi bonisme. Oui. « Ah quoi bon me surpasser puisque Chloé ne nous lit plus? » se lamentent ils chaque matin. On me l’a dit.

Ils sentent que leur lectorat fidèle se fait draguer par Grazia, surtout depuis que la très talentueuse Raphaëlle Elkrief écrit pour eux. Et ils filent un mauvais coton…

Mais laissez-moi vous dire que quand je règnerai à nouveau sur Paris, tout rentrera dans l’ordre.

Elle

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Il y a ce mot en anglais: « hearty« . Comme beaucoup d’autres on ne sait pas trop comment le traduire. Littéralement c’est donc tout à la fois : « cordial”, “jovial”, “franc/franche”, “vigoureux/-euse”, “solide” (appetit), “chaleureux/-euse”.

On l’utilise souvent pour qualifier un repas donc.

J’y pensais en dinant chez l’Allemand. Il habite un loft (évidemment) à Red Hook (évidemment) et cuisine très bien (nonobstant la réputation de la gastronomie allemande- évidemment). Il faut savoir que les habitants de Red Hook ne sont pas comme vous et moi. Ce ne sont pas de vulgaires hipsters non plus.

Il y a plus ou moins trois groupes. D’abord les vieux immigrés qui habitent ici depuis 3000 ans et qui ont choisi d’être ici pour voir le soleil se coucher derrière la statue de la liberté. Ensuite les gens qui font de l’alcool. Ils risquent de se relocaliser ces brasseurs et autres fabricants de whisky, car les entrepôts ont été sacrement déglingués par Sandy. Et enfin il y a les mecs comme l’Allemand et ses colocs. Ils font de l’architecture (de haut niveau), de la musique (très sérieusement), du droit (mais toujours avec une spécialité improbable). Ils présentent bien mais on sent que l’effort est mesuré, ce n’est jamais snob, jamais trop (ni trop sophistiqué, ni trop dans l’air du temps, ni trop négligé, ni trop chic, ni trop cheap). Ils parlent avec entrain et semblent toujours comme posés là par hasard et totalement ravis de cette situation. Ils savent ce qu’il se passe, ce qui se fait, mais ne tombent jamais dans l’écueil du buzz.

Résolument modernes mais détachés de la mode, de l’éphémère. Side note, mais je suis sûre que les seuls personne à porter un vrai poncho des Andes sans avoir l’air d’un hippy, d’un hipster ou simplement grotesque: ce sont ces mecs la. Un pressentiment. De même que la phrase « je m’interroge« , et variantes: ces types sont les seuls à être crédibles en la prononçant.

Le coloc de l’Allemand a récupéré une porte d’étable et en a fait une table basse sur roues. Il a construit une bibliothèque idéale qui couvre un mur. Il a même fabriqué de toutes pièces en lustre en fer forgé écru. Sa copine, une véritable Brownie, brillante et spirituelle parle avec générosité. L’Allemand est un type formidable, je l’ai déjà raconté. On ressasse nos histoires de bénévoles comme si Sandy était arrivée il y a 25 ans.

L’archi me plait parce qu’il parle de choses, d’objets, de savoir-faire très sincèrement. Le mouvement hipster rend ça un peu superficiel -et y accorde une attention disproportionnée.

La copine parle d’une performance (évidemment! Qui, de nos jours, va encore simplement voir une pièce de théâtre?!) dans un entrepôt (évidemment) poétique (évidemment), et inspirée de diverses traditions plus ou moins tibétaines (évidemment).

Je sens votre (rayer) mon mauvais esprit se réveiller.

Mais non. Elle en rit sans méchanceté. Ce n’est pas snob: elle dit pouvoir apprécier les spectacles amateurs et les mises en scène « hors des sentiers battus » (sic). En plus elle aime les entrepôts. Vraiment. Elle aime vraiment ça, et c’est ce qui est formidable.

 

Dans ce loft si cosy je regardais ces nouveaux surhommes si parfaits. Je pensais à cette femme que j’avais vue dans l’après-midi. Une femme blonde et belle que je connais depuis tellement longtemps que c’est comme si ça venait d’une autre vie (n’ayons pas peur des mots). Elle même est entre deux époques. Curieuse de « la tendance », héroïne publique et chic des seventies, femme mondaine des années 80, c’est une esthète pour qui le visible est si important que l’on devrait bâtir une vie dessus. Au service d’un message mais sa promotion ne se ferait que par images, pas par les arguments. J’adore cette femme. C’est amusant comme elle est l’inverse des habitants du loft. Elle parle de manigances comme une courtisane et/ou Blair Waldorf (ça revient au même). Elle n’a jamais peur de dire que quelqu’un est un con. Elle n’a aucune mesure. Elle est très belle et elle l’a été encore plus, c’est peut-être pour ça qu’elle s’autorise à discréditer d’un sourire qu’elle a carnassier quelqu’un simplement parce qu’il est disgracieux. Elle se permet tout.

 

Les premiers sont libres de préjugés. Elle est libre parce qu’elle s’est délestée il y a bien longtemps du raisonnable.

Comme quoi… tout ça a t il vraiment un sens? Sur ces sages paroles…

De la nonchalance

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Point G

J’ai eu la ligne G en 15 secondes à l’aller et au retour: j’aurais du savoir que quelque chose ne tournait pas rond, que la G -la ligne des G-hipsters, les hipsters cheap; la ligne qui ne fonctionne jamais correctement- m’envoyait un signe.

Elle me disait: « tu as masterisé Brooklyn, tu es prête pour ton grand moment ». Et donc voila: j’ai vécu la soirée de hipster ultime, je m’en rends compte maintenant. Je m’en vais vous la conter.

Cordialement invitée par le Professeur Tournesol, j’arrive à East Williamsburg dans un loft au style indéfinissable. Je dirais à mi chemin entre la maison close de Timisoara et le set d’un film amateur indie sur des colocs sympas qui seraient en fait des vampires. Bref, il y avait une immense première « pièce à vivre » très haute de plafond, avec des tentures bordeaux qui partent d’une sorte de lustre abstrait. C’était un duplex donc en montant un long escalier en bois -ce genre qui fait toujours « Bienvenue aux 2 Alpes »- on arrivait à une chambre style backroom. En bas une autre chambre d’inspiration Cendrillon. Et un très grand backyard.

Ensuite avant de vous donner une info assez révélatrice, je veux vous dire que je l’ai fact-checké du mieux que je pouvais plusieurs fois pendant la soirée: je ne dis pas par sarcasme ou simplement par facilité. 90% des hommes portaient une chemise à carreaux, 60% une barbe. Ça c’est un élément de décor.

Pour les filles c’est toujours plus compliqué. Certaines portent la licorne. D’autres ont des looks que seule une ado pourrait assumer, le mini short en jean cisaillé ET bleach, le t-shirt à fleurs en matière synthétique, et des lunettes de soleil H&M. On se Je redemande toujours quel est le statement derrière tout ça ? Autre que « baise moi », j’entends.

Bref l’assemblée a un bon vernis hipster. Bon ça ne veut pas dire que les mecs sont de vrais hipsters, ie : free-lance, locavores, plus ou moins décroissants ou au moins adeptes du « mieux consommer », et appréciant les idées de communautés et de tribus un peu floues. Non la je parle des hipsters comme on en parle dans la presse européenne: une bande de jeunes à la mode.

Il y avait des fraises au chocolat, et de la PBR. Au début la programmation musicale était à la hauteur de la chemise en flanelle. Et puis plusieurs litres de PBR plus tard, il y avait du Rihanna et personne ne trouvait à y redire.

A l’exception d’un Canadien qui était marin, et encore c’était un marin free-lance, tout le monde travaillait plus ou moins dans les médias ou la création.

Ces gens là me sont familiers. Je connais ces mecs qui font du coworking, lancent des agences de news, des boites de prod de courts, des plateformes interactives, des labels vraiment pointus, des collectifs de stylistes, des projets de création protéiforme,…

Je n’y vois aucun problème. Ça m’amuse parce que mes amis Parisiens, Libanais et même Ramallawis font exactement la même chose. J’ai trois potes qui font de la finance (et plutôt solidaire), une toute petite poignée de commerciaux (et encore ils ont toujours un peu créateurs), deux ingénieurs,… Je ne connais presque personne qui a un poste fixe, et très peu qui travaillent pour un organisme public.

Tout le monde parlait donc de « projets », de « capstone », de « pitchs » et de « pieces » -le tout réalisé chez Third Ward entre Greenpoint et Bushwick.

Lifestyliment parlant, je me suis retrouvée coincée dans une conversation où j’étais la seule à ne pas avoir de vélo. Et j’ai entendu plusieurs fois, des jeunes femmes et de jeunes hommes parler de se respecter en mangeant bio et/ou local et/ou sans gluten.

Il y avait un vieux copain à moi en pull digne du clip Last Christmas et petites lunettes rondes en écaille. Il parlait très vite. Il était trop excité. High on life. Ou d’autres substances moins licites.

Quand je l’ai retrouvé il était avec sa coloc, une blonde canaille, et un petit mec à la voix de canard. Le petit mec voulait se taper mon copain. Il a fini par me demander avec beaucoup de fébrilité dans sa voix de canard pour que le mec ne soit pas un serial killer, si mon copain en était. Je ne savais pas quoi dire puisque mon copain venait de m’annoncer que les identités sexuelles c’était très reac.

Il a surement été influencé par ce photo shoot en action dans un donjon SM. Quand il racontait cette histoire en détail le petit groupe autour de lui avait du mal à se retenir de saliver. Mon vieux copain a conclu en disant que finalement avec 50 Shades of Grey tout ça était dans l’air du temps, qu’il aimerait bien être une dominatrice et que quand tu vas chez le médecin et qu’il te demande de te déshabiller puis qu’il t’ausculte c’est la même chose que le bondage et l’humiliation sexuelle.

Après la métaphore du médecin on a entendu un « Awhw I’d like that ». C’était le gnome à la voix de canard.

Autour de nous tout le monde avait la pupille luisante.

J’ai dit ce que je pensais de 50 Shades of Grey, que ça n’était pas mon truc tant c’était dénué de tout second degrés et surtout que je trouvais ça très mainstream. Sérieusement en 2012, la plupart des gens qui sont dans la cible de ce bouquin se sont déjà fait un peu violentés par quelqu’un avec qui ils couchaient, et un paquet de gens s’est déjà fait bandé les yeux. Quant au nombre de nanas qui, comme l’héroïne, se font entretenir par un mec qui n’a dans le fond qu’une exigence la fermeté de la cuisse et la lascivité, je crois qu’il est assez important. Et je suis loin de les blâmer.

En plus ce bouquin n’invente rien. Le marquis de Sade, les maisons closes, la soumission…

En fait ça me rappelle un biopic de Madame de Montespan que j’ai lu en seconde.

Donc on ne peut pas vraiment parler de tendances. Et une fois de plus ceci n’est pas un pamphlet contre le pincement de tétons.

En revanche la lubricité des regards autour de nous était assez inquiétante. Peut-être qu’à force de trop se respecter et de parler de consommer mieux on perd un peu le fun de la vraie vie. La vie dans laquelle se prendre trop au sérieux, le seul véritable problème du mouvement hipster si vous voulez mon avis, est un frein à un brin de déviance.

En tous cas quand mon vieux copain racontait ses histoires de donjons et m’interpelait en me demandant si j’aimerais être bâillonnée et que le petit public m’a regardé comme si j’avais dit que parfois je buvais du vrai lait, pas du lait de soja. C’est à dire comme la personne la plus libérée et sulfureuse de la planète, ou au moins de cette soirée.

Du coup je suis retournée parler au marin canadien qui était bien plus rigolo avec ces histoires de pirates des Caraïbes.

Attention je ne crache pas sur les hipsters : quand ils me parlent de leur libération par le yoga, le tatouage ou leur label d’underground chilien je trouve ça super excitant. Je crois juste qu’il ne faut pas les fréquenter trop longtemps.

Mais j’ai impressionné des hipsters et ça, c’est une réussite.

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Bandaid

Mon ami à moustache est parti. Le journalisme, à coup sûr, va pouvoir renaitre, ayant désormais toute mon attention. Ce qu’il y a de bien c’est que je récupère deux oreillers. Un princess empowerment  important.

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Hier je parlais à un très très bon ami à moi. Nous n’avons pas tant de différence d’âge mais plutôt que de faire un discernement chez les jésuites, j’aimerais autant lui demander son avis en cas de force majeure.

On a bavardé pendant un bon moment. Comme d’habitude son amusement face aux bobos, lui qui a passé 10 ans à monter des boites en travaillant 18 heures par jour, puis plusieurs mois à méditer dans un ashram et à se faire des copains soufis pour savoir ce qu’il voulait faire -et finalement décider de ne rien faire pendant un moment; tous ces projets fous ou simplement nobles et beaux, et enfin ses petits yeux en quarts de lune: tout est délicieux chez cet homme-yogi. (reprenons notre souffle après ce qui est certainement la-phrase-la-plus-longue-du-monde)

Quoiqu’il en soit, je viens à lui parler de mes grandes difficultés sociales. Quand vous arrivez très tard à une fête où tout le monde est ivre et vous êtes sobre comme un tabouret, vous vous sentez en demi teinte. Il y a vraiment quelque chose qui vous échappe. A l’inverse prendre un verre avec quelqu’un de profondément déprimé quand on est amoureux ou super excité par un nouveau projet vous barre la route de l’empathie. J’ai l’impression de vivre ça à cause de mon travail. J’adore absolument ce que je fais. Mais je n’ai pas sas de décompression. Je rêve de mise au point et parfois même de balance des blancs (alors que : ALLO-JE-N’AI-QUASIMMENT-JAMAIS-LA-CAMERA-DANS-LES-MAINS-#LeDrameDeSaVie).

Comme beaucoup de gens, un de mes premiers gestes le matin est de regarder mes mails du bureau -avec un sentiment très coupable, pour tout dire je pourrai autant manger un pot de saindoux au réveil j’aurais ce même sentiment de faire quelque chose de complètement malsain et presque morbide.

En conséquence, je ne peux (facilement) boire des bières qu’avec des gens qui travaillent dans les médias.

Dans tous autres cas de figure : pendant les 20 premières minutes de conversation j’interviewerai -vraiment- mon pote, c’est à dire que je lui poserai des questions comme on en pose à quelqu’un pour le faire accoucher de ce qu’il pense vraiment -bonjour les copains-, ou bien je n’arriverai pas à sentir ce qu’il me raconte (le fameux syndrome « mais de quoi il me parle? »).

Mon ami-yogi me disait qu’il connaissait bien ce phénomène propre à sa vie antérieure.

Il me conseille de ne rien faire pendant 48h avant de voir un ami. Ne rien faire -ou plutôt se « recentrer », certainement plus ou moins la même chose- semble être sa réponse à tout.

Bien qu’assez contraignant en termes d’emploi du temps, ça me semble une bonne solution.

Donc comme on dit ici: « je travaille la dessus ».

Yogi

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CRouveyrolles

Aujourd’hui mon ancienne coloc wahrolienne m’a écrit. Elle est d’abord rentrée à Reims, avant de trouver un travail dans la riante bourgade de Munich.

Elle me disait plein de choses hautement intéressantes, et au détour d’une ligne il y avait cette phrase:

« ça va te faire tellement bizarre de rentrer ».

Là, mon sang n’a fait qu’un tour. En fait je ne me suis jamais vraiment posé la question.

Je suis rentrée à Paris au printemps. C’était un dimanche. Et ce soir de retour, j’ai bien cru que j’habitais à Limoges. Les rues , minuscules, étaient désertes et nues, parce que les grands écrans publicitaires habillent bien New York, qui a donc l’air d’un sapin de Noel 365 jours par an.

A peine quelques jours après, je ne me posais plus aucune question. Ce sont des choses tout à fait dérisoires qui différencient ces villes finalement. En dehors des gens.

On se demandait systématiquement où sortir après 2h à Paris, mais en même temps on passe son temps à se demander où sortir après 4h ici… Le métro est bien plus agréable à Paris. Et on peut faire le tour de la ville à pieds. Sinon comparaison n’est pas raison hein.

Les gens sont moins sympas et ils râlent tout le temps, ou alors ils sont complètement contemplatifs mous. Mais ils sont bien plus sincères.

New York a un coté ville monde où tout est plus ou moins possible. Paris est capricieuse, mais je n’ai pas grand chose à lui reprocher.

Othoniel hier nous disait :

« Ah vraiment vous avez la belle vie ! Etre français et habiter à New York ! ».

Je ne sais pas trop ce que ça veut dire. Pourquoi faut-il que les choses soient toujours mieux ou moins bien, et qu’on soit tous d’accord ?

Binaire

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Echelle du rire

Je ne sais pas si je suis très fatiguée, ou si c’est vraiment hilarant. Ou encore si j’ai mentalement enfermé Paris dans une boule à neige et que tout ce qui s’y rattache devient kikoolol.

Tout est possible.

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Destin

Toujours dans la série « inspiration« , je vous présente aujourd’hui deux possibilités de modèles féminins dans la vie (parmi tant d’autres; exemple: Nina Hagen ou Paris Hilton). Ces deux-là… Elles sont « classy« . Or, durant la « FW »*, si tu étais pas « classy » et/ou « fab » (mots visiblement interchangeables), tu es trop un bouffon.

– ou –

Attention: Si vous aussi vous pensez qu’elle ressemble à la fille d’Iggy Pop et Alice Taglioni, ne le dites pas à vos amis qui travaillent dans la mode. J’ai fait cette erreur. J’ai failli y passer. Alors qu’Iggy et Alice sont très cools, et ont la classe. Donc je ne vois pas très bien ou est le problème.

Attention aussi, j’aimerais faire une annonce: bientôt sur ce blog… DE VRAIS ARTICLES!

OUAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIS !!

*FW: Fashion Week pour nos lecteurs qui viennent de Tourcoing en Indre et Loire.

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Le grand retour

Voilà, ça fait deux mois que je suis rentrée à New York…

Deux mois, c’est le temps dont j’ai besoin pour trouver suffisament d’anecdotes ridicules à raconter, on dirait…

Des quelques semaines passées en France il faut se rappeller d’un long week-end à la campagne, des journalistes en herbe qui poussent, de la Normandie, et de longues soirées de résultats d’éléction un peu déprimantes. Il faisait gris. J’avais parfois l’impression d’être « l’oncle américain ». D’autres fois, si dans les parages un oiseau migrateur plus exotique (un expatrié de Bolivie ou de Nouvelle Zélande) faisait monter le sexymètre, c’était fichu. New York est donc envisagé soit comme une ville Beyonce -gourmande, sexy, vivace- soit comme une ville Shannen Doherty -jadis une belle plante, aujourd’hui une vieille à la ramasse (no offense Shannen).

Comme je n’ai déjà plus grand chose à dire, comme j’ai autre chose à faire, je vous poste plein de photos débiles.

HERE COMES LA FRANCE:

 

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J’aimerais nuancer mon tableau de la communauté francophone de New York.

Des enfants bilingues déjà, qui sont tout de même très sympathiques, dans leur gaucherie francophone parfois.

Des adultes aussi, souvent les personnes les plus proches de personnages de Sex and the city – un subtil équilibre de sophistication et de franc parler.

Enfin, les intellos. Dans le fond, ils ont aussi raison, cette ville provoque des vertiges de références. Parfois même en prenant juste un café, j’ai l’impression de toucher le mythe.

Mea culpa. Et merci la France.

The French Way

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Ce qu’il y a de bien dans le fait de vivre à l’étranger:
– tes amis sont à peu touchés d’amnésie et finissent par oublier ta tête,
ta mère les rares personnes qui te remettent vaguement tu leur parles sur skype (et ils ressemblent à des pochette de 33 tours psyché)

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– quand ils te parlent c’est pour te dire : « alors… New York? » la question la plus débile du monde quand on réfléchit une seconde aux réponses possibles

( 1- Ecoute, c’est génial, je me dore la nouille sur la High Line tous les jours…Oh Wait… en fait il fait -15 degrès!,

2- Ecoute c’est génial, ici c’est juste le boom… incroyable, c’est top: y a qu’à se baisser pour ramasser les dollars… Oh Wait… il y a 9% de chomage à NY!,

3- Ecoute c’est génial je mange plein de KFC … Oh Wait… en fait je suis obèse!, … )

En fait si tu es enthousiaste les gens t’envient, ils disent que tu as « changé », et si tu es plus mitigé, les gens s’offusquent de ton ingratitude et disent que tu es « blasé ». Ce qui laisse peu de possibilités.
– tu peux écrire tes cartes de voeux début février; comme tout le monde t’a oublié, personne ne viendra te le reprocher.

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Remi sans famille

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Plumage

Hier soir je suis allée à une des fêtes mensuelles du Brooklyn Museum.

Un véritable avant goût de la Fashion Week tellement 90% de la faune affichait un style rastaquouère/rastapopulos/rastatoutcourt à faire pâlir d’envie les blogueurs mode et les street stylers les plus avertis.

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Sinon il y avait un mur de « concerns » pour Brooklyn assez intéressant.

 

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C’était profondément bon esprit… On dit que Brooklyn est le nouveau Manhattan, comme on dit que Montreuil est le nouveau Paris. Donc Brooklyn c’est Montreuil. Quand je rentre à Paris, je m’installe à Montreuil.

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Belle De Jour

J’ai accompagné l’Intellectuelle voir un film qui est une merveille, je le savais, Belle de Jour. Tout ce que j’aime, bourgeois à souhait. C’est un film exceptionnel, tout comme le livre dont il est tiré. Vous savez sûrement tout ça. La beauté du truc consiste à parler de déviance avec pudeur. Livre et film rappelle l’universalité et la banalité de la perversion. Catherine Deneuve est carrément trop bonnasse.

Les Américains qui n’ont rien compris, ont rigolé au moindre silence. Les scènes un peu sexy les amusaient parfois. Les scènes ambigues beaucoup moins. Mais je crois que je suis en ce moment atteinte d’une Téléramite aigue, donc je dis sûrement n’importe quoi.

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Cette petite épiphanie culturelle avait lieu au reRun.

Comment vous décrire le reRun? C’est le Lucernaire new-yorkais. Pour les ploucs nos amis non-Parisiens, le Lucernaire est lieu qui réussit à avoir (1) les étals de bouquins bourrés de théories théâtrales que même Juliette Binoche et Denis Podalydès n’ont pas du lire et de sombres traités sur les ressources naturelles chez les Aztèques auto-edités à l’Harmattan, (2) un resto cantine cheap ET snob, (3) une programmation ciné et théâtre pointue -dans tous les sens du terme.

D’ailleurs le reRun se définit comme un « Gastropub » pour amoureux de films indés. Gastropub, c’est typiquement un mot new-yorkais. On est un peu « gastro » (ahah): donc vous en aurez pour votre argent, on vous jure que ce ne sera pas trop crado. On est un peu « pub »: ce sera démentiellement authentique. Un concept un peu débilos. Un mot qui fait totale symétrie avec notre mot « bobo ».

L’Intello et son petit groupe de potes ont d’ailleurs conclu leur dîner là-bas avant la séance par des projets d’orgies gastronomiques à base de homards. C’était chic.

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« My New boyfriend: Whisky. » la militante

La militante s’est faite plaquer par un autre militant, semi débile de son état. Un de ces mecs un peu tristes qu’on croise dans les grandes villes. Un mec qui est venu tenter sa chance mais qui n’a pas les moyens de ses ambitions. Soit ils végètent dans des boulots de fortune. Soit ils finissent par replier bagage, amers et/ou déprimés. Lui, il était musicien -évidement, quoi d’autre? Ils s’étaient rencontrés à Zuccotti Park. Franchement pas la carrure d’un playboy, bien que fort sympathique.

La militante, féministe convaincue -évidement, quoi d’autre?- est tombée sous le charme de ce gredin.

Et finalement… pendant les vacances, il est retourné dans son bled état pour travailler sur une maquette avec des chansons de 18 minutes.

Le 31, n’ayant rien à faire et nulle part où échouer, il s’est retrouvé avec une fille du studio d’enregistrement, tout aussi dépourvue de plans réveillon. Et là il a ressenti une « connexion » incroyable. Il ne s’est rien passé mais le sosie de Denis la Malice s’est senti obligé de « mettre fin à la partie romantique de la relation » avec la militante.

Si je vous raconte tout ça c’est pour vous dire:

– Revenons sur les mots:

« Mettons fin à la partie romantique de notre relation.« 

Ce n’est pas la première fois que j’entends cette exacte expression, que je trouve plutôt amusante. Ce qui s’y cache doit être plus ou moins largement partagé dans le monde occidental, mais quelle façon étrange de le formuler… Pourquoi même le formuler alors que vous allez bien revoir votre ex être de prédilection, et que les probabilités de s’envoyer en l’air encore quelques fois sont assez élevées.

– Conséquences pour le féminisme mondial: la militante, comme je vous le disais est l’une des ses ayatollahs de l’utérus qui fait des gender studies et a des amis travestis. Depuis la terrible nouvelle, elle boit du whisky en rencontrant les amis précédemment cités. Ce qui n’a rien d’étonnant, certes. Toutefois, je ne conseillerais à aucun homme de croiser son chemin. Et si elle devient la brillante intellectuelle qu’elle se prépare à être, le semi-débile aura sa place dans tous les prologues, jouant le rôle de l’Homme à Abattre.

– Comme elle venait chez nous manger des poireaux à la crème, l’Artiste et elle ont entamé une discussion de grands esprits assez fumeuse, sur le désespoir de la rupture et sur les approches comparées new-yorkaises et parisiennes. Débat mystérieusement soldé par cette intervention de la militante, qui à mon sens ne fait que souligner l’insécurité profonde des humains de part et d’autre de l’Atlantique #lyrisme.

« Les Parisiens sont impatients de tomber amoureux, alors qu’à New York on redoute le moment où on aimera quelqu’un. »

Whisky

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Professeur Tournesol

Le mec qui s’occupe de mon visa est vraiment flippant.

CRouveyrolles

 

CRouveyrolles

 

On a beau penser que New York c’est génial et que tout va fast, que tout se passe en un blink; s’il y a bien une chose qui avance au même rythme de vache sacrée qu’à Paris, c’est bien l’administration.

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